C. — GRANULOMES DE L'IRIS
11 y a peu de temps encore, sous le nom vague de granulome, on confondait divers états pathologiques mal connus. En excluant les productions syphilitiques et les tubercules, on ne saurait plus se servir de ce terme que pour désigner certaines proliférations inflammatoires, comme on en observe dans le cours de l'irido-cyclite, tant spontanée que traumatique.
Ces granulomes sont uniquement constitués de cellules embryoplastiques et de nombreux vaisseaux néoformés, d'où leur couleur rouge chair. Généralement lisses et arrondis, d'autres fois mamelonnés, ils contiennent exceptionnellement des foyers purulents ou hémorrhagiques. Les apoplexies proviennent de la rupture des capillaires à peine ébauchés et donnent à la masse une couleur lie de vin. Lorsque le granulome succède à une blessure et qu'il s'accroit, au point de remplir une partie de la chambre antérieure, il y a lieu de soupçonner la présence d'un corps étranger. Ceux exposés à l'air présentent souvent une couche librinoïde à leur surface.
Le traitement doit être purement médical lors de granulomes apparus dans le cours d'une irido-cyclite plastique. Par contre, ceux traumatiques, enclavés dans une plaie cornéenne et faisant saillie au dehors, doivent être excisés, ou détruits au thermocautère.
D. — ANGIOMES DE L'IRIS
Malgré sa richesse en vaisseaux, l'iris est rarement le siège d'angiomes.
Schirmer1 rapporte une observation où, à la suite d'un traumatisme irien, il se développa une petite tumeur constituée par des îlots