‹ Traité des maladies des femmesChapitre 65 sur 114 · DES SOINS DE PROPRETÉ A DONNER A L’ENFANT. II · texte numérisé non relu

DES SOINS DE PROPRETÉ A DONNER A L’ENFANT. II

frictionnées leur donner la forme normale qu’elles doivent avoir. La nourrice saisissant d’abord le carpe de la main droite, exerçant une tension fera des frictions obliques vers le rachis ; puis, ayant saisi la malléole droite, exercera des frictions vers l’épaule gauche, de là vers la cuisse droite. Puis les membres seront fléchis en arrière vers l’épine dorsale, ramenant l’extrémité du pied droit à l’extrémité de la main gauche, le pied gauche vers la main droite, c’est ainsi que les nerfs (ligaments) des articulations sont assouplis et que pourront être exercés les mouvements de circonduction variés, et, si quelque substance visqueuse s’était interposée dans les articulations, elle se trouverait comprimée. Après avoir ainsi assoupli les membres, chaque cuisse sera ramenée vers la main du côté opposé et frictionnée de l’autre, spécialement dans le sens de la longueur, surtout les mollets sur lesquels s’appliquera la paume de la main ; les malléoles seront liées ensemble pour être frictionnées de bas en haut, afin d’en diminuer les saillies. Puis les membres seront fléchis, les pieds amenés vers les fesses ; puis, à pleines mains, on fera des frictions sur le dos pendant que le tronc sera maintenu par une traction afin de lui donner la forme convenable, le médius, partant de l’espace entre les fesses, sera amené à l’occiput, puis du cou au sacrum, exerçant sur la colonne une douce pression pour lui donner à la fois une forme gracieuse ainsi que de la mobilité aux vertèbres. Ensuite l’index et le mé-

Pour quel motif faut-il suspendre l’enfant en le prenant par les pieds, la tête étant pendante ? — Afin que par son poids toutes les articulations de la colonne et les nerfs reprennent leur situation normale.

Comment faut-il oindre l’enfant ? — Il faut l’oindre d’abord quand il est couché sur le ventre, puis quand il sera couché sur le dos, les cuisses seront posées sur un linge et chaque main sera ointe séparément et complètement, on étendra et on pliera les pieds et toutes les parties du corps, on leur donnera la forme qui convient, ce qui est creux sera comprimé, ce qui est en saillie sera plié, on frictionnera les yeux légèrement avec le pouce, on donnera à la tête sa forme ronde, on fera mouvoir les genoux et les rotules, on suspendra tout le corps et en le disposant, on donnera à chaque partie sa forme normale.

dius appliqués au-dessus des fesses creusent une dépression gracieuse, et les mains appliquées sur les parties supérieures des vertèbres cervicales les repoussent en avant afin qu’il ne se produise pas une courbure en avant de la colonne et on fera de même aussi à la région dorsale, vis-à-vis le diaphragme, où il se produit souvent de la gibbosité, afin que là toutes les vertèbres soient égales. Ceci fait, les deux mains feront des mouvements de pression circulaires autour de la tête pour lui rendre sa forme ronde, puis les mains posées l’une sur l’occiput, l’autre sur le front feront des pressions simultanées, puis avec l’une posée sur le sinciput, l’autre sous le menton; pour être bien conformée, la tête ne doit être ni oblongue ni pointue. Quelquefois il faudra soulever un peu la tête en lui imprimant des mouvements circulaires afin que les tendons soient exercés et les vertèbres mises en mouvement, car le nouveau-né ne peut exécuter lui-même ces mouvements. Ceci étant fait, on retournera l’enfant (sur le dos) pour faire des onctions sur la partie antérieure du corps et à quelques jours d’intervalle, non tous les jours, on instillera quelques gouttes d’une liqueur dans les yeux, car il se produit parfois des ophtlialmies, de l’irritation des membranes et des ulcérations sur les yeux. On fera de nouveau des frictions depuis le haut du bras jusqu’aux extrémités des doigts, les mains étant étendues, on les appliquera sur les cotes, puis on les étendra comme ceux qui doivent monter sur un endroit élevé. On fera des frictions sur le ventre et sur le thorax, les cuisses seront étendues séparément, puis ensemble, on imprimera aussi des mouvements aux rotules pour que les enfants n’aient aucune difficulté à mouvoir les membres, on les étendra avec la main dont le plein sera appliqué sur le milieu, les cuisses seront rapprochées l’une de l’autre. On fera aussi avec le pouce des frictions sur les paupières, et on tâchera de donner au nez la forme voulue, l’attirant chez ceux qui sont camards, le dé-

Par quel motif faut-il frictionner les yeux avec de l huile ? Afin que les membranes dont se compose l’œil soient ramollies et nettoyées pour donner à la vue sa netteté.

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