Derger, Soc. de Chir
3. Démons, Bull. Soc. Chir., 1880, p. 54. . 4. Paget, Lect. on tumors, 1854, p. 51.
5. Cunier, Bull. Mém. Soc. chir., 1881, p. 500. 0. Fiedzal, Bull, des Qitinze-Viiiyts, 1887, p. 137
Le seul traitement véritablement efficace est l'ablation totale de la tumeur, moyennant une incision horizontale ou légèrement courbe à concavité parallèle à son grand axe. De la sorte, on évite de créer un cloaque où le sang et la sérosité, venant à s'accumuler, s'opposeraient à la réunion immédiate de la plaie.
En disséquant les parois du kyste, on doit se garder de les entamer, sans quoi le contenu s'échappe et l'on n'est jamais sûr de faire une extirpation complète. Dans ce but, Pozzi a proposé de vider le kyste par ponction et d'injecter ensuite dans la poche du blanc de baleine fondu, qui, une fois refroidi, permet la dissection comme pour une tumeur solide. Toujours est-il que si la poche vient à se perforer, il faut en saisir solidement les parois avec des pinces de Museux et continuer l'extirpation au moyen de ciseaux courbes sur le plat, à pointe mousse. On détache, finalement le pédicule du périoste avec une rugine, et l'hémostase s'obtient à l'aide de boulettes de coton, trempées dans une solution antiseptique, ou par la forcipressure ; puis on applique un ou deux points de suture au catgut, après avoir placé un petit drain pour empêcher l'accumulation des liquides dans la cavité. Le bandage modérément serré est tenu en place trois à quatre jours au plus, époque à laquelle la cicatrisation immédiate est presque achevée. La cicatrice qui en résulte est à peine apparente, surtout si l'on a eu soin de faire l'incision au-dessous du sourcil dans le sillon orbito-palpébral supérieur. Pour les kystes médians, situés au voisinage de la glabelle et de la racine du nez, l'incision sera verticale, dans la direction des plis cutanés de cette région.