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FIBRES MYELINIQUES DE LA RÉTINE

Cette disposition anatomique, exceptionnelle chez l'homme et constante chez certains animaux tels que le lièvre et le lapin, mérite d'être décrite, pour ne pas être confondue avec des lésions pathologiques.

On sait que les fibres nerveuses perdent dans leur passage à travers la lame criblée leur gaine de myéline et se réduisent au cylindre-axe. De là résulte l'étranglement du nerf au niveau de sa pénétration dans le globe, et la transparence de la rétine laissant voir tous les détails de la choroïde.

Lorsque le contraire arrive, on aperçoit un ou deux faisceaux blancs dirigés en haut et en bas dans le sens des vaisseaux. Cet état remonte très certainement à la naissance, bien que Jseger et Mauthner1 disent ne l'avoir jamais rencontré chez les nouveau-nés.

Ce résultat négatil s'explique par le petit nombre d'examens et la rareté même de l'anomalie.

Les caractères ophtalmoscopiques sont très nets.

Du disque optique on voit partir un ou deux faisceaux blancs, s'avançant plus ou moins loin sur la rétine, où ils s'épuisent par de fines dentelures. Cette disposition des bords suffit à elle seule pour distinguer la plaque myélinique de toute production pathologique.

Alors môme que la papille est encadrée, la macula apparaît normale; seul le cas de Hirschberg* fait exception. Des îlots myéliniques

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