CE DE L’ÉCOLE-DE-MÉDECINE M DCCC LX
Droit de traduction réservé.
INTRODUCTION
Le Traité des maladies mentales est une œuvre spécialement destinée aux médecins non aliénistes. Toutefois l’esprit nouveau dans lequel est conçu ce traité, le but que je me suis proposé en l’écrivant, m’engagent à faire ressortir aussi brièvement que possible la solidarité qui existe entre cet ouvrage et mes travaux antérieurs.
En 1851, je publiai mes Études cliniques sur l’aliénation mentale^ et la faveur avec laquelle fut accueilli ce premier essai de ma part sur les maladies du système nerveux ne m’aveugla pas un instant sur son mérite réel.
Je fis la part des bonnes dispositions du public à l’égard de toute œuvre destinée à faire avancer la science de l’étude réciproque du physique et du moral. J’acquis en outre la preuve, en bien étudiant la tendance des esprits et le mouvement des idées, que l’impulsion donnée par les travaux de quelques grands médecins à l’étude de la pathologie et de la physiologie du système nerveux était de nature à imprimer une meilleure direction à l’ohservation des maladies mentales. Je résolus, en conséquence, de poursuivre avec une nouvelle ardeur mes recherches sur les lésions du système nerveux, et je m’efforçai de répondre, dans la limite de mes forces, aux aspiratinns scientifiques de l’époque de progrès où nous vivons.
INTRODUCTION
En ce qui regardait mes études spéciales, je ne me trompai pas en pensant qu’il existait chez la génération actuelle un besoin profondément senti de voir s’établir, avec une classification nouvelle des maladies mentales, une méthode d’observation qui permît de rattacher d’une manière plus intime ces affections au cadre nosologique général. Or, pour atteindre ce but, il me parut qu’une classification essentiellement basée sur l’élément étiologique était le meilleur moyen de sortir de la voie trop exclusive que l’on avait suivie jusqu’alors en catégorisant les aliénés d’après les troubles ou les lésions des facultés intellectuelles ou affectives.
Je pensai qu’il était plus utile de faire ressortir cette vue principale, que parmi les circonstances qui agissent sur l’homme et le modifient, « les unes ne s’opposent ni au maintien de la santé, ni à la perpétuité de l’espèce, tandis qu’il en est d’autres qui entraînent, par leur action plus ou moins prolong-ée, une dégradation telle, que la vie normale n’est plus possible, et qu’après quelques générations écoulées, la reproduction n’a plus lieu. » Je crus qu’il n’était pas moins important « de faire connaître dans leur ensemble les causes diverses des dégénérescences, qui sont pour moi des déviations morbides du type normal de l’humanité; d’indiqüef les caractères de chacune d’elles, d’en tracer une classification, et de montrer comment, à mesure que les générations se succèdent, le mal va croissant dans chacune d’elles (1). »
Telle est l’idée dominante du Traité des dégénérescences, laquelle m’a amené à créer dans l’espèce diverses variétés maladives qui, sous l’influence des mêmes causes dégénératrices , revêtent des caractères pathognomoniques invariables de Tordre intellectuel, physique et moral. C’est là ce que j’appelle les caractères fixes, immuables, essentiels, qui doivent servir de base à une classification des maladies mentales, et qu’il faut, de toute nécessité, distinguer des caractères accessoires.
(1) Andral, Rapport à l’Institut sur le Traité des dégénérescences intellectuelles, physiques et morales dans l’espèce, humaine. Paris, 1857.
INTllODUCTlUN.
Il ne m’appartient pas de dire ici si j’ai complètement réussi dans la théorisation générale des dégénérescences dans l’espèce humaine. L’opinion publique a eu l’occasion de se prononcer sur l’idée qui m’a dirigé dans mes recherches. Il m’importe maintenant, dans l’intérêt de mon œuvre nouvelle, d’indiquer comment le Traité des maladies mentales est l’évolution naturelle de la théorie qui m’a guidé dans l’étude des dégénérescences.
En observant l’enchaînement et la dépendance réciproque des phénomènes pathologiques transmissibles par l’hérédité, je suis arrivé à créer la grande et importante variété des aliénations héréditaires. J’ai prouvé que depuis la plus légère excentricité dans les actes, depuis la plus simple anomalie dans les lois de la sensibilité morale, désignée sous les noms de folie morale, manie raisonnante, jusqu’à ces états appelés plus ou moins improprement imhécillité, idiotie, crétinisme, il existe des degrés divers de la même affection. L’observation des faits d’hérédité morbide m’a amené à conclure qu’à ces degrés divers correspondent des classés distinctes dont les individus sont les représentants naturels de certains phénomènes pathologiques transmis héréditairement, soit d’une façon similaire, soit d’une progressive.
