‹ Traité des maladies et épidémies des armées [electronic resource]Chapitre 34 sur 127 · TROUPES INDIGÈNES · texte numérisé non relu

TROUPES INDIGÈNES

PP.ÉSIDE.NCES

FIÈVRES

DYSENTEP.IE.

HÉPATITE

Entrées pour 100 de l'effectif.

Décès do l'effectif .

Entrées pour 100 de l'effectif.

Décès pour 100 de l'effectif.

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Bengale. . . .

Midras

Dans les îles de l'archipel Indien, à Java, à Sumatra, aux Philippines, à Ceylan, en Cochinchine, les dysenteries sont très-graves et très-communes; la presqu'île de Malacca. jouit d'une immunité relative. En Australie, la dysenterie, assez commune, n'est pas grave; elle, règne là où les fièvres sont rares, à la Nouvelle-Calédonie et à la Nouvelle-Zélande, par exemple. En Chine, en Perse, la dysenterie est endémique; en Syrie et en Arabie elle est aussi pernicieuse qu'aux Indes C-2).

A la Iléunion les fièvres palustres sont rares, mais la dysenterie fournit un grand nombre de décès (Dutroulau); à Mayolle, à Madaar, l'endémie palustre a une gravité exceptionnelle ; cependant les dysenteries sont assez peu fréquentes.

En Egypte la dysenterie c?l très-répandue et très-pernicieuse (Frank, l'tignet); de même en Nubie et en Abyssinic (Primer, Auberl,

il) Morehead, op. cil., p. T;-22.

fit Uirseh, Uandhuch det htstoriscli. ucour. Palbo/ogie. Krtangen, 180-2.

Roche); au Cap elle est moins grave; mais sur la côte occidentale d'Afrique, sur les bords du Niger, à Sierra-Leone, en Guinée, au Sénégal, elle atteint son maximum de fréquence et de gravité.

En Algérie, on a remarqué depuis longtemps que la dysenterie dominait dans la province d'Oran, l'endémie palustre dans la province d'Alger. D'après un calcul qui porte sur un grand nombre de malades et de décès, il y a dans la province d'Alger une dysenterie pour trois lièvres, et les décès par dysenterie sont aux décès par fièvre comme 1.05 à 1; tandis que dans la province d'Oran on trouve une dysenterie pour 1.80 fièvres, les décès par dysenterie étant à ceux par fièvres comme 2.90 à 1 (1).

A Alger, du lor avril 1840 au 31 octobre suivant, mon père a trouvé 43 décès par dysenterie sur 110 décès généraux (2).

A Tlemcen (province d'Oran), de janvier 1842 à octobre 1845, sur 10 605 fiévreux entrés à l'hôpital, il y avait 2090 dysentériques, et sur 879 décès survenus pendant cette période, 508 avaient pour cause la dysenterie.

Sur 12 851 malades observés dans la province d'Oran, M. Catteloup a trouvé 5496 dysentériques (3).

A la Guyane, malgré l'intensité de l'endémie palustre, les dysenteries sont moins graves qu'au Sénégal et se compliquent assez rarement d'abcès du foie (Dutroulau). Au Brésil, au Chili, au Pérou, au Mexique, la dysenterie figure parmi les principales causes de mortalité.

Sur les hauts plateaux du Mexique, la fièvre est rare, ou du moins on n'observe que très-peu de formes graves et continues ; cependant la dysenterie et les abcès du foie sont fort communs (4).

Aux États-Unis la dysenterie n'est ni fréquente ni grave; aux Antilles elle règne en même temps que les fièvres, mais ces maladies n'acquièrent pas leur maximum d'intensité sur les mêmes points : pour la Guadeloupe, les fièvres régnent surtout à la Pointe-à-Pitre, les dysenteries à la Basse-Terre; — pour la Martinique, la dysenterie sévit surtout à Saint-Pierre, et les fièvres à Fort-de-France (Dutroulau).

Dans plusieurs provinces d'Espagne la dysenterie est endémique (Andalousie, Estrafhadure, Castille, Aragon, Calalogne); à Gibraltar et à Malte elle est assez fréquente sur les troupes anglaises. A Rome

(1) L. Laveran, art. ALGÉRIE, in Dict. encijclop. des se. mèd.

(2) L. Laveran, Ducumënls pour servir à l'kisloire des maladies du nord de l'Afrique (Recueil mém. de médecine militaire, t. LU).

(3) Recueil mém. de médecine militaire, 2e série, t. XII.

(4) Poncet, Des maladies qui ont régné sur le corps expéditionnaire du Mexique (Recueil mém. de médecine militaire, mai s 1803)

DYSENTERIE. 10,1 ta dysenterie et les abcès du foie ne régnent pas avec les fièvres ; en Grèce et en Turquie la dysenterie est plus commune.

L'étude de la géographie médicale montre '• 1" 'luc 'a chaleur a une influence évidente sur la fréquence et la gravité de la dysenterie; -2° que les foyers où la dysenterie règne avec le plus de force ne sont pas toujours ceux où s'observent les fièvres les plus graves ; 3° qu'il y a au contraire un rapport constant entre la fréquence de la dysenterie et celle des abcès du foie.

Dans le tableau suivant, dont les chiffres sont empruntés à la statistique de l'armée anglaise, nous avons mis en regard la mortalité par dysenterie et hépatite dans les différentes stations, et la morbidité par fièvres palustres.

HÉPATITE

FIÈVRES

MORTALITÉ

MORTALITÉ

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