‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 1 sur 50 · DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR

Les circonstances qui contribuent le plus à la destruction des hommes, sont aussi celles qui font découvrir et qui développent le plus de moyens propres à leur conservation.

Briot, Mém. de la Société médicale d'Émulation.

La description de l'œil humain, par Zinn, passait depuis long -temps pour être d'une fidélité parfaite. Les planches de cet habile anatomiste sont en effet aussi exactes et aussi belles qu'on pouvait l'attendre de l'état dans lequel étaient alors la science de l'anatomie et l'art de la chalcographie. L'une et l'autre ayant fait, de nos jours, des progrès plus rapides qu'à aucune autre époque, je me proposais de faire graver mes propres dessins , fruits de mes dissections multipliées, lorsque Soemmerring publia son ouvrage sur l'œil humain : dès ce moment je pensai que je ne pouvais rien

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faire de mieux que de reproduire ses belles planches, et de faire passer dans notre langue les explications claires, exactes et précises qu'en a données leur célèbre auteur. Je le dirai avec la même franchise; le sacrifice de mes dessins a été d'autant moins méritoire, que les siens devaient être nécessairement plus fidèles : Soemmerring faisait sa résidence au milieu du théâtre de la guerre : il voulait que les malheurs de l'humanité servissent à son soulagement, et il a mis à profit les nombreuses occasions qu'il a rencontrées pour obtenir la connaissance entière et parfaite des différentes parties qui composent l'organe de la vision , connaissance qu'il ne pouvait se procurer qu'en examinant leur structure sur des sujets récents.

J'ai été déterminé, dans l'intérêt de la science, à offrir au public la traduction de son savant ouvrage, i° parce que le prix excessif de l'original est un obstacle à ce qu'il soit aussi répandu qu'il mérite de l'être ; 2° parce que les importantes occupations de l'auteur ne lui ayant probablement pas permis d'en surveiller l'impression , on y trouve fréquemment des négligences et même des fautes qui nuisent à la clarté (i). Je devais cet avertissement aux per-

(1) Ces fautes consistent sur-tout en un défaut de correspondance entre le texte et quelques-unes des lettres indicatives des planches au trait.

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sonnes qui ont l'original , et qui , en le comparant avec ma traduction, pourraient croire que les rectifications que j'ai été' obligé d'y faire sont elles-mêmes des fautes.

Je dois également les prévenir que j'ai cru pouvoir me dispenser de reproduire ici la planche première qui représente, en dix figures, l'œil d'un homme, celui d'une femme, celui d'un nègre, celui d'une Albinos âgée de onze ans, et enfin celui d'une jeune femme de vingt-cinq ans, pendant le sommeil : tous ces yeux sont dessinés de face et de profil. Je n'ai pas reproduit non plus les quatre figures de la planche 7 , et la figure 1 de la planche 3 , qui peuvent être remplacées par une tête humaine sèche, avec autant et peutêtre même plus d'utilité pour l'instruction du lecteur. Par une conséquence naturelle, on ne trouvera dans la traduction, ni les explications de ces figures, ni les passages qui s'y rapportent dans le texte de Soemmerring.

Chr. Koecrb dessiné, sur des modèles frais, la totalité des planches de l'original.

Celle que j'ai reproduite dans les quatre premières de mon ouvrage a été gravée, à Vienne, par Cl. Kolh.

Les trois planches comprises clans les cinquième, sixième, septième, huitième, onzième et douzième, sont dues au burin de J. C. Bock.

La cinquième, qui est rendue par la neuvième et la

dixième, a été gravée par Vin. Scarpati, sous la direction

du célèbre Poli, de Naples.

Les frères Klauber ont été chargés de l'exécution de la huitième, qui fait ici la treizième.

Les habiles graveurs que j'ai employés méritent les plus grands éloges, tant pour la perfection de l'exécution que pour la patience infatigable avec laquelle ils se sont prêtés à toutes les corrections , à tous les changements que j'ai successivement demandés, afin de donner à ce travail le degré de perfection dont il était susceptible, et auquel doit aspirer tout auteur jaloux de la confiance et des suffrages d'un public éclairé. En le lui offrant, j'ai la satisfaction d'avoir contribué à répandre un ouvrage important , et la conviction que sa lecture , en donnant des notions plus exactes sur la véritable structure des différentes parties qui composent l'organe de la vision, conduira, par une conséquence naturelle, à mieux connaître et à mieux traiter les maladies nombreuses auxquelles il est sujet.

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