Bock, Klin. ML, XXVII, p
CYCLOPIE. 461
Les parois, mesurant à la base 28 millimètres de haut sur 25 de large, ne diffèrent de celles d'une orbite normale que par la présence de tissu fibreux au lieu d'os au niveau de la voûte, et par la largeur plus grande des deux fentes spbénoïdales et spbéno-maxillaires. On ne trouve qu'un seul trou optique, traversé par le nerf du même nom.
Le globe offre un diamètre sagittal de 12""" 05, la cornée est horizontalement elliptique et la pupille ronde. Rien d'anormal du côté des membranes; muscles extrinsèques bien développés, mais confondus à cause de leur peu d'écartement. Ouverture palpébrale de forme losangique, mesurant 21 millimètres de large sur Iode haut; caroncule au niveau de l'angle médian inférieur, et deux points lacrymaux au bas.
Les cas de Taranelzky1 et de Paunow2 sont identiques. Dans celui de Nieden3 relatif à un épiencéphale, il y avait une paupière supérieure et deux inférieures, plus un pont nasal intermédiaire, séparé par deux fentes verticales; l'orbite mesurait 54 millimètres d'ouverture et était privée d'œil. A ces faits quelque peu atypiques, on peut opposer celui que Bock a décrit dans son allas, et dont nous avons reproduit la ligure. Si nous ajoutons que les deux glandes lacrymales subsistent d'ordinaire, nous aurons terminé avec l'analomie pathologique de la cyclopie.
Les théories abondent au sujet du mode de production de cetle anomalie.
Huschke admet le manque de bifidité de la vésicule oculaire primitive, ce qui est une erreur embryologique, attendu que dès le début le thalamocéphale possède deux expansions oculaires séparées par un pont qui servira plus tard d'assise au système nerveux optique. Pour que les deux vésicules se rapprochent et se confondent, il faut nécessairement que le lobe olfactif disparaisse dans les premiers stades de la vie embryonnaire, ainsi que le veut Manz*.
Dursy5 invoque un arrêt de développement du bourgeon frontal et explique ainsi l'absence du nez et la formation de la proboscide. De son côté, Dareste0 fait intervenir l'occlusion prématurée de la gouttière cérébro-spinale, ayant pour effet le refoulement des deux vésicules oculaires vers la ligne médiane et leur accolement plus ou moins intime. Panum7 et Ahlfeld8 envisagent comme cause habituelle le