‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 75 sur 146 · AMPLITUDE D'ACCOMMODATION · texte numérisé non relu

AMPLITUDE D'ACCOMMODATION

eiliaire et celles des muscles droits intef*nes, en d'autres termes, qu a un effort défini de Taccommodation correspond une convergence déterminée des axes optiques, et réciproquement. Quand les lignes visuelles sont parallèles, le muscle ciliaire se trouve en repos ainsi que les muscles droits internes ; mais, dès que nous commençons à fixer un objet rapproché, malgré nous, sans que nous en ayons conscience, le muscle ciliaire se contracte de telle sorlc que Taccommodation s'efTectue précisément pour le point où sentre-croisent les axes optiques. Néanmoins ces deux forces, convergence et accommodation, bien que liées lune à l'autre dans une certaine mesure, ne sont pas en corrélation absolue, c'està-dire que si par exemple les axes optiques convergent vers un objet situé à 12 pouces, la vision peut être nette, bien que l'effort de l'accommodation se fasse pour une distance un peu plus ou un peu moins grande que i2 pouces.

Wolkmann (I) et Donders ont démontré ce fait d'une façon fort simple en plaçant au-devant des yeux maintenus en convergence vers un point rapproché de faibles verres convexes ou concaves. Dans ces conditions la vision reste nette ; or, dans le premier cas, Taccommodation se relâche par le fait de Tinterposition du verre convexe ; dans le second, au contraire, la présence du verre concave exige un efTort plus considérable. Inversement, quand les yeux font un effort d'accommodation déterminée pour apercevoirun objet situé à une certaine distance, les axes optiques peuvent se déplacer légèrement en avant ou en arrière du point de fixation sans que la vision devienne confuse. En effet, si on interpose pendant la fixation des prismes d'un faible degré à base externe ou interne, le point lumineux est dévié vers le sommet du prisme ; il se rapproche, dans le premier cas, il s'écarte dans le second, l'effort d'accommodation restant le même, et pourtant il ne cesse pas pour cela d'être vu nettement.

Pour une convergence donnée, l'accommodation peut donc varier dans de certaines limites, augmenter ou diminuer sans que la vision se trouble. A une convergence donnée correspond donc une certaine amplitude d'accommodation, qui reçoit le nom d'amplitude *'elative d'accommodation.

En représentant par-— l'amplitude relative de Taccommodation,

elle est donnée par la formule -t-^tj ir-

(I) S€Uê BêUragê zur PhysLlogîe des Gssichtsinnes. 1830, p. 148. A MME. Mal* des yeux, t. ii. Ifif

Dans cette formule, P, et Rj représentent les distances pour lesquelles les yeux possèdent la faculté de voir distinctement toutea restant accommodés pour un point intermédiaire entre P, et R,.

L'amplitude relative de l'accommodation ~ comprend deux par-

ties distinctes, Tune positioCy Tautre négative,

La partie négative de l'amplitude relative d'accommodation est celle qui a été déjà utilisée pour arriver à fixer un point déterminé ; elle est mesurée par les verres convexes les plus forts qui permettent de voir encore nettement à cette même distance. Ces verres convexes, en efTet, équivalent à Taugmentation de courbure que le cristallin avait subie pendant TefTort d'accommodation, effort qui devient inutile dès que ces lentilles sont en place.

Quant à la partie positive de l'amplitude relative d'accommodation, elle est donnée par les verres concaves les plus forts avec lesquels la vision de l'objet fixé reste encore nette. Pour neutraliseï— l'effet de ces verres concaves, l'œil est forcé d'user toute l'accommodation dont il peut encore disposer.

Or, fait important à connaître, la vision binoculaire ne peut «'effectuer aisément que pour les distances où la partie positive de Tamplitude relative d'accommodation l'emporte sur la négative.

Pour les objets éloignés, la partie positive de l'amplitude relative de l'accommodation est sensiblement supérieure à la partie négative. Aussi la vision binoculaire s'accomplit sans la moindre fatigue ; mais, à mesure que l'objet fixé se rapproche de rœil, le ranscle ciliaire se contractant de plus en plus énergiquement, l'excès de contraction qu'il est en mesure de fournir devient de moins en moins considérable, et la partie positive de l'amplitude de )*accommodation diminue de plus en plus, tandis que la partie néga^ tive augmente ; c'est ce qui nous explique pourquoi la vision binoculaire devient de plus en plus pénible ; à un moment donné, elle finit même par être complètement impossible.

