‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 537 sur 547 · BfliiME, Die Thcrap. d. Auges miltelst Farblichtes · texte numérisé non relu

BfliiME, Die Thcrap. d. Auges miltelst Farblichtes

'2. Claeys et Ndkl, Traité de Wecker et de Landolt, t, III, p. 253.

rtitale, d'opacités de la cornée et d'hydrophtalmie. D'ailleurs le degré de l'amblyopie est rarement élevé. Sur 225 strabismes, dont 10 alternants et 215 fixes, Berlin ne compte que trois cas où l'acuité était très réduite.

Un argument plus décisif encore est qu'une fois l'amétropie corrigée la plupart recouvrent leur acuité normale ou à peu près. C'est ce que nous avons observé, non seulement chez les jeunes sujets, mais aussi chez des adultes. Nous citerons à l'appui l'exemple d'un homme de trente ans qui, dans un voyage sous les tropiques, perdit par névrite son œil correct. Deux ans plus tard, celui strabique interne et amblyope dès le bas âge parvint à déchiffrer les plus petits caractères d'imprimerie.

On conçoit que la restitution fonctionnelle soit d'autant plus complète que la période d'inactivité a été moins longue. C'est ce qui explique la persistance de l'amblyopie chez les individus atteints de cataracte congénitale opérés tardivement; en pareil cas, il s'ajoute l'atrophie de la rétine et du nerf optique.

Pouchet, en suturant les paupières d'un chien nouveau-né, dit n'avoir constaté aucune diminution de la vision. Cette expérience nous paraît peu concluante. Que l'œil fermé ne soit pas devenu amaurotique, cela se comprend, mais dire que chez l'animal l'acuité visuelle est restée identique des deux côtés, cela nous paraît difficile à prouver.

Le fait que l'amblyopie par défaut d'usage croit avec l'inaction témoigne qu'elle est acquise et en quelque sorte secondaire. C'est ainsi que, dans un œil strabique, l'acuité visuelle, tout d'abord normale, décline à mesure que le strabisme, de périodique et d'alternant qu'il était, devient fixe. Ajoutons que, même sur les yeux très amblyopes, les réflexes pupillaires et le sens chromatique sont conservés.

Toutes ces particularités nous portent à penser que le siège de cette amblyopie doit être recherché du côté des centres; dans les cas très avancés seulement il s'ajoute l'atrophie optique. D'après Berlin, toutes les fois que l'acuité visuelle descend au-dessous de jj, il reste peu d'espoir d'une restitution intégrale.

Le traitement découle de ce qui vient d'être dit. Bétablir le fonctionnement de l'œil le plus tôt possible, et pour cela rendre aux milieux leur transparence perdue, redresser le strabisme, corriger les vices de réfraction et finalement exercer l'organe, dont la fonction est affaiblie. On pourrait ajouter, d'après le conseil de Nagel, en cas d'atrophie optique manifeste, les courants continus et les injections hypodermiques de strychnine.

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