‹ Traité des maladies des yeux (volume 3)Chapitre 6 sur 245 · Si la fente palpébrale est égale dans les deux yeux · texte numérisé non relu

Si la fente palpébrale est égale dans les deux yeux

3. Si les yeux se ferment et s’oüvrent d’une manière régulière et s’il n’v a pas des clignements très-fréquents; s’il n’y a pas de chute des paupières ou d’obstacle à leur occlusion.

h. Il faut constater aussi quelle est l’épaisseur de la paupière et de son bord libre, et voir s’il n’existe pas d’œdème ou d’hypertrophie des tissus palpébraux.

5. Il faudra s’assurer dans quel état se trouve la peau des paupières, si elle est rouge et gonflée, si les plis sont régulièrement disposés ; s’il y a des ecchymoses, des abcès, des éruptions ou des tumeurs à la surface, quelle est leur nature.

6. Pour juger cette dernière question, il est nécessaire de procéder à la palpation et quelquefois d’opérer le renversement des paupières, afin d’apprécier la profondeur qu’occupe la tumeur.

Bords libres des paupières. — Les bords libres des paupières doivent être examinés avec le plus grand soin, et on recherchera :

i . S’ils s’appliquent bien sur le globe de l’œil, et s’ils ne sont pas renversés, soit en dedans, soit en dehors. Pour faire cet examen, on recommande au malade de serrer fortement les paupières et de les ouvrir ensuite ; la déviation se déclare alors plus marquée et on la reconnaît en faisant regarder tantôt en haut, tantôt en bas;

2. On verra s’ils ne sont pas gonflés, et si les crêtes du rebord sont bien conservées.

Dans les affections chroniques des conjonctives et des paupières, les bords, au lieu d’être taillés en biseau, sont arrondis, émoussés, rouges et ulcérés.

3. Puis on s’occupera de la disposition des cils : sont-ils déviés par places ou sur toute l’étendue du bord libre ? ne touchent-ils pas la cornée ?

k. N’existe-t-il pas à leur racine des incrustations, et, celles-ci enlevées, ne recouvraient-elles pas des ulcérations?

5. Y a-t-il des abcès, des ulcères, ou des tumeurs sur le bord libre ?

6. Les orifices des glandes de Meibomius, au voisinage des racines des cils, ne sont-ils pas obstrués?

7. Il faut s’enquérir ensuite de la situation des points lacrymaux, savoir si leur ouverture est béante et s’ils ne sont pas déviés.

8. On soulèvera légèrement avec la pulpe du pouce la paupière supérieure, en l’attirant successivement en haut et en bas, pour savoir si ces mouvements sont libres et faciles, et s’ils ne sont pas accompagnés de contractions convulsives.

Ce n’est qü’après avoir procédé à cet examen attentif de toutes les parties constitutives des paupières, qu’on interrogera le malade sur ses antécédents.

PAUPIÈRES ET SOURCILS

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