BÉTERlirNATION DU PUNCTUM REMOTUM ET DU PUNCTUM PAOXIMUM.

Pour déterminer l'amplitude d'accommodation, il est nécessaire de connaître le point r le plus éloigné {punctum remotum) et le point p le plus rapproché de la vision distincte {punctum proximuni). Pendant la recherche du point r, les lignes visuelles doivent être parallèles, car c'est dans ces conditions seulement que l'accommodation reste en repos, elle entre en jeu à la moindre

Af^PLlTUDE D'ÂCCOM&fODÂTION. 291

convergence des axes optiques; on fera donc fixer un objet, les lettres de réclielle de Snellen, par exemple, h la distance d'au moins 5 mètres. L'œil sera reconnu emmétrope et le punctum remotum à Tinfini, c'est-à-dire que les rayons parallèles à Taxe optique se réuniront en foyer sur la rétine lorsqu'en plaçant de £aibles verres convexes ou concaves, Tacuïté visuelle au lieu d'augmenter s'abaissera. Mais, supposons que Toeil soit hypermétrope, les rayons parallèles à Taxe vont se réunir au-delà de la rétine, 1 axe antéro-postérieur de Tœil étant trop court. Pour qu'ils forment foyer sur la rétine, il faut qu'ils aient une certaine convergence, convergence telle que leurs prolongements aillent couper l'axe optique en un point r (punctum remotum) situé en arrière du centre optique. La position de ce point r sera obtenue en plaçant successivement devant l'œil du sujet examiné des verres convexes de plus eu plus forts. Â un moment donné, quand le foyer de la len-^ tille essayée coïncidera précisément avec r, les rayons parallèles à l'axe se réuniront sur la rétine et la vision sera parfaitement distincte. Le point r est situé, dans ce cas, en aiTière de l'œil, et sa distance au centre optique doit être considérée comme négative ; on voit qu'elle correspond à la distance focale du verre convexe qui donne le maximum d'acuité. Si Ton trouve, par exemplo^ qu'une lentille convexe n° 40 d(jnne lo maximum d'acuité, cela veut dire que l'œil [)ossède un degré d'hypermétropie tel, que les rayons incidents doivent aller couper Taxe à iO pouces en arrière de l'œil pour que réfractés ils se réunissent sur la rétine.

Chez le myope, au contraire, le punctum remotum n'est plus à l'infini) il se rapproche de l'onl, les rayons parallèles se réunissent en avant de la rétine, et il faut qu'ils soient divergents pour que leur foyer se forme sur l'écran rétinien. Supposons que le point r, situé à une distance finie, égale à </, soit le punctum remotum d'un œil myope : si l'on place devant cet œ.il un verre concave de d pouces de foyer, les rayons parallèles venus d'un objet «tué à /7«/?m/ divergeront comme s'ils venaient du foyer principal de cette lentille et se réuniront sur la rétine ; donc le numéro de la lentille concave qui rend la vision nette a distance nous donnera la distance du punctum remotum de Tœil myope.

La détermination du point p le plus raï>proché de la vision Aï^ [ïncte (punctum proximum)j s'obtient au moyen d'un petit instrument consistant dans un petit châssis contenant des fils fins tendus verticalement. On les approche de l'œil jusqu'à ce que leurs bords perdent leur netteté et qu'ils apparaissent avec un double contour. A ce moment, on mesure la distance qui les sépare de l'œil au

moyen d'un ruban méirique et l'on a ainsi la distance (in pu nctiim pruximum. Les résultais oblenu^ varient dans une certaine limrtr et selon que les personnes sont habituées ou non à meltre enjeu uu à relâcher à volonté leur accommodation.

Le punctum proximum peut encore être déterminé avec un? approximation suivante au moyen de l'expérience de ScheJDur.

