Coupe des éléments la rétine de l’homme
et l’autre à la limite interne de cette membrane. Entre l’une et Tant™ „ * diverses autres couches qui se succèdent d’une manière assez régulière! Ce soTrk
f^mSSSMü. Lât0nn®p,et eÔQes ««veux ; 2, 4, couches granul,
(.*) 1, couche des bâtonnets et cônes nerveux ; 2 A couches ,
ANATOMIE
couche granuleuse externe (fig. 270, 2), couche intermédiaire (3), granuleuse interne (4), moléculaire (5) et ganglionnaire (6).
1 . La couche des bâtonnets et des cônes, appelée aussi membrane de Jacob,, constitue la partie la plus externe de la rétine. Elle se compose de deux éléments principaux, les bâtonnets et les cônes.
a. Les bâtonnets ont la forme de prismes polyédriques longs, occupant toute l’épaisseur de la membrane de Jacob (fig. 271, 2, a). A l’extrémité, chaque bâtonnet porte un noyau sphérique, auquel il adhère intimement; de son bout interne on voit quelquefois émaner, d’après Ritter, un filet à peine perceptible qui est en communication avec un grain de la couche granuleuse. On suppose même que ce filet ténu traverse le bâtonnet dans la direction de l’axe, et communique avec sa base qui forme une sorte d’élargissement en massue.
b. Les cônes se composent de deux articles ou plutôt de deux cônes, dont les bases se sont fondues ensemble (fig. 271 , 1 , a, c). On y remarque, pour cette raison, une partie médiane un peu élargie, et deux parties effilées et coniques, dont l’une se porte vers la surface externe et l’autre du côté interne. Le sommet de cette dernière portion communique avec un noyau très-fin. Il se trouve sur le trajet du filet nerveux, qui à son tour traverse le centre du cône dans toute sa longueur.
La distribution de ces deux éléments varie dans les différentes régions de cette membrane, et tandis que dans la macula il n’ existe que. des cônes; leur nombre diminue progressivement à mesure qu’on se rapproche àeYoraserrafa ; au contraire, les bâtonnets n’existant point dans la macula, ils deviennent de plus en plus nombreux à mesure qu’on s’éloigne de cette dernière. Vers l’extrême périphérie au voisinage du cercle ciliaire; les bâtonnets et les cônes disparaissent totalement avec les authes éléments nerveux, et il n’y a que les couches cellulaires ou connectives qui s’y retrouvent.
2. La couche granuleuse, externe ou des noyaux se compose de deux sortes de
(*) A, coupe verticale de toute l'épaisseur de la rétine durcie par l’acide chromique ; l, membrane limitante avec les filets de soutien ascendants ; f, couche des fibres du nerf optique ; g, couche des ganglions ; n, couche grise, finement granulée, traversée par des fibres radiaires ; k, conebe granuleuse intérieure (antérieure); i, couche intergrannlaire; k', couche granulaire extérieure (postérieure); s, source des bâtonnets et des cènes. - Grossissement : 800 diamètres. — B, C, d’après H. Muller, fibres radiaires isolées.
RÉTINE
noyaux, ceux des cônes et ceux des bâtonnets. Pour le professeur Robin, ce ne sont que des myélocytes séparées par de la substance amorphe, hyaline.
B. Couche intermédiaire (i). — Elle est formée de matière amorphe, traversée de nombreuses fibrilles flexueuses.
4. La couche granuleuse interne renferme de petites cellules anguleuses pourvues de prolongements. Les trois dernières couches n'en forment qu’une, selon le professeur Robin.
5. La couche moléculaire, appelée par Robin couche granuleuse grise, est formée de matière amorphe semblable à de la substance cérébrale.
6. Couche ganglionnaire. — Plus épaisse que les précédentes, elle est constituée en grande partie par des cellules nerveuses multipolaires (fig. 274) contenant des noyaux
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Fig. 273. — Cellules nerveuses. Fig. 274. — Noyaux de la rétine (*).
à contours bien précis. Ces cellules s’anastomosent entre elles, et fournissent en outre des prolongements, ou cylinder axis, vers la couche précédente, ainsi que du côté de la couche des fibres optiques.
7. La couche des fibres nerveuses est constituée par l’épanouissement du nerf optique. Elle est partout très- vasculaire ; son épaisseur varie selon les différentes régions de la rétine. Près de la papille du nerf optique, elle est très-épaisse et mesure jusqu’à 0ram,2 ; au voisinage de la macula , elle disparaît presque complètement.
A mesure qu’on se rapproehe de l’ora serrata, on la voit diminuer et disparaître complètement.
Les sept couches nerveuses constituent la partie principale de la rétine. D’après Schultze, la rétine est limitée à sa surface externe et interne par deux membranes limitantes, l’une externe et l’autre interne. Elles sont reliées entre elles, par un système de fibres rayonnées dont la découverte appartient à H. Müller (4), et qui sont appelées aussi fibres de Muller (fig. 271 , 2, e).
