DES MALADIES DU MYOCARDE
vasculairc; puis lous les processus, qu'on a réunis sous le nom d'hypertrophie du travail.
L'autre cause de la distension est l'extensibilité de la paroi ventriculaire; elle embrasse les altérations anatomiques du myocarde, h savoir la dégénération graisseuse, l'adiposité du cœur, les soi-disant myocardites chroniques, les symphyses péricardiques. A côté de ces états se rangent les altérations microbiques du myocarde, les cas d'affaiblissement de la résistance de ce muscle par une dépression psychique, les hypertrophies de la vie de luxe.
Dans toutes ces formes de myocardites, la méthode d'OErtel peut amener un danger; cependant par l'habitude celui-ci peut s'amoindrir; ses avantages peuvent aussi disparaître devant l'hyperpression artérielle qui en résulte (Kroneker, Chauveau).
L'explication de ces faits est celle-ci : dans les muscles qui travaillent et dans les glandes de la peau qui fonctionnent, les artères afférentes se dilatent; en môme temps il y a un resserrement des autres vaisseaux du corps, et ce rétrécissement vasomoteur dépend, d'après Lichtheim, de la formation exagérée de G02 par le travail musculaire. Avec le surmenage et l'habitude, le développement de GO"^ s'enraye; c'est ce qui fait que l'ascension des montagnes peut diminuer les dypsnées. Mais dès que le besoin d'air se fait sentir, il y a un avertissement sérieux contre les mouvements corporels.
Résumé Abstraction faite des théories, Lichtheim considère la méthode pratique ^Qj^^^^g utile daus les compensations faibles chez les cardiaques luxueux et sédentaires; dans toutes les autres formes de dilatations le procédé est mauvais. La réduction des boissons dans ces conditions n'a pas d'avantages, mais pas d'inconvénients graves comme l'albuminurie qui avait été indiquée. Sport. Les sports anciens, comme l'équitation déjà recommandée par Stokes, les sports nouveaux, comme les bicyclettes, sont diversement jugés ; l'ancienne théorie ne se comprend pas; la nouvelle a de fortes raisons d'être. L'obésité avec le cœur à peine infiltré de graisse, à peine troublé dans ses fonctions, se trouve singulièrement corrigée, et cela infiniment mieux que par les procédés de gymnastique suédoise ou traditionnelle; la marche même prolongée ne mène pas à un grand résultat, si elle n'est pas secondée par lerégimeréducteurdontnousavonsparlé.
DOULEURS CAUDTAQURS
Art. VI. — Douleurs cardiaques. Cardiodynies.
Nothnagel a fait remarquer que dans les descriptions des auteurs excepté celles de Bamberger, Byram Bramwel et surtout G. Séc, il n'y a guère de place pour la douleur cardiaque que sous forme d'angine de poitrine.
Les sensations douloureuses ont des formes variéesqueles malades comparent à une piqûre, une déchirure, une térébration ; ou bien encore c'est une sensation de rupture du cœur intervenant au milieu d'un accès de palpitations.
La sensation douloureuse peut s'irradier dans le thorax à gauche jusqu'à la colonne vertébrale. On note souvent en même temps de l'hyperalgésie à la région précordiale, et de l'hyperesthésie dans une plus grande étendue; ces troubles peuvent môme exister en l'absence de toute douleur spontanée.
Il arrive souvent que la souffrance, quoique rapportée au cœur en est complètement indépendante. On a affaire à des hystériques, des chlorotiques, des anémiques, et non à des cardiaques. D'autres fois ce sont des goutteux ou des rhumatisants qui ont, disent-ils, la goutte ou le rhumatisme au cœur. Ce sont en réalité des fausses cardiodynies qui ont leur siège dans les nerfs musculaires thoraciques on intercostaux, ou bien, ce qui est plus fréquent, dans l'estomac, atteint de quelque dyspepsie flatulente de vieille date.
C'est un genre spécial de nosomanie cardiaque.
Les cardiodynies relèvent de deux ordres de causes.
C'est dans l'insuffisance aortique que la douleur se trouve le plus souvent ; sa fréquence est bien moindre dans les affections mitrales, surtout dans l'insuffisance.
Dans un autre ordre de faits il s'agit de myocardite,de dégénérescence graisseuse, de sclérose, d'hypertrophie idiopathiqiic, et bien plus souvent de dilatation, a mon avis.
Elle prend un intérètbien plus grand, d'après mon opinion corroboréepar celle de Nothnagel, enfixant l'attention sur le cœur, et en faisant dépister une cardiopathie commençante qui ne met encore en évidence aucun phénomène saillant. Le fait est d'autant plus remarquable que ces sensations ne consistent que dans des douleurs musculaires ou nerveuses périthoraciques. La douleur
Desci'iption.
Cardio-
dynie
fausse
Causes
Affections valvulaires.
(2) Myocardites.
(3) Point de côté cardi a que.