Cette expérience consiste à fixer un objet de petite dimenviuii' tel qu'un cheveu ou un point lumineux à travers un écran percé de deux ti'ous rapprocbés, et dont l'écartcment est moàiért^lt diamètre de la pupille. Comnic écran, on peut se servir d'on morceau de carton |)i'rcé de deux tmn» avec une épinsle.

lie*"

L'écran étant placé devant l'œil eu expérience, tant quR l'objel fixé est situé à une distance pour laquelle l'accommoda lion cl encore possible, il est vu simple : mais si on le rapproche pi'u ^ ])eu il arrive un moment où il est vu double; or, c'est à ce nionifii^ précis que la limite do la vision distincte est franchie. Jeton» effet un coup d'œil sur la figure 56.

Dès que le point lumineux A dépasse la limite pour laquelle 1' est capable d'accommoder, les rayons lumineux A D, A Ë, &u li< d'aller se réunir on un même point sur iB rétine, vont se joindr»? au delà, en 0. Chacun d'eux rencontrera donc isolément Ift rélin** en I, r, et l'objet sera vu double en A', A", sur le prolongeme» ■■ des lignes I A', I A", qui passent par le centre optique de l'œil'

Une fois le punctum proximum ainsi déterminé, si l'on éloipi*^ de nouveau le petit objet qui sert à l'expérience, il reparait simpl* et si l'œil est emmétrope il restera simple quel que soit sonêluiitD^'* ment. Mais .-s'il s'agit d'un myope chez lequel le punctum remot"^ *c trouve â une distance finie, à partir de ce point, l'ubjel rewJ*-' (.'iicore scia vu doublr. Lu (i«ure 37 le démontre clairemenl '■ ^

V AMPLITDDE D'ACCOMMODATION. 991 ^payons A D, A E, se ivjoignant en 0, en avant iIr la rt-line, l'en- ^Bontr^nt cette ini'mbrnnr m deux [loinf^ 1, 1'. .Miii.-; rcmnnjiinns

iqu'ici les positions îles images par rapport aux trous do ri'^cran

Wt inverses aux pi-<Acédentes.

On Irouvcru plu; loin la dcfcriplion d'instruments spéciaux cousus sous le nom d'oplumkres, qui servent également à di:'tcrrainer lepunctum proxjniiira et le punctntn remoliim.

HYPERMÉTROPIE.

DE l'œil HYPERMÂTROPE. — DUONOSTIC DE L'HYPERMÉTROPIE. — VISION DES HYPERMÉTROPES. -— ORIGINES ET CAUSES DE L'HYPERMJ&TROPIE. — ASTHÉNOPIE ACCOMMODATIVE. — RAPPORT ENTRE LE STRABISME CONVERGENT ET L'HYPERMÉ- TROPIE. — CHOIX DES VERRES CORRECTEURS. — APHAKTE.

DE L'OEIL HYPERMÉTROPE.

L'hypermétropie se caractérise ainsi : les rayons lumineux venant de rinfini, au lieu de se réunir, comme dans Tœil emmétrope, sur la rétine, se réunissent en arrière de cette membrane. Il est bien entendu que cette définition, comme d'ailleurs les considérations suivantes, s'applique a Tœil dans un état de repos parfait^ à l'œil dont Taccommodation ne fonctionne pas. Les contractions du muscle ciliaire modifiant la forme et par conséquent la réfringence du cristallin , il faut les annihiler pour apprécier exactement la puissance de réfraction résultant de la structure de Tœil luimême.

Or, deux modifications anatomiques différentes peuvent rendre Tœil hypermétrope : 1° Taxe antéro-postérieur est plus court qua Tétat normal et la rétine placée par conséquent en avant du foyer principal du système dioptrique ; c'est la cause la plus fréquente do ce vice de réfraction ; 2° le système dioptrique possède une puissance de réfraction moindre qu'à Tétat normal.

On conçoit très-bien que l'aplatissement de la cornée, le déplacement en arrière du cristallin, = l'absence de cette lentille après l'opération de la cataracte, soient autant de causes capables de diminuer le pouvoir réfringent des milieux transparents et par conséquent de produire une hypermétropie, à laquelle, en raison de son origine, on donne le nom d'hypermétropie de courbure. Quant au raccourcissement de l'axe antéro-postérieur, il est très-souvent, congénital, et résulte d'une construction particulière du globe oculaire. Dans ce cas, l'hypermétropie est dite aa?{fe.

