V. Grefe, Arch. f. Opht., I, p
3. E. JyEGER, Ueber Staar u. Staaroperationen, Wien, 1854, p. 57.
4. Siellwag, Woclienblatt. d. Zeilsch. d. Gesellschaft d. Aerste, Wien, décembre 1856.
zonule en bas, et sur le fait que dans les colobomes o"n trouve les cordelettes allongées, dissociées et même rompues; à quoi s'ajoutent des vices de conformation du cristallin, dont les bords irréguliers exercent une traction sur les attaches du ligament suspenseur. Becker1 admet également le défaut d'occlusion de. la fente embryonnaire, condition qui seule permet de comprendre l'ascension constante du cristallin, et Schirmer2 le peu de développement de la lentille ayant pour conséquence la rupture de la zonule.
Ces diverses théories, y compris celle, de Klein5 qui accuse le manque de développement de la zonule, et celle de F. Duval'' qui fait intervenir l'évolution atypique de la vésicule cristallinienne, sont passibles d'objections.
L'altération du vitré admise par v. Grœfe est loin d'être constante; et il en est de même du processus cataracte atteignant la zonule, comme le veut feger. La petitesse du cristallin (Schirmer) n'existe pas toujours, et nous en dirons autant de l'arrêt de développement de. la zonule (Klein). L'hypothèse de Duval, fondée sur l'hétérotopie du bourgeon cristallinien, cadre mieux avec la bilatéralité et la disposition symétrique de la luxation. De plus elle a pour elle la constatation faite par C. Iless5, sur un embryon de poulet où la vésicule cristalline était changée de direction. L'auteur explique par là la production de certaines cataractes polaires antérieures et zonulaires envisagées par lui comme autant de troubles évolutifs.
Un fait qui mérite d'être noté, c'est l'influence incontestable de l'hérédité. Quatre fois l'ectopie existait chez les ascendants directs (Grsefe et Williams6), quinze fois sur les membres collatéraux (Dixon7, AVilliams, Dufours).
Lorsque le déplacement du cristallin est peu accentué, seul un certain degré de myopie et d'astigmatisme cristallin permet de le soupçonner. A une phase plus prononcée, on est en présence d'une réfraction différente dans les deux parties de la pupille, de diplopie et de polyopie monoculaire. Toutefois, comme l'acuité visuelle est émoussée, ces derniers signes font défaut ou ne deviennent apparents qu'en recouvrant la moitié de la pupille avec le verre rouge.
Par suite du vice de réfraction, l'individu fixe de très près. Dans le seul cas de Streatfield", les objets étaient agités d'un mouvement