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.MALADIIÎS I:T KI'IÜKMIKS DES AiîMÉES.
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cüli([nes sèclies en maniant le maslic au inininni; il était atteint de goutte elironi(|iie avec formation de to|iluts extrêmement voinmineiix, conlirmant ainsi le rap|tort (|ue Garrod et Charcot ont signalé entre la goutte et le saturnisme.
En somme, le rôle très-considérahie que joue le plomh dans Fétiologie de la cornjue sèche des pays chauds ne saurait jilus être nié, et c’est à M. Lefèvre que revient l’honneur d’avoir mis au jour ce fait si importantau point de vue de la prophylaxie; mais il n’est pas démontré (pi’au Sénégal et à Cajamne, par exemple, la colique sèche i-elève toujours du saturnisme. Il ne faut jamais ouhliei' (pie des causes dilféreutes peuvent donner lieu à des manifestations morbides analogues, sinon idenli(iues.
Parmi les origines les plus fréqueides de la coli(iue sèche saturnine, nous citerons ; le mastic au minium employé par les chauffeurs (coli((ue des chaulfenrs) ; l’eau des cuisines distillatoires : sur 15 échantillons M. Chevallier a trouvé 1 1 fois du ])lomh, U fois en proportion notable; les charniers munis de si|)hons eu plomh; les vases en étain; le rhum distillé dans des vases en plomh; la coli(pie sèche est très-fréquente en Amérique chez les personnes qui abusent de cette liqueur, deux fois toxique.
La colique sèche des pays chauds ressemble tellement à l’empoisonuemeiit saturnin, qu’il est à peine besoin de la décrire et (ju’on peut renvoyer le lecteur aux ouvrages qui traitent de cette dernière maladie. M. Dutroulau distingue trois degrés :
1'”' degré, colique simple : vomissements bilieux, constipation, douleurs abdominales très-vives, brisement des mem.bres.
2° degré, colique grave ; douleurs abdominales atroces siégeant à l’épigastre et à l’ombilic, convulsions lélaiii(}ues, paralysies. La maladie SC juge souvent par des selles très-abondantes.
degré, accidents de paralysie atrojihiipic et d’encéphalopathie pouvant amener rapidement la mort.
On a négligé souvent la recherche du liséré des gencives caractérisFnpie de l’intoxication saturnine ; depuis le travail de M. Lefèvre plusieurs observateurs ont noté l’cxisteuce de ce signe, mais il fait défaut dans un certain nombre de cas (Dutroulau).
La coli((ue sèche se montre frécpiemmcnt chez des individus anémiés, éprouvés par les lièvres palustres ou bien jiar la dysenterie.
Depuis la publication du mémoire de, M. Lefèvre on s’est applitiué dans la marine à faire disparaitre toutes les causes du saturnisme à bord des navires, et ces mesures ont rendu extrêmement rare l’apparition de la colique sèche. L’eau chargée de sels peut séjourner sans danger dans des réservoirs doublés de plomb : à Londres 50D00D de
MALAItllvS 1)I-:S CLIMATS CHAUDS.
ces réservoirs ii’oiU jamais donné lien à aucun accident; l’eau disliliée I au coniraire allaque trcs-facilcincnt le ploml), c’est pour cola que i l’eau des cuisines distillaloires se chargeait de sels plomhiqucs. Lors- (pie l'eau (pii circule dans des tuyaux de plomb renferme une grande (piantité de sels de chaux, il se forme un carhonatc double de chaux et de plomb ([iii inernste les tuyaux, et ce revêtement les protège contre des altérations ultérieures (1).
• Le traitemeid de la colique sèche est le meme (pie celui delacoli- I (pie saturnine; les purgatifs, le traitement dit delà Charité ont donné ! de bons résultats. Les bains sulfureux, l’électricité seront employés 1 . contre les paralysies consécutives; les toniques, les ferrugineux contre , l’état anémique qui accompagne souvent la colique sèche.
(ti Acail. itfis SC., séance du a l'évi'icr ISTT. Uoiniiumication de M. Halacd. — Academie d(i lur’deciiie, séance du 3 mars I87T. llapperl de M. Boudel.
CIIAIMTP.K VI
UYSE.NTEIUE.
liii dysenterie des pays cliauds a été Irès-hicn étudiée par les médecins anglais des Indes, Annesley (I), Moreliead ('>), entre antres; par nos collègues de la marine, Üntroulan (d), Delionx d(‘ Savignac (i), etc., et par les médecins militaires observant en Algérie; lions aurons soiivcnt à citer dans le cours de ce chapitre les travaux do llaspel (ô), de Canibay (0), d(> Caitelonp (7).
Il n’entre pas dans le pinn de cet ouvrage d’exposer d’nnc façon complète la géograpliic médicale de la dysenterie; nous iiods bonierons à citer les faits indispensables à l’étmle des causes de la dysenterie et de ses rapports avec les antres malailies des pays cbands.
Les pins anciennes relations (Bontins) parlent dé la dysenterie comme d’une maladie très-cominnne aux Indes; Tysler dit que les trois ipiarts des indigènes ineiiicnt de dysenterie chronique. Bans les présidences de Madras et du Bengale, la dysenterie règne surtout dans les plaines ipie traversent le Gange et le Bramapoutra, et sur la côte de Malabar; d’après Burcke et Maepberson, sur 100 décès généraux il y en a 30 par dysenterie clironique. Dans la iirésideiice de Bombay, la dysenterie a pris moins d’exlonsion; elle est rare dans le Dekan et dans le Sind, sauf sur les rives de l’Indus.
Les chiffres suivants empruntés à Moreliead donnent la lié(|uence de la dysenterie dans les trois présidences, et montrent que la maladie n’épargne pas beaucoup plus les natifs, les indigènes, ipie les
(1) Amiosloy ami Copland, Ileseai'ch. inlo the causes, nal. and treat. of diseas. (jf India. I.omlon, 1828.
(21 Clinical liesearches on discasc in India. I.omlon, l8o(\
dli Trailè des maladies des Kuvopéens dans les pays chauds, 18(11.
fil De lu dysenlerie. Paris, t8()8.
(ô) Maladies de l'Alyéi'le. Paris, 1852.
(()) De la dysenterie. Paris, 1817.
(7) Declierches sur la dysenterie du nord de l'Afrique, in Recueil méin. inéd. militaire, 2e série, t. VII, 1851.
OYSKMKIUK.
lui
Eiiroiii'ens. Ou voit aussi par cos tableaux que dans les trois prosi- (Icucos la dysenterie, l’iiépatite et les fièvres régnent de concert.
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Bengale. . . .