‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 4 sur 50 · I. m. Fibres très-délicates, situées vers les tempes · texte numérisé non relu

I. m. Fibres très-délicates, situées vers les tempes

m. n. Fibres qui se portent vers la joue.

o. o. Fibres qui, séparées ou dispersées, se trouvent aussi les plus éloignées.

pp. Fibres serrées, qui, sous une forme elliptique, bordent l'ouverture des paupières, et auxquelles Albinus a donné le nom de muscle propre ciliaire.

Figure 2.

Nerfs des paupières du côté droit, prises sur un jeune homme de dix-huit ans, mort de phtbysie.

De ce dessein entièrement nouveau , il résulte évidemment que les nerfs des paupières appartiennent principalement à la première et à la seconde branche de la cinquième paire , savoir, ceux de la paupière supérieure au nerf frontal ou première branche, et ceux de la paupière inférieure au nerf sous-orbitaire ou seconde branche; enfin, que leurs faisceaux principaux sont séparés par des intervalles à-peu-près égaux.

Malgré tous les soins que j'ai pris pour ménager autant que possible les filets en les disséquant, et quoique, grâces à la rare habileté du peintre et du graveur, je sois parvenu à représenter un beaucoup plus grand nombre de fibrilles de nerfs que mes devanciers, je dois cependant avouer qu'il manque ici plusieurs filets que l'on trouvera facilement, en disséquant la paupière par sa face interne, et non, comme je l'ai fait, par sa face externe.

Il n'était pas facile de ménager les légers filets qui se dis-

tribuent à la surface de la peau des paupières, et qui partent du nerf facial.

Tous les filets de nerfs que l'on voit ici ont été représentés avec la plus scrupuleuse fidélité, ni plus gros ni plus déliés qu'ils ne sont dans la nature. J'ai pris également les plus grandes précautions pour ne pas changer leur situation en les préparant, et pour qu'en les tirant, l'action de la main ne les rendît pas plus longs que nature.

On voit donc que les petits troncs de nerfs destinés aux muscles pénètrent presque toujours transversalement les fibres des muscles auxquels ils appartiennent.

a. Nerf frontal de la première branche de la cinquième paire des nerfs cérébraux, qui passe au front par l'écbancrure ou trou orbitaire supérieur. Rameau interne de ce nerf frontal qui se distribue dans

la peau.

Rameau du milieu du même nerf, qui se répand dans

le muscle frontal et la peau qui le recouvre. Rameau le plus fort et le plus extérieur de ce même nerf frontal, qui se distribue, en tous sens, dans le muscle frontal et dans la peau du front.

e.f Rameaux sourciliers du nerf frontal qui se distribuent, g. g. Partie dans le muscle frontal, Partie dans la peau du sourcil , Partie dans la paupière supérieure, Et enfin s'anastomosent avec les filets du nerf facial. JVerfs palpébraux supérieurs.

Filets qui s'anastomosent, ou qui forment entre eux

des anses.

Filets extrêmement déliés , qui , sortis de ces anses , se dirigent vers la marge de la paupière supérieure. n. n, Petits rameaux qui se perdent dans l'angle interne de

DESCRIPTION FIGURÉE DE i/OEIL HUMAIN. l3

l'oeil, et s'unissent avec un filet du nerf sous-orbitaire.

p. q. r. Nerfs palpébraux inférieurs qui partent du nerf sous- ■orbitaire , et entourent la veine faciale, p. le supérieur, q. celui du milieu , r. l'inférieur. Le supérieur de ces nerfs de la paupière inférieure (p) se divise en s. Un rameau, qui se perd dans le sphincter des paupières; t. - Un rameau, qui s'unit auprès de la marge de la paupière

avec les rameaux voisins; u. Un rameau , qui revient en arrière , et qui v. v. Se distribue en partie à la peau, et s'unit en partie avec les filets du nerf facial.