B. Tache jaune et fosse centrale. — Le centre de la rétine, qui correspond à l’extrémité postérieure de l’axe optique, est occupé par la tache jaune [macula lutea), au milieu de laquelle on constate une forte dépression appelée fosse centrale.
La tache jaune présente une forme ovale, dont le grand diamètre est horizontal et mesure 2 millimètres. Ici toutes les couches de la rétine ont subi des modifications ; la principale est certainement celle de la membrane de Jacob, qui ne se composé ici que de cônes. Les granulations des cônes et les fibrilles des cônes y sont conservées, tandis que les couches intermédiaires, granuleuse interne, moléculaire, ganglionnaire,
(1) H. Müller, Observations sur la structure de lu rétine (i Comptes rendus de l'Académie des sciences, Paris, 1856, p. 743).
(*) a? noyaux de la rétine, sans on avec stries transversales.
ANATOMIE
et des fibres nerveuses, s’effacent presque complètement,' comme on peut s’en convaincre par la figure 275, empruntée au docteur Schultze.
11 importe de connaître exactement la disposition des fibres dans la région delà macula lutea. Il en est qui arrivent droit à la tache jaune, et se perdent insensiblement à sa périphérie; les autres la contournent en décrivant une courbe.
Quant au foramen centrale de la rétine, dont parle Sœmmering, il est démontré aujourd’hui qu’il n’existe point sur les yeux très-frais, et n’est par conséquent que l’effet de la macération cadavérique. Kolliker a constaté l’intégrité parfaite de cette région en l’examinant sur les yeux des suppliciés. La même chose a été démontrée plus tard par Coccius et Jæger sur les yeux des animaux.
C.. Ora serrata de la rétine. — Les éléments nerveux de la rétine se raréfient de plus en plus, à mesure qu’on se rapproche de la partie équatoriale de l’œil. Toute la membrane s’amincit très-sensiblement, perd successivement tous ses éléments et n’est plus représentée que par son tissu connectif. C’est cette partie de la rétine, qui n’a du reste que des limites de convention, qui est généralement appelée ora serrata de la rétine.
La membrane nerveuse visuelle se termine en avant d’une manière insensible, en se soudant avec la membrane hvaloïdienne. Dans la région ciliaire, la rétine n’est plus rétine; elle n’existe plus comme membrane nerveuse, mais elle constitue là avec la hyaloïde un tissu qui peut faciliter l’endosmose et l’ exosmose, et entretenir ainsi la nutrition et reproduction du corps vitré.
Vaisseaux de la rétine (fig. 276). — L’artère centrale de la rétine est la source principale de la nutrition de cette membrane. Après avoir franchi le trou optique de la sclérotique, elle se divise à la surface de la papille en deux branches, une supérieure, l’autre inférieure. Ces branches se divisent dichotomiquement, et forment sur toute l’étendue de la rétine une arborisation que nous voyons si bien à l’ophthalmoscope. Les veines suivent partout les artères et aboutissent aussi à la veine centrale sur la papille.
Dans la région de la macula, les vaisseaux n’arrivent pas à son centre, mais ils disparaissent insensiblement â une certaine distance d’elle.
Au pourtour delà papille, on trouve quelques ramuscules vasculaires de la gaine du nerf optique, qui se rendent plus spécialement vers la région de la macula.
(*) I , couche de pigment; % couche des cônes; 3, membrane limitante externe; 4, granulations des cônes; 5, fibres des cônes ; 6, couche intermédiaire ; 7, couche granuleuse interne ; 8, eouche moléculaire ; 9, couche ganglionnaire; 10, couches des fibres nerveuses optiques.
RÉTINE
Les lymphatiques et les nervi neroorum n’ont pas été encore découverts dans la rétine, mais il n’y a pas de doute qu’ils y existent.
Fig. 276. — Vaisseaux capillaires isolés de la rétine d’un enfant d’un an (Ch. Robin),
Fig. 277. — Coupe longitudinale de la tunique externe (*).
Fig. 278. — Coupe transversale de la tunique externe, fibres élastiques (**).
La structure intime des artères de la rétine ne diffère pas beaucoup de celles du cerveau. Leurs parois sont constituées par trois tuniques superposées :
1° Tunique interne, recouverte d’une couche épithéliale;
2° Tunique moyenne, formée de fibres musculaires de la vie organique disposées circulairement en anneaux. C’est dans cette même couche musculaire que le docteur Gimbert (1) a trouvé aussi des fibres longitudinales, qui jusqu’à lui avaient été méconnues (fig. 277 et 278);
(1) Gimbert, De la structure et de la texture des artères, thèse de Paris, 1865.
traitée par l’aeide acétique, et démontre la direction longitudinale des fibres élastiques; ou voi >s d’avant en arrière. — Grossissement : 500 diamètres. (Gimbert.)
îrand nombre des fibres élastiques est coupé en travers ; les intervalles qui existent entre se es en faisceaux, sont comblés par de !a substance amorphe et des fibres lumineuses gonflées ps — Grossissement : 500 diamètres. (Gimbert.)
(*) Elle a été t (**) ï.e plus gr
l’aeTde ac’êliqne^