MALADIE 3 LOCALES
Viennent ensuite les décès par maladies chroniques et par maladie
chirurgicales.
Il est intéressant de comparer aux chiffres de mortalité de notre armée de Crimée ceuxfournisparDesgeneltes pour l'armée d'Orient (1). Depuis le départ de France jusqu'à la fin de l'an VIII, l'armée, forte de 30000 hommes, n'en perdit que 8915, savoir :
(1) Desgenettes, Histoire de l'armée d'Orient. Paris, 1830 (2° édit.).
Tués «tans les combats 3311
Blessés morts 854
Tués par accident 290
Morts par maladies ordinaires 2463
Morts de la peste J^L
Total 8915
Ce qui donne :
Morts par suite de faits de guerre 4758
Morts de maladie 4157
Nous avons déjà eu l'occasion de dire combien cette faible mortalité par maladies prouvait en faveur des mesures hygiéniques adoptées par les chefs de l'armée d'Orient et proposées par Desgenettes.
Pendant la guerre d'Italie (1859), sur un effectif de 200 000 hommes environ, il y a eu, depuis le début jusqu'à la lin de la campagne, 125 950 entrées aux hôpitaux, qui ont fourni 4098 décès, sans compter les militaires tués sur les champs de bataille. M. l'inspecteur Cazalas, en déduisant les blessés, vénériens et galeux, arrive au chiffre de 10000O entrées aux hôpitaux pour fièvres et maladies internes (1). M. le docteur Chenu estime que 2040 Français sont morts de maladie en Italie; le tableau suivant, emprunté à la statistique de la guerre d'Italie, donne les pertes des armées en présence :