‹ Traité des maladies des yeux (volume 4)Chapitre 115 sur 122 · DE LA PHOTOGRAPHIE RÉTINIENNE AU POINT DE VUE MÉDICO-LÉGAL · texte numérisé non relu

DE LA PHOTOGRAPHIE RÉTINIENNE AU POINT DE VUE MÉDICO-LÉGAL

Il y a un certain nombre d'années, parut, dans un journal américain, une noie ui fit grande sensation. On pouvait, d'après l'auteur de cette note, en soumettant au daguerréotype la rétine d'un individu assassiné, retrouver l'image de celui qui l'avait frappé.

Cette fable ingénieuse intrigua le public pendant un certain temps, mais les hommes de science n'y crurent point. En 1869, le docteur Bourion envoya, à la Société de médecine légale de Paris, des photographies prises sur la rétine d'une femme assassinée, et qui représentaient, selon lui, le moment où l'assassin, après avoir frappé la mère, tue l'enfant, et le chien de la maison se précipite vers la malheureuse petite victime.

Ce tableau fantastique aurait pu rester sans commentaires, mais la Société a voulu démontrer l'absurdité de pareils faits, et chargea le docteur Vernois de lui en faire le rapport. Le docteur Vernois (1) démontra par les expériences faites sur les animaux qu'il n'y avait rien de vrai dans ces histoires. Les photographies n'indiquaient rien, ou plutôt on pouvait y baser autant de contes fantastiques qu'on aurait voulu. Il faut espérer que c'est la dernière fois qu'un pareil sujet occupera l'esprit des hommes de science.

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