LIVRE DE MOSCHION
En combien de parties faut-il diviser ce qui a trait aux maladies des femmes ? — En deux parties, une qui traite de la sage-femme, l’autre de tout ce qui peut arriver dans son œuvre, cette partie se divise en ce qui est suivant la nature et ce qui est contraire à ses lois.
est contraire ; d’autres enfin distinguent la physiologie, la pathologie et la thérapeutique. Pour nous, le sujet se divise en deux parties : l’une relative à la sage-femme et à tout ce qui la concerne, et cette partie se subdivise elle-même en deux autres : d’abord, au sujet de la sage-femme, nous examinons quelles sont les aptitudes que doit avoir celle qui se destine à cette profession ; et nous chercherons ensuite, parmi les sages-femmes, celle qui est la meilleure.
En ce qui concerne la sage-femme, nous établissons encore deux divisions : l’une, de celle qui agit dans ce qui est selon la nature, l’autre, dans ce qui est contre la nature. De ces deux parties, celle qui traite de ce qui est selon la nature, se subdivise en partie physique, dans laquelle nous traitons de la semence et de la génération animale, et en partie hygiénique, qui comprend l’accouchement, les soins à donner à la femme enceinte et accouchée, et la manière de nourrir les enfants.
Dans une autre partie, qui traite des choses contre nature, nous distinguerons deux sections : l’une consacrée aux maladies qui résultent du régime, dans laquelle nous traitons de la suppression des menstrues, de l’insuffisance de la menstruation et des maladies qui l’accompagnent, de la suffocation utérine et autres affections semblables ; l’autre est consacrée à la chirurgie et à la pharmacie, dans laquelle nous traitons de la dystocie, du prolapsus de la matrice et autres questions analogues. La partie
Quel rapport y a-t-il entre l’œuvre de la femme et celle de la sage-femme ? — Celui de la partie avec le tout, l’œuvre de la sage-femme est une partie de l’œuvre de la femme, l’œuvre qu’accomplit la sage-femme résulte de l’exercice de sa profession et des connaissances acquises dans cette œuvre '.
i. Dans la préface de Moschion, édition de Dezue i, 1 793 > '1 cs^ dit, page 1 12 : « Nous admettons deux espèces de sages-femmes, les unes inexpérimentées, les autres qui savent tout ce qu’elles doivent connaître. »
PRÉFACE
physique (spéculative physiologique) qui est un ornement de l’esprit, inutile pour le but que nous poursuivons, quoiqu’elle ne le soit pas pour une instruction complète, nous la laisserons, ne nous préoccupant que de ce qui est indispensable. Avant tout, nous traiterons de la sage-femme, de ce qui est utile à la santé, puis après, de ce qui est contre nature. Ce dernier sujet est plus important, plus difficile en raison de la variété des sujets à traiter, nous le verrons à la fin du livre.