Mais je ne m’en suis pas tenu au fait exclusif de l’hérédité. J’ai démontré que les influences du climat, du sol, de l’hygiène , que certains milieux comme ceux des grands centres industriels, que des habitudes désastreuses comme celle de l’ivrognerie, pouvaient, soit dans leur isolement, soit dans leur alliance avec l’hérédité, constituer des variétés aux caractères parfaitement définis de l’ordre intellectuel et moral aussi bien que de l’ordre physique. Ce sont ces derniers caractères que je désigne sous les noms de signes physiques externes, de stigmates de l’hérédité (d).
« Ce point de vue était évidemment une manière nouvelle d’étudier )) l’hérédité dans les maladies. Personne encore n’avait affirmé que
(i) Tels sont les asymétries de la tête, les difformités des oreilles, les arrêts de développement de la taille, des organes reproducteurs ; les différentes infirmités et difformités congénitales, le strabisme, les pieds bots, le rachitisme, etc.
INTRODUCTION
» certaines maladies, certaines intoxications, certaines habitudes chez » les parents, eussent la puissance de créer chez les enfants un état » véritablement consécutif, un état organique spécial, indéfiniment » transmissible jusqu’à extinction de la race, si rien n’était fait pour )) remonter le cours ascendant des phénomènes régénérateurs... VeT- » sonne n’avait jeté un coup d’œil d’ensemble sur la multitude de » détails que l’analyse et la statistique avaient accumulés ; personne » n’avait cherché à en saisir les rapports ni la conclusion commune. . . » J’ajoute qu’on ne reconnaissait l’hérédité maladive que là où l’on » retrouvait une affection analogue à celle que l’on avait diagnosti- » quée chez les ascendants. »
Cette appréciation de mes propres idées ne m’est pas personnelle. Elle émane d’un médecin qui, par ses connaissances philosophiques, est à même, mieux que personne, de juger si une œuvre nouvelle contient le germe d’un progrès (1).
Le simple exposé de la théorie des dégénérescences suffit déjà pour faire entrevoir l’idée qu’il est permis de se faire de l’aliénation mentale. Il est incontestable : 1“ Que lorsque cette maladie est le résultat de phénomènes pathologiques transmis par hérédité, elle constitue un véritable état dégénératif; 2“ que lorsqu’elle est un fait primitif on a toute raison de craindre que, dans les générations subséquentes, elle ne se caractérise aussi par la dégradation de la race, et finalement par son extinction.
Toutefois il est bon de faire observer que l’évolution et la dépendance réciproque des phénomènes pathologiques ne se comprennent pas sans un point de départ, sans une formation première, un nisus formations., d’après l’expression de quelques physiologistes allemands. Il résulte de cette donnée que, tout en étudiant l’ahénation dans sa transformation capitale, dans sa forme héréditaire, il faut faire la part du développement de la maladie chez ceux qui en sont primitivement atteints. Or, la description de ces phénomènes primi-
(1) Bûchez, Rapport fait à la Société médico-psychologique sur le Traité des dégénérescences intellectuelles, physiques et morales de l’espèce humaine, t. III, p. 454 .
INTaODUCTIOX.
tifs, dans leurs rapports avec les causes génératrices, constitue la pathologie proprement dite des affections mentales.
L’étude de ces causes, leur coordination, la description des phénomènes pathologiques qu’elles déterminent dans les fonctions du système nerveux, nous permettent d’établir plusieurs catégories de malades aliénés, et nous donnent immédiatement l’économie de la classification nouvelle que j’ai adoptée.
Faisons donc pour un moment abstraction de l’hérédité, et plaçons-nous à un point de vue exclusivement étiologique. Oublions même que, dans les cas les plus simples, l’hérédité crée la prédisposition à contracter la folie, et que dans ces conditions la maladie éclate sous l’influence des moindres causes intercurrentes.
1° Folies par intoxication. — L’habitude de faire un abus journalier de l’alcool, et en général des substances ébriantes, amène une folie qui a ses caractères propres, sa marche invariable, sa terminaison constamment fatale, lorsque l’individu n’est pas préservé contre ses propres excès : je veux parler de Y alcoolisme chronique. Il existe donc une forme de maladie mentale dans laquelle sont comprises les folies par intoxication., et dont les tristes représentants se reconnaissent à des signes irréfragables de l’ordre intellectuel, moral et physique.
