XIV ‘PRÉFACE
toutefois, sans sortir du cercle dans lequel je me suis renfermé, je voudrais être bien compris de mon lecteur sur un point essentiel de doctrine générale. Je suppose qu'il n'a embrassé ni la doctrine de l’humorisme exclusif, aujourd'hui. généralement abandonnée, ni celle du: sodidisme- exclusif, aussi peu fondée, et que les progrès les plus récents de la science lui ont appris que si, dans l'état actuel des connaissances, on ne peut plus dire que toutes les affections morbides , en général, sont le résultat d'une altération. spécifique de nos humeurs, il est également impossible d'attribuer à la seule altération des solides, tous les phénomènes que présentent les maladies.
« On a exagéré sans doute la médecine humorale, a, dit Bichat (1), mais elle a des fondements réels, et, dans une foule de cas, on ne peut disconvenir que tout doit se rapporter aux vices des humeurs. » En effet, sil n'est pas permis de comparer les changements que les fluides peuvent éprouver dans le corps humain, à ceux qu'on pourrait leur faire subir dans des cornues ou des matras, il est aussi bien difficile de ne pas reconnaitre que leur altération est une conséquence néces-
: (1) Anatomie générale, °° partie, page.256. -