LA PNEUMONIE
En exposanl. plus haut (livre V, chap. i) l'histoire des hypéréniies phlegmasiques, nous avons fait ressortir que cet étal n'était pas assez grave par lui-même pour compromettre l'existence des malades. Mais nous avons laissé entrevoir que les lésions chroniques du foie, desreins et du poumon plaçaient ces 'organes dans un état d'imminence morbide permanente vis-à-vis des maladies qui s'y localisent plus spécialement. En dehors des accès pernicieux, toujours à redouter dans toutes les périodes de l'intoxication, le péril sans cesse menaçant en pareille situation, c'est la cirrhose du foie, c'est la néphrite brightique, c'est enfin et surtout la pneumonie à laquelle sont dus plus des deux tiers des décès notés dans la période des hypérémies phlegmasiques.
L'importance que ces affections acquièrent ainsi dans la malaria, la physionomie particulière et la gravité exceptionnelle dont elles lui sont redevables, justifient les développements dans lesquels nous allons entrer à leur sujet.
Nous commencerons cette étude par la plus fréquente et la plus grave de ces. complications, par la pneumonie.
Pour embrasser cette question dans son ensemble, il est nécessaire d'examiner la phlegmasie pulmonaire dans ses rap-