‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 104 sur 146 · DIAGNOSTIC DE L'ASTIGMATISME AU MOYEN DE L'OPHTHALMOSCOPE · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DE L'ASTIGMATISME AU MOYEN DE L'OPHTHALMOSCOPE

Un objet situé entre une lentille et son foyer principal (loupe) (fig. 50) est vu avec un grossissement d'autant plus considérable que la puissance réfringente de la lentille est plus forte. Si cet objet se trouve placé derrière un système réfringent dont la puissance dioptriquc n'est pas la même dans tous les méridiens, il est évident qu'il ne paraîtra pas agrandi uniformément dans tous les sens ; ses proportions seront augmentées dans le sens du méridien qui possède la plus grande puissance réfringente. Dans un onl astigmate, la papille examinée à l'image droite sera donc ovale, son plus grand diamètre correspondant au méridien dont la courburt est la plus forte.

Inversement, quand un objet, au lieu d'être situé entre lalenlill« ot le foyer principal, se trouve en arrière de ce dernier point, son image ree//e et renversée se forme de l'autre côté de la lentille àuD« distance d'autant plus rapprochée et avec des dimensions d'autant pl^s petites que la puissance réfringente de la lentille est pin* forte. Si donc un objet se trouve situé en arrière du foyer principal

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in système dioptrique de puissance réfringente inégale dans ses rers méridiens, son image de l'autre côté de ce système sera Tonnée, les dimensions se trouvant réduites dans les parties rrespondantes au méridien de courbure maximum. \ussi, examinée à Timage renversée , la papille d'un œil astigmate, lieu d'être circulaire, sera ovale, son plus petit diamètre corresndantau méridien de courbure maximum (i). Dans ces deux examens successifs de la papille à Timage droite renversée la forme de la papille sera diamétralement opposée : elle semble ovale dans le sens vertical à Timage droite , elle Ta ovale dans le sens horizontal àTimage renversée. Schweigger mis à profit cette ingénieuse observation pour différencier la déimation apparente due à Tastigmatisme de celle qui est le rélUat d*une malformation congénitale de la papille. Si le disque îTvcux, au lieu d'être rond, est en réalité ovale, il conservera sa rme propre dans les deux modes d'examen, au lieu de prendre s aspects différents.

Quelques précautions sont nécessaires pour rendre très-apparentes s déformations de la papille. L'agrandissement dans un sens ou us l'autre est d'autant plus considérable que l'observateur se )uve plus éloigné de l'œil observé. De très-près, c'est à peine s'il b possible de constater la déformation ; mais, quand on se recule, i changements des dimensions de l'image s'exagèrent dans tous s sens, et deviennent vite appréciables ; malheureusement, si la ipille est étroite, le champ de vision est rapidement rétréci et ) permet bientôt plus d'embrasser toute l'étendue de la papille. L'ophthalmoscopc permet donc de reconnaître l'astigmatisme, de > renseigner sur la direction des méridiens principaux et de dé- 'rminer celui qui possède le maximum do courbure. On peut eni>re préciser davantage et se renseigner jusqu'à un certain point u moyen du miroir sur le degré de l'anomalie. Supposons qu'au-devant d'un œil emmétrope soit placé im erre cylindrique convexe à axe vertical, par exemple ; cet œil *t rendu artificiellement astigmate, puisque, sans changer la réfaction du méridien vertical (les rayons lumineux traversant le ylindre parallèlement à Taxe ne subissent aucun changement), ti augmente ainsi la réfraction dans le sens horizontal. Mois il est rtdent que si l'on surajoute au-devant de cet œil un autre verre ylindrique concave à axe vertical, de même force que le premier, ces deux verres se neutralisant mutuellement formeront un

(1) Voyez aussi la figure 64 et les considérations qui s'y rapportent.

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