‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 174 sur 547 · F. — MALFORMATIONS DE L'IRIS · texte numérisé non relu

F. — MALFORMATIONS DE L'IRIS

La plus commune est la décoloration qui se lie d'ordinaire à un état albinotique des téguments. A la lumière diffuse, l'iris dépourvu de pigment est d'un gris blanchâtre. A l'éclairage oblique et à l'ophtalmoscope, il apparaît rouge orangé par le fait qu'étant translucide, il laisse passer le reflet rougeàtre du fond de l'œil. Comme le stroma n'offre pas partout la même épaisseur, il se trouve des parties inégalement éclairées, ce qui donne à cette membrane un aspect fenêtre.

La pupille est plus resserrée que de coutume, ce qui tient à l'extrême sensibilité des yeux albinotiques à la lumière.

Il n'est pas rare de voir l'albinisme s'accompagner de nystagmus, de myopie, d'amblyopie, de cataracte congénitale et de subluxation spontanée du cristallin, toutes les fois que la choroïde participe à la décoloration.

Au point de vue histologique, l'iris se caractérise par l'absence ou la pauvreté des grains pigmentaires contenus dans les cellules du stroma et de l'uvée. Manz' et d'autres insistent sur la minceur de la sclérotique, qui rappelle celle de la peau des albinos. Parfois, le leucosis est partiel et l'iris présente un aspect tacheté ou tigré. Lorsque la dépigmentation n'est pas absolue, l'albinisme est dit imparfait. Dans ce cas, avec les progrès de l'âge, l'iris ainsi que le système pileux et légumentairc gagnent en pigmentation, ce qui ne s'observe jamais dans l'albinisme prononcé.

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