TRAIT
les forces agissantes, dont le concours doit opérer , dans chacun de ces organes , la fonction qui lui est propre. Ce désaccord est le: premier degré par lequel se marque le com mencement de l'interception dans ces organes , de la communication de leurs nerfs avec les origines du système nerveux.
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Dans l'apoplexie goutteuse tous les remèédes sont fort précaires , s'il faut en croire Cullen. Il a trouvé sans doute que les remedes prescrits par Musgrave dans cette apoplexie , étoïent équivoques et dangereux dans l'application toujours vague qu'on peut
‘en faire.
Mais il est des remèdes énergiques, qui
Sont assez sûrement et assez constamment utiles dans cette maladie, pourvu qu’on les ordonne suivant des méthodes de traitement analytiques bien déterminées.
Ces méthodes doivent embrasser toutes les indications combinées, que présentent la congestion apoplectique du sang et des :
humeurs vers la tête, l'état goutiteux du cerveau, et les autres affections qui peuvent être compliquées avec cette apoplexie.
Le remède le plus prompt et le plus généralement indiqué pour la congestion apoplectique , quand elle se fait par une fluxion vive, ést une évacuation de sang qui doit être considérable , et. cependant réglée sulvant les forces et la constitution du malade.
Je pense qu'il faut presque toujours dans cette apoplexie , commencer par une saignée assez forte du pied ou du bras, et que cette saignée ne peut être remplacée qu'imparfaitement par des applications de sangsues.
Mais lorsqu'on juge qu'il faut répéter l'évacuation du sang, il est très-souvent moins convenable de réitérer la saignée, que d'appliquer des sangsues aux tempes, dont l'effet peut être singulièrement utile pour désemplir les sinus de la dure-mère distendus par le sang qui y est accumulé.
On a très-bien remarqué que les saignées répétées peuvent produire un prompt affaissement des vaisseaux engorgés de la tête qui perpétue l'affection soporeuse , au lieu que ces vaisseaux sont dégorgés insensiblement par l'effet de l'application des sangsues.
M. Ponsart conseille , dans l'apoplexie goutteuse, de faire mettre des sangsues aux
tempes , d'y en appliquer d’autres quelques heures après, s'il est nécessaire, et dès la premitre application, d'en faire mettre aussi au pied qui a été en dernier lieu le plus attaqué de la dôuleur de Goutte, ou dont elle est remontée. On rapporte à M. Ant. Petit la première idée de cette pratique , qui me semble être fort bien vue.
Musgrave observe que dans cette maladie, après la purgation , il peut être indiqué de tirer encore du sang , et quil faut alors délibérer si l’on doit saigner du bras ou de la jugulaire (1). Il dit aussi quil peut y être singulièrement utile d'appliquer des ventouses entre les épaules , et d'y faire de nombreuses scarifications.
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M. Quarin (2) dit avec raison qu'il ne faut pas “trailer foule apoplexie goutteuse , de même que celle qui est purement sanguine , ou de nature inflammatoire.
Musgrave ordonne peu après la première
(1) Cela doit être déterminé d’après l’état de la
fluxion du sang vers la tête.
(2) dnimadv. in div. Morb. p. 12.
saignée , un lavement âcre , et vers le même temps un purgatif fort qui agite le sang, et dont il aide l'opération au besoin par Re répétition de ce lavement âcre.
Mais les purgatifs résineux, comme la scammonée, etc., donnés dans la vue d’exciter le mouvement du sang , sont encore plus particulièrement contre-indiqués dans l'apoplexie goutteuse , lorsqu'elle est de nature sanguine ou inflammatoire.
Les purgatifs fort actifs, ainsi que l’émétique que Coste conseille, ne me paroissent être bien indiqués dans l'apoplexie goutteuse , que lorsque la congestion apoplectique est fort affoiblie, et surtout lorsque l'estomac et les intestins sont aussi en partie affectés de l'état goutteux. Ces évacuans doivent être choisis d'autant plus énergiques , que l'estomac et les intestins sont alors le plus souvent dans un état semiparalytique.
Lorsqu'on juge , dans ce cas , avoir insisté suffisamment sur les purgatifs forts , il faut soutenir leur effet, en passant à l'usage des minoratifs$ ( qu'on peut joindre aux antigoutteux , comme dit Stoll ). Ces minoratifs qui procurent des évacuations modérées ,
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sont souvent utiles alors par cette révulsion continuée. Les lavemens purgatifs sont aussi des révulsifs communément bien indiqués dans cette apoplexie.
En général, dans le cours de toute apoplexie goutteuse , il faut éviter, et la constipation qui l'aggrave, et la diarrhée qui invite la Goutte à se fixer sur les intestins.