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INFLAMMATIONS DU VITRÉ OU HYALITES

Toutes les fois qu'on irrite le vitré par des injections caustiques, l'introduction de corps étrangers non septiques, etc., on voit survenir une accumulation de cellules qui, pour certains auteurs, proviennent de la diapédèse, alors que, pour d'autres, il s'agit du retour des éléments fixes a leur état embryonnaire. Ce qui semble confirmer cette dernière manière de voir, c'est que plusieurs de ces cellules s'anastomosent entre elles par de fins canalicules. Quoi qu'il en soit, le vitré perd sa diaphanéité, se rétracte et change de consistance.

Dans une première forme d'hyalite, les cellules se gonflent et deviennent physaliformes, principalement au voisinage du pôle postérieur, bien qu'on puisse en rencontrer dans les couches antérieures. Cette variété succède presque toujours à des phlegmasies chroniques dp la rétine et de la choroïde, particulièrement à la scléro-choroïdite myopique maligne.

Une seconde forme essentiellement plastique aboutit à l'organisation conjonctive du vitré. Les plaies pénétrantes de l'œil, surtout celles compliquées de corps étranger, la provoquent. Le décollement de la rétine et du vitré, plus rarement celui de la choroïde, en sont les suites. L'espace resté vide se remplit d'un liquide séro-albumineux qui pjlhas. 50

contient de fins réseaux fibrineux, des grosses cellules de Gluge, des globules sanguins altérés et des grains pigmentaires.

Les parties du vitré faisant hernie entre les lèvres d'une plaie sclérale se transforment en tissu de cicatrice qui, par sa tendance à se rétracter, décolle la rétine dans le sens opposé.

Une troisième forme est celle suppurative tant traumatique que spontanée, reconnaissant invariablement pour cause une infection. Ce qui la caractérise cliniquement, c'est un reflet pupillaire de couleur jaunâtre et sans vascularité propre, qui avance déplus en plus vers le cristallin et la chambre antérieure.

D'après la marche, on doit distinguer deux sortes d'hyalite suppurée; l'une aiguë de cause externe, par plaie récente, staphylome, cicatrice cystoïde, etc., aboutissant à la panophthalmie; l'autre chronique, liée à divers états dyscrasiques. En ce qui concerne la première, les uns, avec Wagenmann1 et Leber, pensent que les micro-organismes pénètrent toujours à travers la cicatrice; les autres, d'accord avec Meyer et Schmidt-Rimpler, admettent aussi l'endo-infection et pensent que le tissu cicatriciel joue le rôle du lieu de la moindre résistance. Le principal argument contre cette dernière théorie est l'absence de micro-organismes dans le sang, ce qui, nous l'avons dit, ne constitue pas une objection valable.

Nous ne reviendrons pas sur \ la description de ces deux formes d'hyalite, vu qu'il en a été longuement question à propos de la choriorétinite septique.

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