2® Folies hystérique, hypochondriaque, épileptique. — Certaines névroses fondamentales, telles que l’hystérie, l’hypochondrie, l’épilepsie, si elles ne déterminent pas invariablement la folie, amènent de bien graves perturbations dans les fonctions du système nerveux. Les influences réciproques du physique et du moral produisent dans cette situation les mille variétés de ces névropathies bizarres, protéiformes, qui font le désespoir des médecins. Ce n’est pas encore la folie, je l’accorde volontiers. Mais que l’on ajoute à cet état de souffrance de l’organisme certaines prédispositions propres à l’individu, l’action de causes accessoires puissantes, et l’on arrivera indubitablement aux états que j’ai désignés sous les noms de folies hystérique, hypohcondriaque, épileptique. Dans ces variétés encore les caractères de la maladie sont certains, invariables, et ne sauraient
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être confondus, pour ce qui regarde le diagnostic, le pronostic et le traitement, avec ceux que présentent d’autres formes maladives.
3® Folies sympathiques et idiopathiques. — J’ai prouvé dans la partie étiologique de cet ouvrage qu’il n’était pas une seule maladie de l’organisme qui, sous des influences déterminées,' ne fût capable de provoquer tantôt un délire transitoire, tantôt un délire chronique et permanent, un état d’ aliénation., en un mot ; mais ici encore il règne une grande différence entre les folies sympathiques, où le cerveau est affecté par consensus., comme disaient les anciens, et les folies idiopathiques, où le cerveau est primitivement lésé dans sa substance. C’est dans cette dernière catégorie que se trouve classée la paralysie progressive des aliénés (/b/^e paralytique^ périencéphalite chronique diffuse des modernes).
Enfin, l’état spécial désigné sous le nom de démence sera la forme terminative des diverses affections mentales, et constituera la classe la plus nombreuse des malades renfermés dans nos asiles.
Après cet exposé sommaire des éléments de la classification que j’adopte, est-il besoin d’ajouter que ces diverses formes de folie ont toutes leur caractère propre, leur marche bien tranchée, leur pro-^ nostic invariable ; que le délire des idées et des actes est spécial dans chacune de ces formes, et qu’elles se distinguent toutes par la diversité des indications curatives, ainsi que par la variété des lésions pathologiques ?
Le Traité des maladies mentales est la confirmation du principe que, dans chaque forme d’aliénation, on retrouve, chez les individus atteints du même mal, une manifestation similaire des mêmes phé-^ nomènes pathologiques, et que la nature de la cause indique la nature du traitement. Mon but principal sera atteint j si j’ai mis les médecins non aliénistes à même de pouvoir se guider dans le traitement qui convient le mieux aux malades classés par le genre de leur affection dans telle ou telle variété de folie.
On me demandera peut-être maintenant quelle est la définition que je donne de la folie, et ce que deviennent, dans la classification
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que j’adopte, la manie, la mélancolie, la lypémanie, et les diverses monomanies de meurtre, de suicide, de vol, d’incendie, etc.
, L’exposé des idées que j’ai émises dans cette introduction rendra la réponse bien facile, et le lecteur peut la pressentir.
, Et d’abord, quant à ce qui regarde la définition de la folie, est-il bien utile de chercher à définir un mot qui n’est en réalité qu’une abstraction, ou, si l’on préfère, une désignation par laquelle nous qualifions tout individu atteint d’une maladie nerveuse qui détermine chez lui un délire des idées ou des actes en vertu duquel il est regardé comme irresponsable, par la raison qu’il est aliéné ; non compos mentis?
Tout ce qu’il nous est utile de savoir, c’est que dans telle variété de folie, le caractère de ce délire des idées ou des actes se présente sous un aspect différent, qu’il se transforme sous l’influence dé nouvelles modifications organiques, et qu’il n’est pas invariablement le même chez l’individu pendant le cours de sa maladie. Tantôt ce défire sera général, gai, bruyant, impétueux ; tantôt il sera triste, fixé à une idée spéciale ou maintenu dans un ordre restreint.
Les' actes insensés des aliénés varient pareillement selon la nature du mal; voilà encore ce qu’il nous importe de connaître. Le suicide, le vol, l’homicide, l’incendie, la dépravation des instincts et des sentiments, sont les caractères généraux, essentiels, de cet état désigné sous le nom générique de folie ; mais on les retrouve particulièrement dans telle variété de folie plutôt que dans telle autre.
Gomment encore une fois définir une maladie qui n’est en réalité que Y expression symptomatique des rapports anormaux qui s’éta-blissent eiitre V intelligence et son instrument malade, le corps?
A ce point de vue, on peut m’objecter qu’il n’est pas une maladie,, pas même un état de souffrance transitoire ou de passion, qui n’établisse des rapports anormaux entre l’intelligence et son instrument. Cela est vrai ; mais il importe de bien préciser la différence qu’il y a entre les rapports anormaux créés par la folie et les rapports anormaux produits par l’état de souffrance ou de passion.
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INTUODUCrtON.
