Verkedil, Bull, et Mém. de la Sot: chir., 1877, p
Nous avons rencontré un de ces derniers au niveau de la queue du sourcil, ce qui est exceptionnel.
Le volume des kystes palpébrorsourciliers varie entre celui d'un pois, d'une noisette et d'une noix. La peau qui les recouvre, sauf s'il y a inflammation, est absolument normale et glisse librement sur la tumeur. Nulle part on ne rencontre à la surface de point noirâtre ombiliqué avec adhérence correspondante de la peau, ce qui les différencie des kystes athéromateux.
11 est incontestable que le début remonte à la naissance. Seulement, comme ils restent petits et n'évoluent rapidement que vers la puberté, époque à laquelle tout le système tégumentaire prend son entier développement, on méconnaît souvent l'origine embryonnaire.
Une particularité est leur implantation sur les os, où ils se creusent même une cupule. En outre, ils peuvent s'insinuer profondément dans l'orbite, en repoussant latéralement le globe, d'où parfois strabisme mécanique, exophtalmie et diplopie consécutive. Spencer- Watson1 a le premier signalé ce mode de pénétration, dont nous avons observé un exemple chez un enfant de neuf ans. Le kyste situé à la partie supéro-interne de la cavité orbitaire refoulait l'œil en bas et en dehors, et se prolongeait très en arrière. L'extirpation amena la guérison, et le globe recouvra sa place et son fonctionnement intégral.
Habituellement tendus et lisses, les dermoïdes peuvent en imposer pour des tumeurs solides ; mais, étant donné leur siège précis et les autres caractères indiqués plus haut, on ne saurait s'y méprendre ; certains d'entre eux, comme ceux huileux et orbitaires, sont fluctuants et pourraient dès lors être pris pour des kystes séreux ou des angiomes veineux profonds.
Les dermoïdes circumorbitaires possèdent une paroi propre offrant tous les attributs de la peau : tissu connectif, fibres élastiques, plus rarement fibres musculaires iisses, bulbes pileux et glandes sébacées. Les glandes sudoripares se rencontrent également, bien que souvent réduites à des fragments disséminés dans la masse.
On n'a pas suffisamment insisté sur la différence de structure entre la partie de la paroi qui correspond au tégument externe et celle en connexion avec l'os sous-jacent. Cette dernière est épaisse, adhérente au périoste, et possède tous les caractères de la peau, tandis que la portion sous-cutanée, de beaucoup la plus étendue, revêt macroscopiquement les caractères d'une muqueuse, dépourvue en grande partie de revêtement épithélial. Ce fait ressort nettement de l'étude histologique de notre kyste huileux faite par Vassaux et Broca2, et du