Lannelongue, Bull. Soc. chir., 1881, p
9. Mokias, Arch. f. Klin. Chir. Langenbeck's, XXXV, 1887. 10. A. linocA, Arch. d'opht., t. X, p. 20.
maxillaire, soudure qui se fait suivant une ligne passant par le canal sous-orbilaire.
La clinique chirurgicale nous enseigne à son tour que dans les becsde-lièvre bucco-nasaux et bucco-orbitaires, la paupière supérieure n'y participe qu'exceptionnellement, tandis que l'inférieure devient presque toujours colobomateuse. Comme le colobome palpébral siège presque exclusivement en haut, au milieu de la paupière, on ne saurait a priori rattacher ce trouble évolutif à l'extension des fentes fœtales.
Toutes les fois que cette prolongation se fait, elle occupe la commissure externe sous forme de fente oblique externe, ou de dermoïde de la queue du sourcil.
D'ailleurs la doctrine de l'arrêt de développement est incapable d'expliquer la présence des brides frnnto-oculair.es, ni les ilôts dermiques implantés sur la cornée et se continuant avec le fond de l'encoche colobomateuse.
On ne saurait d'après cela envisager le colobome de la paupière supérieure comme l'analogue du bec-de-lièvre. Ici ce sont les deux bourgeons maxillaires qui ne parviennent pas à se resouder avec le bourgeon frontal; aux paupières il s'agit d'un anneau cutané complet, analogue à l'iris, qu'un obstacle venu d'ailleurs empêche d'évoluer normalement.
Une explication plus satisfaisante est celle qui repose sur les adhérences amniotiques. Geoffroy Saint-Hilaire' en fit le premier ressortir l'importance. Braun\ Hecker3, Ahlfeld1, Salzer, Polaillon, van Duyse3, Guéniot et surtout Dareste, par les nombreuses observations qu'ils ont fournies, ont rendu cette théorie inattaquable.
A tout prendre, nous pensons que, pour les colobomes de la paupière supérieure et tous ceux de l'inférieure qui ne s'accompagnent pas de bec-de-liôvre simple ou compliqué, ce sont des brides amniotiques adhérentes au globe qui sont en cause.
Pour Fricke6, la théorie de l'arrêt de développement est applicable aux seuls colobomes doubles symétriques, et pour Salzer7 les dermoïdes et les lipomes sous-conjonctivaux, si fréquents dans les colobomes palpébraux, doivent être envisagés comme des restes des adhérences amniotiques.
Le traitement du colobome congénital se rattache à la blépharoplastie et ne saurait réussir que si la division est de peu d'étendue et