Dans l'œil hypermétrope, des rayons parallèles venus de Tin-

DE L'ŒIL HYPERMÉTROPE. 295

fini tombant sur la cornée, traversent les milieux transparents et

vont se réunir au foyer principal, où ils donnent l'image d'un point.

Mais comme la rétine se trouve placée entre le système dioptri-

que de l'œil et le foyer principal, il en résulte évidemment que

ce n'est plus un point qui vient se peindre sur cette membrane,

mais bien un cercle de diffusion. Supposez qu'un certain nombre

de points lumineux placés à l'infini envoient chacun un faisceau

de rayons lumineux dans cet œil hypermétrope : autant de points

lumineux , autant de cercles do diffusion empiétant plus ou

moins les uns ëur les autres ; de là mélange dïmagcs différentes,

vision confuse, et d'autant plus confuse que les cercles de diffusion

seront plus grands, c'est-à-dire que la rétine sera plus éloignée

du foyer principal de Tœil ou, ce qui est la même chose, que

Vhypermétropie sera plus prononcée.

DES DIFFÉBENTS DEGRÉS d'hYPEAMÉTBOPIE.

L'hypermétropie se présente à des degrés divers^ qu'il est trèsimportant de pouvoir apprécier exactement dans la pratique. T) après ce qui précède, il est évident que pour un œil hypermétrope la vision nette à l'infini, sans accommodation, est impossible : l'image des objets éloignés sera toujours confuse sur la rétine, puisqu'elle s'y représente par des cercles de diffusion.

Pour obtenir la netteté de la vision, il faut que l'écran soit porté en arrière, au foyer principal, ou bien que le pouvoir réfringent des milieux transparents soit augmenté. La première condition ne saurait être réalisée : la longueur de l'axe antéro-postérieur et par conséquent la position do la rétine sur cet axe restent invariables, La réfringence du système dioptrique peut au contraire subir des modifications importantes : ou, ce qui conduit au même résultat définitif, on peut faire que les rayons, au lieu d'arriver à l'œil parallèles tombent sur la cornée avec un certain degré de cort" vergence suffisant pour que, après avoir été réfractés, ils se réunissent sur la rétine.

Plus prononcée sera l'hypermétropie, plus prononcée aussi devra être la convergence des rayons tombant sur la cornée. On peut donc considérer ce degré de convergence comme proportionnel à l'hypermétropie, et, si nous pouvons le mesurer, nous aurons une détermination du degré de l'hypermétropie.

Prenons quelques exemples. Dans la figure 58, les rayons AB, CD tombent sur la cornée avec un certain degré d'incidence, grâce

296 HYPERMÉTROPIE.

auquel ils peuvent, après réfraction, se réunir sur la rétine. Ces rayons, prolongés suivant leur direction primitive, vont couper Taxe antéro-postérieur de l'œil à 24 pouces en arrière du centre optique en P. Sauf une très-légère ditîérence, la convergence que possèdent ces rayons au moment où ils pénètrent dans l'œil équiraot h celle que donnerait à des rayons parallèles une lentille conver-

Fip. tiS.

gente de 24 pouces de foyer. Voilà la mensuration de Tincidenee des rayons ; n'est-il pas clair que c'est aussi la détermination du degré de l'hypermétropie ? Si, pour faire image sur la rétine, les rayons doivent tomber sur la cornée ayant subi déjà la réfraction d'une lentille de 24 pouces de diamètre, c'est évidemment que le pouvoir réfringent du système dioptrique est trop faible d'une quantité représentée par le pouvoir réfringent d'une lentille de 24 pouces de foyer.

Autre exemple : des rayons convergents pénètrent dans un œil ; pour qu'ils se réunissent sur la rétine, il faut que, prolongés suivant leur direction primitive, ils aillent couper l'axe à 8 pouces en arrière du centre optique. Dans ce cas, Thypenné-

tropie sera représentée par -. Elle est compensée par une lentille

convexe de 8 pouces de foyer.

