‹ Traité des maladies du cœurChapitre 111 sur 418 · Irradiations douloureuses. — Pendant CC tcmpsla dou · texte numérisé non relu

Irradiations douloureuses. — Pendant CC tcmpsla dou

leur qui était d'abord circonscrite à la région précordiale s'irradie dans divers départements nerveux, souvent même au loin. Elle commence en haut à l'insertion du muscle deltoïde sur le bras, et de là se propage à la partie interne du bras en suivant le trajet du nerf cutané interne; elle peut aussi s'irradier dans l'avant-bras, même jusque dans les doigts et s'attacher aux terminaisons du nerf cubital des quatrième et cinquième doigts. A cette sensation digitale s'ajoute ordinairement une impression spéciale d'engourdissement et de refroidissement, ou d'impression de doigt mort. Plus rarement l'irradiation s'étend au bras droit ou à la fois aux deux bras. D'autres fois c'est la peau innervée par les nerfs Ihoraciques antérieurs qui se trouve envahie en avant à gauche de la poitrine, et de là la douleur gagne les nerfs émanés du plexus cervical, d'où elle peut s'étendre jusqu'à l'oreille gauche et en arrière à l'occiput, c'est-à-dire au nerf occipital. Mais ce n'est pas là encore la limite des expansions douloureuses. Dans quelques cas rares on l'a vu au plus fort de l'accès se répercuter dans les extrémités inférieures

TYPE CORONAIRE ANGINEUX.

(Friedreich). Dans ces derniers temps enfin Leyden a porté 1 attention sur les sensations douloureuses des organes abdominaux, qui présentent le type complet d'accès de cardialgie ou de coliques violentes. '

En général c'est l'irradiation vers le bras gauche qui a le plus d'importance et de fréquence, si bien qu'on a considéré ce phénomène comme caractéristiqitè.

3. cœm. et pouls. — Au milieu de cette invasion douloureuse, le cœur et le pouls, chose remarquable, n'éprouvent que des modifications variables,et souventnulles ; ily a des cas sans altération de l'ondée sanguine, sans changement dans la fréquence des battements. Ordinairement, néanmoins, le pouls s'accélère au point maximum de l'accès, mais en même temps son ampleur et sa tension diminuent. Le contraire est plus rare, c'est-à-dire le ralentissement du pouls avec une distention normale de l'artère radiale. Il peut même se faire que dans le même accès ces divers états alternent (Eichwald, Eulenbourg), ce qui tient à ce que tout accès intense se compose de petits paroxysmes isolés, entre lesquels il y a des pauses avec diminution de la douleur.

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