‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 113 sur 146 · OPHTHÂLMOSGOPE Â RÉFRACTION DE LANDOLT · texte numérisé non relu

OPHTHÂLMOSGOPE Â RÉFRACTION DE LANDOLT

Le disque B contient deux lentilles convexes (+3,5 et +7), trois lentilles concaves ( — 3,5; — 7; — 10,5) et une ouverture vide.

EIn faisant tourner les deux disques autour de leur centre, on peut amener toutes les lentilles indiquées, suivant toutes les combinaisons possibles, derrière l'ouverture du miroir ophthalmoscopique.

En plaçant derrière le centre du miroir Touverlure vide du disque B, et en faisant tourner A à Taide des pointes noires (fig. 3, A), on voit passer devant l'ouverture les numéros convexes :

• A ce moment, nous plaçons le numéro +3,5 du disque B dans le centre de Tinstrument, et en faisant faire à A un second tour, nous obtenons les combinaisons suivantes :

£^ plaçant le numéro + 7 de B au centre et en continuant de faire tourner A, nous produisons :

Nous avons donc obtenu, outre zéro, une série de vingt numéros

convexes (de 0,5 à 10 D, ce qui correspond aux numéros 74 à 3 ^

de Tancien système), tous séparés par un même intervalle d'une demi-dioptrie.

Pour obtenir des verres concaves, nous plaçons la lentille — 3,5

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du disque B au centre, et, en faisant tourner devant elle le disque A, nous obtenons :

La combinaison de A avec le numéro — 7 de B, donne :

Enfin, le numéro ^ 10,5 de B donne, avec les lentilles de A, les numéros suivants :

En somme, vingt et un numéros concaves, de 0,5 à 10,5 (74 à 3 1> de Tancien système), sépcu*és également par un intervaDe

régulier de 0,5 D.

Cet ophthalmoscope fournit donc quarante-deux différents numéros de dioptries, sans que nous ayons besoin de remplacer les disques, comme dans rophthaimoscopo Loring, et tout en a}'aDt des verres plus grands et un disque plus petit que dans tout autre ophthalmoscope à réfraction.

Ainsi, Landolt a choisi des lentilles dont le diamètre est de 1 centimètre. Gela permet d^abord de les nettoyer plus facilement, mais surtout de se servir de Tinstrument pour la détermination subjective de la réfraction. On enlève simplement le miroir, et rinstrument devient, dans la main du malade, une lentille avec laquelle il détermine le numéro des verres de lunettes qu'il lui

PHAKOAIÈTRB DB SNELLEN. 395

faut, tout aussi bien qu*à l*aide des verres de nos boîtes d'essai.

Un mécanisme approprié fait apparaître toujours, au-dessous des lentilles^ le numéro résultant de leur combinaison.

Les lentilles de rophthalmoscope sont plan-sphériques et se regardent par leurs surfaces planes. Le miroir est percé d'un trou central.

Les numéros de 0 à 10 convexes et de 0 à 40,5 concaves suffisent pleinement pour la détermination de la réfraction à l'aide do rophthalmoscope. On pourrait quelquefois avoir besoin de verres plus forts pour la détermination subjective. C'est pour cela que nous avons ajouté à notre instrument un verre concave 10 de la grandeur du miroir. Cette lentille peut être introduite à la place de celui-ci pour la détermination de l'acuïté visuelle.

En faisant tourner les disques, nous pouvons augmenter à volonté la force de cette lentille, et le résultat est toujours facile à calculer, parce qu'on n'a qu'à ajouter le nombre 10 au numéro indiqué sur le disque. De cette façon, nous pouvons continuer la

série des verres concaves jusqu'au numéro 20,5 (ancien 1 7]-

De même pour les verres convexes : les lentilles fortes dont nous avons besoin pour la production de l'image renversée peuvent également servir à la détermination subjective de la réfraction. Pour cela, les numéros +10 et +âO ont été choisis.

On peut les introduire séparément dans le cadre du miroir, et obtenir par leur moyen les numéros convexes jusqu'à 20 (an*

cien 1 g-).

De cette façon, nous doublons donc le nombre de nos lentilles.

L'instrument peut en outre servir à la détermination de l'astigmatisme par le moyen d'une plaque dans laquelle est percée une fente sténopéique. Cette plaque, de même dimension que le miroir, peut être introduite à la place de celui-ci. On peut donner à la fente toutes les inclinaisons possibles, et l'angle qu'elle forme avec la verticale est indiqué directement sur la plaque (1).

PHAKOMÈTRE DE SNELLEN.

En comparant la colonne des distances focales des lentilles métriques avec celle des lentilles de l'ancien système, on voit immédiatement qu'un très-petit nombre seulement de ces distances dans l'ancien système coïncide avec celles du système métrique. 11 en

(I) L'instrument se trouve chez M. Crétès, opticien, h Pari».

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