Celui du milieu de ces nerfs de la paupière inférieure (q) se partage en w. Un rameau , qui se joint au rameau descendant du nerf

de la paupière supérieure; z. Un rameau , qui se distribue , en patte d'oie , dans le

sphincter des paupières ; y. Un rameau, dont une partie se perd dans ce même muscle , et dont l'autre se réunit avec des filets du nerf facial.

Le nerf inférieur de la paupière inférieure (r) se divise en z. Un rameau, qui se distribue à la face interne du sphincter des paupières, en un rameau contigu, et en p. y. Un rameau , qui fournit à la partie la plus éloignée de

ce muscle, et s'unit avec des filets du nerf facial. <$. &. De la réunion de ces filets en forme d'arcade naissent des fibrilles qui prennent leur cours vers la marge de la paupière.

s. e. Rameaux de l'artère frontale.

Ç. Petits rameaux de l'artère temporale.

<J- rriiitMfl

l4 DESCRIPTION FIGURÉE DE l'c-E 1 L HUMAIN.

Planche 2.

Figure i.

Figure exacte des artères palpébrales d'un homme d'un âge moyen, prises du côté droit, et remplies modérément du cinabre le plus délié.

Comme je me suis servi, pour remplir les artères palpébrales, d'une matière très-tenue, elles ne présentent ni trop d'inflexion ni trop d'étendue; on les voit de grandeur naturelle.

On voit que les paupières sont abondamment pourvues d'artères, afin, sans doute, de favoriser la distribution du sang dans leurs moindres parties. On peut remarquer quatre côtés principaux d'où arrivent les vaisseaux ; ils viennent en effet

Des parties supérieures , par l'artère temporale, K.

Des inférieures, par l'artère sous-orbitaire, z.

Des intérieures , par l'artère ophtalmique , C.

Des extérieures, par l'artère temporale et par la transversale de la face F.G.H. I. On peut remarquer que ces artères forment des anastomoses fréquentes par des rameaux considérables, et que leurs inflexions les rendent propres à céder facilement aux mouvements des paupières, soit continuels, soit accélérés, même violents, sans que la circulation du sang en éprouve aucun dérangement.

J'ai voulu sur-tout rendre avec fidélité la forme, le cours, la distribution des rameaux, et les anastomoses des artères palpébrales.

En comparant cette représentation des artères avec celle des nerfs de la figure seconde, planche première, on remarquera, particulièrement dans la paupière inférieure, que les artères suivent la direction des nerfs ; ce qu'on voit encore plus clairement dans les rameaux de l'artère u que dans les autres.

Je profite de l'occasion pour démontrer, par une figure, ce

DESCRIPTION FIGURÉE DE L'OEIL HUMAIN. l5

que j'ai enseigné dans la myologie, savoir, que « le plus souvent, plusieurs petits troncs d'artères se portent aux muscles sous des angles très-divers , et qu'avant de se mêler à ces muscles, ils se divisent en rameaux déliés, qui se partagent ensuite, et accompagnent bientôt, par leurs sous-divisions et leurs filets fréquemment anastomosés entre eux, les fibres musculaires, de façon qu'après une injection heureuse des vaisseaux, la presque totalité du muscle , vue à la loupe , paraît composée de vaisseaux sanguins. »

C'est ce que le peintre s'est attaché à rendre sensible dans le lieu marqué i. 2. 3.

Par cette figure, représentée d'après nature, les chirurgiens jugeront facilement comment, en enlevant différentes tumeurs, en faisant l'extraction de fragments d'os, en ouvrant le sac lacrymal ou quelque abcès , on doit diriger le bistouri , pour ne pas occasionner une perte de sang inutile.

Ils y appercevront encore une indication sûre pour arrêter l'hémorrhagie des parties lésées et en prévenir le retour.

A. Rameau externe ou profond de l'artère ophtalmique

qui sort de l'orbite.

B. Rameau interne ou cutané de cette artère.

Page 1