‹ Traité des maladies des voies urinairesChapitre 8 sur 73 · I-l. L«b«! de U prottalr. \ t. Bnllie de iBréibr · texte numérisé non relu

I-l. L«b«! de U prottalr. \ t. Bnllie de iBréibr

3. Sillon loui la porlioo sus-idod- 5-5. Conduili dtti:iTiiii.

Iiualf, on «illoo Inoiicrut. li-li. Véficul» «tminalH. X PofiioD membrantiuederurtibrc. j

A quelques millimètres au-dessous de la face vésicale, dans celte dépression transversale, s'engagent obliquemelit pour arriver a

iS ANATOUUS PS l'appareil DRHCAIRE.

Turèthre, les canaux éjaculateurs. Ce sillon a fait admettre deux corps distincts dans la formation de la prostate.

Les faces latérales, arrondies, sont couvertes par le plexus veineux et par Taponévrose latérale.

La face vésicale, ou la base, est presque horizontale, elle eai traversée par l'orifice de Turèthre ; la face urétlirale, ou le sommet, se perd insensiblement sur la portion membraneuse de Turèthre.

Les fibres musculaires de la vessie trouvent un point d'attadie aur la partie supérieure de la face rectale. En arrière, on voit deux petits prolongements où sont fixées des fibres musculaires, et qui donnent à la prostate, vue par derrière, la forme d'un cœur.

Selon M. Mercier, les éléments qui concourent à la fbrmation de la prostate, sont les tendons réunis des muscles de la veisie et les bandes ligamenteuses venant des pubis. Ces fibres, en s'entrecroisant, enveloppent Turèthre près de la vessie et lui forment une gaine qui, chez la femme, est d'autant plus vascuUire qu'on l'examine plus près du méat urinaire.

Chez rhomme, ce tissu fibreux renferme sur les côtés de l'urèthre des granulations agglomérées et séparées les unes des autres par des lamelles fibreuses très mlnœs. Leur réunion donne lieu à une masse blanchâtre compacte, constituant lei lobes latéraux de la prostate. Les lobules, ou la réunion des granulations, ont la forme de cônes comprimés, dont les sommets sont dirigés vers les faces latérales et postérieure de l'urèthre, et ayant chacun un conduit excréteur aboutissant au vérumoutanum sans anastomoses.

11 n'y a pas de granulations en avant; cette face pubienne de la prostate est peu épaisse, et elle est constituée seulement par des tissus fibreux. Cette absence de granulations a fait dire à Amussat (1) que la prostate n'embrasse pas complètement l'urèthre, et que cette glande est creusée en forme de gouttière dans laquelle l'urèthre est placé.

M. Jarjavay dit q\xe jamais on ne trouve le tissu glandulaire au* dessus de l'urèthre. 11 l'a vainement cherché sur cent vhigt sujets.

On voit encore des granulations dans l'épaisseur de la face rectacle, au-dessous de l'ouverture de l'urèthre dans la vessie ; elles sont en contact avec celles des lobes latéraux. A l'état normal on les voit ditficilement, étant d'un très petit volume ; mais loi^squ'elles sont hypertrophiées, elles apparaissent sous la forme d'une saillie limitée latéralement par deux gouttières obliques.

E. Home a nommé cette saillie le iobe moyen»

(1) Àrchiv$i générêUi de médecine ^ avril 1824.

DB LA PIOSTATB. 19

M. Volpeau dit que l'on a vu des sujets dont l'urèthre était placé au-dessous de la prostate (i).

Des petits canaux excréteurs partent des granulations et viennent aboutir à Turèthre, où ils s'ouvrent sur sa face postérieure, autour de la base du vérumontanum.

Les différentes mesures de la prostate sont, d'après M. Senn (2) :

De Tarèthre à la partie ioférieqre et mojenoe . . 7 à 8 lignes.

De Pnrèthre directement eo dehort 9 lignes.

De Tarèthre à la partie inrérieure si externe. . . 10 à 1 1 lignes.

Littre donne à la prostate 36 millimètres de longueur et 30 de largeur. M. Cruveilhicr admet Ui millimètres de largeur et 27 d'épaisseur. Lisfranc dit que cette glande est longue de 16 à 22 millimètres. Ces mesures laissent une grande incertitude en ne précisant pas les points où elles ont été prises. J'ai mesuré les différentes parties de la prostate sur trente-huit sujets adultes; on peut, je crois admettre comme une moyenne aussi exacte que possible les résultats suivants.

Lorsqu'on ouvre une prostate par sa face pubienne après avoir enlevé la vessie, on trouve 26 millimètres de longueur en mesurant l'espace compris entre le bord adhérent à la vessie et le bord contigu à la portion membraneuse de l'urèthre. La face rectale a | centimètres de longueur entre le point où les canaux éjaculateurs entrent dans la prostate, et sa terminaison sur la portion membraneuse. Les faces latérales n'ont que 2 centimètres et demi de longueur. Le diamètre transversal pris à la base de la prostate, c'est-àdire à sa jonction à la vessie, est de 3 centimètres et demi, et son diamètre recto-pubien est de 25 millimètres.

L'urèthre décrit une courbe dans la prostate (fig. 5, 2). Il s'éloigne de la face rectale à mesure qu'il s'approche de la vessie, de sorte c{ue l'épaisseur de la glande est très variable sur cette face.

Au niveau des orifices des canaux éjaculateurs la paroi rectale a de 6 à 8 millimètres d'épaisseur, tandis que la portion sus-montanale a 1 centimètre et quelquefois 1 centimètre et demi.

Lorsqu'on écrase entre les doigts les diverses parties de cette glande, on en fait sortir un liqtiide blanchâtre et filant connu sous le nom de liquide ou de fluide prostatique.

Le tissu de la prostate n'est pas également distribué autour de l'urèthre, il varie presque chez tous les sujets.

(i) Analomie chirurgicaU, t. II, p. 237.

(3) ReckêTckes mut \u différmUet méthodêt de la taiUe, etc., iSSB, tbèie de Paris, Q* 108, p. il.

20 AHATOHIB DE L'ArPlRIlL UB1KAIHB.

Généralement un des lobes est plus volumineux que l'autre; dans cerlains cas il y a au-dessus des canaux éjaculateurs une furie agglomération de granulations prostatiques, et dans d'autres cas on les sent à pdne.

IL Caudmont voit dans cette distribution irr^lière des granulations (1 } la possibilité d'expliquer les formes si variées des engorgements de cette glande.

Ainsi, par exemple, s'il n'y a pas de granulations prostatiques dans ta portion susmontanale, l'état pathologique se montrera dans une partie quelconque de la glande, mais ne développera pas le lobe moyen. Lorsque toutes les parties de la prostate augmentent beaucoup de volume, la partie située au-dessous du véruniontanum et des canaux éjaculateurs ne participe pas à ce ■ développemen t . el le semble même avoir diminué de longueur.

Cette agglomération irrégulière des granulations modifie beaucoup la forme de la glande, et il est rarcde voir les deux lobes latéraux du même volume et de la même forme .On comprend qu'étant hypertrophiés ces lobes acquièrent des formes si variées et si différentes, puisque déjà les dissemblances existent à l'état normal.

Le tissu de la prostate, mou et élastique, se laisse facilement comprimer, mais il se relève aussitôt que la compression n cessé.

La distance de la prostate au périnée varie selon chaque sujet, et les différences dépendent du plus ou moins d'embonpoint. Dupuytren a mesuré une distance de U centimètres variant jus-

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