‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 27 sur 547 · Ch. Ricuet, Thèse d'agrégation, 187S · texte numérisé non relu

Ch. Ricuet, Thèse d'agrégation, 187S

i. Stilling, Untersucliungen ùber der Bau der oplischen Cenlralb. Organ. 1882.

Fig. 50.

ï, traclus optique. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — TO, centres optiques primaires. — KK, noyaux des muscles des yeux. — rinn, nerfs moteurs des yeux. — G, fibres de Gratiolet. — S, sphère optique. — R, reste de l'écorce cérébrale. — A, libres anastomotiques.

substance grise de l'olive supérieure ; quelques-unes de ses fibres se prolongent jusque dans l'entre-croisement des pyramides.

Le faisceau le plus grêle, dit encore racine protubérantielle, suit le môme trajet jusqu'à l'olive, puis il dévie et plonge dans la substance grise du pont de Varole, où on le perd.

Sur des coupes en séries du pédoncule, Stilling, outre ces deux racines descendantes, en a vu d'autres se rendant dans le noyau amygdalien, ainsi appelé à cause de sa forme en amande et situé en dehors de l'olive. Le même auteur parle d'un autre groupe de fibres optiques radiculaires destinées au noyau de l'oculo-moteur. Certaines d'entre elles, après avoir contourné ce noyau en dehors et en haut, semblent se diriger vers le pédoncule cérébelleux supérieur et de là vers le cervelet.

Un fait anatomique important est que nulle part dans les ganglions sous-corticaux, corps geribuillés, couche optique, tubercules quadrijuineaux. racine descendante de Stilling, on n'a pu démontrer un entre-croisement quelconque des fibres optiques d'un côté à l'autre et encore moins dans le système radiaire étendu entre ces noyaux et l'écorce.

Les expériences de Ferrier1 sur le singe qui, comme l'homme, possède la vision binoculaire, ont prouvé que la destruction du lobe occipital et du gyrus angulaire d'un côté provoque tout d'abord une amblyopie temporaire croisée, puis une hémianopsie permanente opposée.

En supposant qu'il en soit toujours ainsi, on aurait la preuve physiologique qu'en arrière du chiasma nul entre-croisement n'a lieu. Disons toutefois que chez l'homme, les lésions d'un seul lobe, surtout si elles sont superficielles, ont pu parfois donner lieu à une amaurose totale de l'œil opposé. Mais comme, en somme, ces cas sont très rares, on doit admettre avec Nothnagel qu'en pareille occurrence l'hémianopsie constitue la règle.

On ne sait encore rien de précis sur le rôle physiologique de la racine grise du nerf optique. Féré l'envisage comme l'aboutissant du faisceau maculaire de la rétine. Bechterew pense au contraire que cette racine contient des fibres sensitives destinées à la transmission du réflexe pupillaire. Ce ne sont toutefois là que des suppositions d'autant plus contestables que nous ignorons le rôle physiologique d'autres amas ganglionnaires de la base du cerveau situés au niveau du tuber cinereum et de la substance perforée antérieure.

Chez l'homme et le singe, les faisceaux directs et croisés du nerf optique sont à peu près égaux, si l'on s"en rapporte au partage fonc-

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