Nous possédons donc un moyen très-simple de rendre dis^ tincte la vision confuse de l'hypermétrope. 11 suffît de placer devant son œil une lentille biconvexe donnant aux rayons parallèle* la convergence nécessaire pour que, après avoir subi la réfraction des milieux transparents, ils aillent se réunir sur l'écran rétinien- Ainsi, dans le premier exemple cité, une lentille biconvexe d^ 24 pouces de foyer, et, dans le second, une lentille du mêm® ^enre de 8 pouces, rempliront parfaitement les conditions indi- (IU(''es.

Réciproquement, l'usage des lentilles biconvexes conduit à l* (h'tormihation des degrés de l'hypermétropie. Si un œil voit dis-

DE VŒM HYPERMÉTROPE. 307

^ictement à llnfini avec une lentille biconvexe de 24 pouces de foyer, cela prouve que, pour se réunir sur la rétine, les rayons qui pénètrent dans cet œil doivent converger vers un point situé kîi pouces en arrière de son centre optique ; cet œil est donc

atteint d'une hypermétropie égale ù — . Voici comment on procédera dans la pratique.

Le sujet à examiner est placé h âO pieds do réchelle de Snellcn. A celte distance, tout œil emmétrope dont Tacuïté visuelle est intacte, lit distinctement les caractères de réchelle do Snellen jusqa au n* XX. L'accommodation étant paralysée par l'atropino, il s'agit d'examiner le système dioptriquc à rétnt statique. Le sujet cherche à distinguer les caractères de l'échelle. La vision reste confuse. C'est une preuve que l'œil possède quelque anomalie de réfraction. Devant cet œil nous plaçons alors successivement la lérie des verres convexes {i), on commençant par les plus faibles : par exemple, ceux de 48, 42, 30 pouces de foyer, etc. A un moment donné, la vision, qui s'est améliorée progressivement, cesse d'être confuse et le malade lit distinctement les caractères de l'échelle 9 comme si son œil était réellement emmétrope. Le verre «pi donne ce maximum d'acuïté visuelle mesure le défaut de rtfiraction du système dioptrique ; en d'autres termes, le numéro de ce verre indique le degré de l'hypermétropie.

Pour un degré déterminé d'hypermétropie, un seul verre est capable de fournir le maximum d'amélioration de la vision. Un terre trop faible ne compense pas suffisamment le défaut de réfringence des milieux transparents : les rayons incidents se réunissent encore en arrière de la rétine et ce sont des cercles de diffusion <pi se peignent sur cette membrane . Inversement, le verre est-il trop fort, les rayons pénètrent dans Tœil avec une convergence exagérée ; ils se réunissent au-devant de la rétine, qui ne reçoit encore que des cercles de diffusion : l'œil se trouve dans les conditions d'un œil myope. Donc, toute lentille biconvexe qui rendra ^incte la vision confuse d'un œil hypermétrope mesurera, et mesurera seule, le degré d'hypcnnétropic de cet œil.

Nous ferons remarquer que dans l'œil emmétrope le point le plus éloigné de la vision distincte (ponclum remolum) est à l'infini. ^^^z l'hypermétrope il se trouve en arrière de l'œil. C'est le point ^0 les rayons doivent couper l'axe pour qu'après réfraction ils

()) Les Duroérofl des verres convexes et concaves qui se trouvent habiluelln- **Dt dans les bottes d'essai sont les suivants : 72, 60, 48, 42, 36. 30, 24, 20, 18, *•' *5, 14, 18, 12, 11, 10, 9, 8, 7, 6 ; , 6, 6 1 , 5, ^ , 4, 8 ^ , 3 î-, 3, 2 J, 2 4, 2 i , 2.

208 HYPERMÉTROPIE.

forment foyer sur la rétine. Sa distance au centre optique correspond donc h la longueur focale de la lentille capable de faire codverger vers ce point les rayons parallèles à Taxe optique, lentille qui donne précisément le degré de l'hypermétropie.

Inversement, il est évident que si Ton connaît la position de ce punctum remotum on connaîtra le degré de H.

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