‹ Traite ́des maladies goutteusesChapitre 64 sur 116 · LX XI · texte numérisé non relu

LX XI

Quatrièmement. Dans les attaques fortes de la Goutte chronique qui porte sur lestomac et les intestins, la nourriture, qui doit toujours être facile à digérer, doit être convenablement distribuée par rapport à ) marche de ces attaques.

Dans les temps d'intervalle de ces fortes attaques, il faut apporter le plus grand soin pour procurer la liberté des excrétions, et particulièrement de celle de la transpiration.

Dans cette vue les malades doivent se garantir assidûment des impressions fortes du froid et de l'humidité; ils doivent tenir toujours les pieds chaudement, et éviter toute

application propre à repousser la Goutte qui tendroit à s’y porter.

Il estutile, lorsqu'il n'y a point actuellement de forte excitation dans tout le SYStême, de leur faire des frictions sèches le long de l’épine du dos, et sur toute l'habitude du corps, en allant vers les extrémités. Rien ne leur est plus salutaire que l'exercice à cheval ou en voiture, pris journellement à la campagne ou dans un air libre.

Sydenham a fort bien dit (1) que dans la podagre invélérée , lorsque le malade est disposé aux défaillances, tranchées, diarrhées , et autres symptômes semblables , il n'évite que diflicilement de périr dans une attaque de ces maux, s’il néglige de prendre de l'exercice en voiture dans un air libre.

Sydenham assure qu’un grand nombre de goutteux ont péri dessuites de cessymptômes, auxquels les avoit rendus sujets leur incarcération dans la chambre et dans le lit, tandis qu'ils eussent vécu plus long-temps, s'ils avoient voulu supporter l’incommodité de la vectation pendant une grande partie du jour.

(1) Oper. p. m. 325.

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