DE L'EMPLACEMENT DES YEUX DANS L'ORBITE
OU TOPOMÉTRIE; STATOMÉTRIE DE SNELLEN
A l'état physiologique, le sommet de la cornée dépasse de 10 à 24 millimètres au plus le rebord orbitaire externe. Tout degré de protrusion supérieur à ce chiffre constitue Yexorbitis ; Venorbitis repré- O sente l'état opposé.
Pour se rendre compte de combien un œil est déplacé dans le sens antéro-postérieur, Zehender le premier a imaginé un statomètre, modifié depuis par Landolt. Il se compose d'une tige AA et de deux branches MB perpendiculaires. La branche M est fixe, divisée en millimètres et pourvue d'une mire vv que l'on peut faire glisser à volonté.
La branche B est mobile et porte un miroir SS, dont la face réfléchissante regarde la mire.
Pour se servir de l'instrument, Kg. 85.
on applique l'extrémité de chaque
branche perpendiculairement sur le rebord orbitaire. Cela fait, on tourne le miroir de façon que la cornée, son image et la mire se trou-
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vent sur une même ligne droite. Il suffit alors de lire sur la branche M la division occupée par la mire, pour déterminer l'emplacement exact du sommet cornéen. De crainte de se tromper, on mesure successivement dans les deux méridiens perpendiculaires, en commençant par l'horizontal. Pour que l'œil reste immobile, on se sert d'un second petit miroir R placé de face et qu'une tige graduée G permet d'avancer ou de reculer. On peut également utiliser cette tige pour déterminer l'exorbitis ou l'enorbitis à travers les paupières fermées.
On mesure l'exorbitis relative par comparaison d'un œil à l'autre, en écartant les deux bras M et B de façon à les assujettir contre le rebord orbitaire externe; la tige transversale qui les relie est appliquée bien parallèlement au front. En comparant remplacement des sommets cornéens par rapport à la saillie du dos du nez, on évalue de combien un œil dépasse l'autre.
Pour la déviation dans le plan frontal horizontalement ou verticalement, le procédé le plus simple est celui de V. Hasner. Il consiste à faire regarder successivement avec un œil et avec l'autre une tige éloignée verticale puis horizontale, pendant que l'on dispose les deux branches d'un compas, de façon que chacune vienne recouvrir alternativement le point visé.
Il est indispensable que la tête soit rendue immobile à l'aide d'une mentonnière et de la plaque à dents et que la ligne médiane soit verticale.
Lorsqu'on veut mesurer la distance des centres de rotation des yeux, on peut recourir au moyen proposé par Landolt. Une fois la tète immobilisée comme précédemment, on place sur la ligne médiane en M une aiguille verticale par laquelle on vise successivement avec l'un et l'autre œil une échelle graduée horizontale NO. Lorsque la distance de la ligne de base à l'aiguille égale celle de l'aiguille à l'échelle, la mesure fournie par cette dernière équivaut à la distance des centres de rotation. La seule précaution à prendre consiste à ce que l'aiguille soit assez distante, pour qu'on n'ait pas à tenir compte de l'accommodation.
Toutes les fois que l'acuité visuelle est faible et qu'il s'agit de personnes peu intelligentes, on ne saurait se fier aux méthodes subjectives. L'appareil de Snellen appelé métroscope peut seul nous fournir une indication exacte sur la distance relative des yeux.
Cet instrument se compose d'une lunette portant au delà de son