C II A PITRE V
MALADIES DES CLIMATS CHAUDS. — INSOLATION. — BOUTON d’aiEP OU DE B1SK.ua. — COLIQUE SECHE.
Dans les pays froids, riiomme doil lutter sans cesse contre le refroidissement extérieur; la combustion est angmenlée, et les poumons, pour iierincttrc le renouvellement de l’oxygène du sang et l’élimination de l’acide carbonique, doivent fonctionner avec un surcroît d’activité; les phénomènes inverses se produisent dans les climats chauds: pour rafraicbir.le corps, la transpiration s’exagère, le travail de l’appareil respiratoire diminue, mais les déchets provenant d’une combustion incomplète tendent à s’accumuler dans le sang, et comme le foie est chargé de les éliminer, sa fonction prend une importance nouvelle, l’rédominance des fonctions de la peau et du loic, telles sont les modifications principales que les pays chauds amènent dans l’économie ; et comme les organes les plus actifs sont aussi les plus sujets à devenir 1e siège des maladies, on comprend ponr([uoi le règne pathologique de ces climats est riche en alîections de la peau et du foie. La chaleur par elle-même peut donner lieu à des accidents graves et souvent mortels qui ont reçu le nom d’insolation, d'apoplexie de chaleur; les conditions atmosphériipies particulières aux pays chauds développent des lièvres dites climaliipies, des dysenteries, des alVeclions du foie, enfin elles jouent un rùle important dans l’apparition do ce qn’on a appelé l’endémo-épidémie annuelle des pays chauds.
Au commencement do l’année, on ne voit guère dans les hôpitaux d’Algérie, par exemple, que les reliquats de la saison chaude, de l'été et de l’automne; à mesure ipie l’hiver se passe, les salles se vident, il entre pou de malades, et parmi ceux qui restaient, les uns guérissent ou sont envoyés en convalescence, les autres succomheiil. Au printemps il y a peu de malades, peu de décès. Au mois de juin, les fièvres, les dysenteries se montrent de nouveau, mais peu graves en général ; en juillet et août le nombre des enirants atteint son maximum, et pour le seul mois d’août il y a presque autant de malades
MALADIES DES CLIMATS CHAUDS
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que pour les trois premiers mois de rannce (I). Au commencement de septembre le cliiffre des malades aux hôpitaux commence à décroître, lentement d’abord, puis plus rapidement, de sorte (pi’en décembre il est moitié moindre qu’eu août; mais le chiffre des décès ne diminue pas toujours dans la même [)ropoiiion, parce que l’iiiver esl extrêmement funeste aux individus atteints de dysenterie chronique ou de cachexie palustre.
Le tableau suivant montre que dans les pays chauds (Algéi'ie, Indes) les six premiers mois de l’année fournissent bien moins de malades et de décès que les six derniers (^).
KTAT DE LA MOUTALITÉ DANS LES PAYS TEMl'ÉllÉS ET CHAn)S.