Les rapports anormaux produits par la folie se traduisent par des symptômes significatifs, et qui sont l’expression irréfragable de l’état pathologique du système nerveux. Parmi ces symptômes, les plus importants sont l’exaltation et la dépression {manie^ mélancolie)^ l’hyperesthésie et l’anesthésie; les modifications spéciales du système nerveux qui produisent les phénomènes si étranges connus sous les noms d’hallucinations, d’illusions ; ce sont encore les perversions si extraordinaires des sentiments qui poussent l’aliéné à des actes funestes, dangereux, immoraux.
On le voit donc, je ne rejette ni la manie, ni la mélancolie, ni les diverses perversions des sentiments; mais je n’en fais pas les éléments de ma classification.
La raison en est bien simple et se déduit de tout ce que j’ai exposé. L’excitation et la dépression, dans leur acception la plus large, ne sont que des symptômes, transitoires dans quelques cas, plus permanents dans d’autres, et alternant entre eux. Un malade peut être exalté jusqu’à la fureur et la convulsion, déprimé jusqu’à tomber dans l’extase, la stupeur, la catalepsie, sans qu’il soit permis de voir là autre chose que l’expression du mode particulier dont le système nerveux manifeste ses souffrances sous des influences pathologiques déterminées; mais, encore une fois, ces divers états symptomatiques, en raison même de leur mobihté, ne sauraient être le point de départ d’une classification immuable.
Ce que je dis de la manie et de la mélancolie {exaltation, dépression) peut également s’appliquer aux idées fixes, aux instincts pervertis, aux actes dangereux, qui ne sont, eux aussi, que des symptômes propres à telle variété de folie plutôt qu’à telle autre. Ils se produisent chez un individu sous telle influence maladive de l’ordre physique, intellectuel ou moral, et disparaissent avec leur cause génératrice. Ces phénomènes ne sont pas des entités morbides distinctes, sui generis; on ne doit, je le répète, les considérer que comme des symptômes d’une maladie principale , d’une affection spéciale du système nerveux, qu’il s’agit de combattre et de guérir.
INTRODUCTION
S’il n’en était ainsi, où trouverait-on les éléments de la thérapeutique mentale? Si l’impossibilité où est l’aliéné, en vertu de son affection, de vouloir^ de se souvenir, de coordonner ses idées, de diriger ses sentiments vers un but louable ; si cette impossibilité, dis-je, produisait autant de maladies spéciales, où serait, je le demande, le remède à la situation ?
Je me suis suffisamment étendu sur les motifs qui m’ont porté à ne pas suivre en tous ses points la classification généralement adoptée. Je n’insisterai pas davantage. Je me contenterai d'e dire que, bien loin de chercher ces motifs dans la vaine satisfaction d’innover et de penser autrement que ceux qui m’ont précédé, je les ai au contraire puisés dans le mobile le plus pur qui doit animer les hommes de science, dans l’amour du progrès et de la vérité.
Je m’estimerai heureux si le Traité des maladies mentales atteint le but que je me propose, c’est-à-dire de rendre les médecins non aliénistes plus familiers avec les maladies mentales qu’ils sont appelés les premiers à soigner dans le sein des familles. Je me. suis efforcé de faire ressortir l’analogie qui existe entre les causes de ces maladies et celles des autres affections du cadre nosologique. Ce simple point de vue indique suffisamment qu’aux médecins seuls appartient le soin de traiter ces sortes de maladies.
Enfin je puis dire, sans être taxé de vanité, que l’étude approfondie des œuvres des maîtres a développé chez moi l’irrésistible besoin de me faire l’interprète de la meilleure méthode à suivre dans l’étude des maladies mentales. On peut voir ce que j’en dis dans le premier livre de cet ouvrage ; l’hommage que j’y rends à Esquirol et aux autres grands médecins aliénistes n’est, au reste, que la juste et légitime expression d’un sentiment général. Qu’il me suffise, en terminant, de m’appuyer sur l’autorité de Pinel ; je citerai ses propres paroles, c’est la seule réponse que je puisse faire à ceux qui me reprocheront d’avoir abandonné la classification ancienne :
« Ce serait faire, dit Pinel, un mauvais choix que de prendre » l’aliénation mentale pour objet particulier de ses recherches, en » se livrant à des discussions vagues sur le siège de l’entendement
INTKüDüCTtOL\.
)) et la nature de ses lésions diverses, car rien n’est plus obscur et » plus impénétrable ; mais si l’on se renferme dans de sages limites, } qu’on s’en tienne kV étude de ses caractères distinctifs manifestés r par des signes extérieur s, -eX qu’on n’adopte pour principes de )) traitement que les résultats d’une expérience éclairée , on entre » alors dans la marche que l’on suit en général dans toutes les » parties de l’histoire naturelle, en procédant avec réserve dans » les cas douteux, on n’a plus à craindre de s’égarer (1). »
(1) Pinel, Introduction au IVaité médico-philosophique sur l’aliénation mentale.