‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 351 sur 547 · Don, Arch. f. Opht., XXXVII, i, p · texte numérisé non relu

Don, Arch. f. Opht., XXXVII, i, p

2. Petehç. Arch. f. Opht., XXXIX. 1, p. 221, 1803. 5. Dcutsciimann, ibid., XXXII, 2, p. 29ô.

J. — CATARACTE ARIDE SILIQUEUSE CONGENITALE

On admet généralement que cette cataracte constitue le dernier terme de régression de la variété précédente. Elle se caractérise par la rétraction du sac capsulaire, qui renferme dans son intérieur des produits graisseux, myéliniques et calcaires. Les altérations histologiques de la capsule sont les mêmes que celles décrites dans la forme sïliqueuse acquise, et consistent en une stratification de la cristalloïde en lamelles irrégulières, avec corps fusiformes et masses colloïdes.

Cette cataracte s'observe souvent sur des yeux arrêtés dans leur évolution et atteints de nystagmus. Il n'est pas rare de rencontrer la persistance de l'artère hyaloïdienne, des restes de la membrane pupillaire, un colobome de l'iris, ou bien des atrophies choroïdiennes et rétiniennes d'ordre pathologique.

Dans quelques cas, l'opacité occupe uniquement le centre et, après dilatation de la pupille, on arrive à apercevoir le fond de l'œil. Mais le plus ordinairement, la totalité du champ pupillaire est obstruée, outre qu'il peut s'établir des adhérences iritiques.

Lorsque l'opacification se borne au centre, il suffit de pratiquer une iridectomie optique; si elle est totale, il faut procéder à l'extraction ou à l'irido-capsulotomie. Malheureusement, on risque souvent d'échouer, vu qu'on opère sur des yeux ayant subi pour la plupart un arrêt de développement.

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