S8 SYSTÈME MÉTRIQUE EN OPHTHALMOLOGIE
L unité adoptée pour le nouveau système, le numéro 1 de la nouvelle série des verres de lunettes, est une lentille de i mètre de dûtance focale {{). On l'appelle Dioptrie (D) (2). Sa force réfringente
est donc représentée par la fraction — .
On désigne par le numéro 2 la lentille qui a deux unités de force réfringente (dioptries), 2 D; par le numéro 3, celle quieo a trois, 3 D ; par le numéro 4, celle qui en a quatre, et qui par conséquent est quatre fois plus forte que le numéro \.
En suivant ainsi simplement les nombres cardinaux, on obtient une série de lentilles ayant entre elles le même intervalle, une dioptrie.
On a cependant trouvé que, dans la pratique, on avait besoin de lentilles plus faibles que celle de i mètre de distance focale. Poor cette raison, on a admis des fractions de dioptries, savoir : des lentilles de trois quarts de dioptrie (0,75), d'une demi-dioptrie (0,5), d'un quart de dioptrie (0,25).
On a également intercalé des quarts de dioptrie entre les numéros faibles de la série jusqu'au numéro 2,5 et des demi^dioptries du numéro 2,5 jusqu'au numéro 6.
Dans les numéros élevés de la série, par contre, l'intervalle d'une dioptrie a paru trop petit, une légère variation de la distance entre les lentilles et l'œil produisant déjà un effet plus fort qu'une dioptrie. Aussi a-t-on supprimé le numéro <9. De cette façon, Ton a arrêté la série représentée par la colonne 2 du tableao (voir p. 390).
\J intervalle qui sépare les numéros de la série, comme on le voit, est une dioptrie, ou la moitié ou le quart de l'unité, c'est-à-dire d'une dioptrie ; dans tous les cas, on peut apprécier ^inter^'alle directement par une simple soustraction de deux nombres. De cette façon, on sait immédiatement de combien un verre est plus fort ou plus faible qu'un autre, de combien une amétropie ou une pres' byopie a augmenté ou diminué.
(1) Proposition do Naffel et Monoyer.
(2) Monoyer,