‹ Traité des maladies des yeux (volume 2)Chapitre 79 sur 255 · CONJONCTIVE · texte numérisé non relu

CONJONCTIVE

Pans cet espace on remarque une pelitc. saillie arrondie et globuleuse qui remplit le fond et la partie interne du lac lacrymal : c'est la c.aromule Imrymale (fig. 73, A) sur laquelle on peut distinguer des poils excessivement fins et les orilices de quelques follicules. Après l'avoir recouvert, la conjonctive se porte siu* le globe de l'œil et forn)e en cet endroit un repli connu sous le nom de semi-lu nuire. C'est le vestige de la membrane clignotante que Ton trouve chez les animaux.

L'angle externe n'olfre rien de parliculier, si ce n'est qu'on y aperçoit les ouvertures des conduits de la glande lacrymale.

4. En se réiléchissant sur le globe de l'œil, la conjonctive forme des plis plus ou moins nombreux et un cul-de-sac assez profond, que l'on désigne sous le nom de cul-de-sac ou sillon occulo-palpébrul. D'après Ricliet (t), le fond de ce sillon est éloigné du bord libre de la paupière supérieure de 22 à 25 millimètres, et de 1 1 à 1 3 de l'inférieure.

Ce cul-de-sac est beaucoup plus profond en haut qu'en bas. Ici la conjonctiv s'unit au ligament occulo-palpébral au moyen d'un tissu cellulaire à mailles trèslarges, ce qui lui permet de se distendre et de glisser sur le globe de l'œil.

5. La portion oculaire ou scléroticale de la conjonctive est mince et complètement transparente ; elle laisse voir la sclérotique et rend le globe de l'œil très-luisant. Elle adhère à la capsule de Tenon qui recouvre la sclérotique au moyen de mailles largej. dans lesquelles on Irouve des cellules graisseuses.

Près du bord externe et interne de la cornée, la conjonctive recouvre une pelittf élevure blanc jaunâtre qui n'est autre qu'un amas de tissu cellulo-graisseux plus dense, que l'on appelle pinguecula et qui adhère intimement à la sclérotique. '

En se rapprochant de la cornée, la conjonctive s'amincit, adhère plus intimement à la sclérotique et empiète légèrement sur la cornée dans une étendue de 2 à 3 millimètres, la couche épilbéliale seule se prolonge sur le reste delà cornée.

Structure. — La surface de la conjonctive est tapissée par des couches plus ou moins épaisses de cellules épithéliales. Selon Krause, ces cellules sont cylindriques sur la portion palpébrale, et elles se transforment successivement sur la sclérotique en

cpilhélium pavimenteux, épais de 0.06 millimètres.

Le tissu propre de la conjonctive, analogue au derme de ■ la peau, est constitué par le tissu lamineux qui forme sur la portion palpébrale et dans le cul-de-sac des saillies en forme, de papilles, ce qiii a permis à Krause d'appeler ce lissuj corps pa])illaire . Ce corps papillaire s'amincit très-sensible-| ment sur la sclérotique, et, d'après Kolliker, il fait complé-î tement défaut au delà du cul-de-sac. A peine visibles au| voisinage des cils, les papilles deviennent plus saillantes au| niveau du cartilage tarse (fig. 74); leur relief est moins |)ro-i' noncé au niveau du cul-de-sac conjonclival, mais leur basef est plus large. Chacune des papilles est composée de tissuji cellulaire, dans lequel s'incurvent de petites anses vasculaires.1 Artères. — Les vaisseaux artériels de la conjonctivep proviennent des branches musculaires lacrymales, ainsi (lue ' d'autres branches terminales de l'artère ophlhalmique. Elles > communiquent avec les artères palpébrales et la temporale ' Fig. 74. — Papilles de superncielle. Les artères de la conjonctive bulbaire ont des < la conjonctive. anastomoses avec les ciliairos antérieures.

Les veines de la conjonctive se rendent dans les veines > ophthalmiques, faciales, temporales, etc.

Vaisseaux lymphatiques. — L'existence des vaisseaux lymphatiques dans la conjonctive est contestée par plusieurs anatomistes. Mais les recherches de liruch ('2),

(1) Richet, Traité tfanat. médico-cliir. , p. 357.

(2) Bruch, /citsrhHft fiir wissemcha/K. Zooluyic, 1853, t. V, p. 227.

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