‹ Traité des maladies des yeux, avec des planches coloriées représentant ces maladies d'après nature, suivi de la description de l'œil humain (volume 2)Chapitre 11 sur 84 · PRÉFACE. XVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XVII

égard j'eusse encore laissé quelque chose à desirer, cest que je suis convaincu qu'il faut, en général, employer peu de moyens tirés, soit de la médecine, soit de la chirurgie, pour combattre les maladies de l'organe de la vision. Certain de ne pouvoir m'égarer sur les traces du célébre auteur de la Médecine clinique , j'ai adopté pour principe et jai constamment suivi la doctrine de ce savant professeur : « Comme je donne la plus grande extension à la: médecine expectante, dit-il, et que j'ai toujours eu en vue de reconnaître jusqu’à quel point la nature, secondée par de légers secours, peut se suffire à elle-même, j'ai éloigné une source féconde d'illusions et d'erreurs (1). » |

« Il faut toujours viser à la plus grande simplicité, et réduire aux formes les moins compliquées et aux moindres doses, lappareil des médicaments. (2). »

Aucun auteur n'a déterminé, avec autant de précision et d'aprés une observation aussi fidéle de la nature, les limites réciproques de ce qu'on appelle action et expectation en médecine, que M. le docteur Pinel, et je ne saurais trop engager le lecteur à consulter les ouvrages de ce médecin, rela-

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(1) Pinel , Médecine clinique , 3° édit., page 5oo.

(2) Pinel, Dictionnaire des sciences médicales , art. dose.

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