‹ Traité des maladies mentalesChapitre 103 sur 306 · DÉLIRES ET FOLIES PAR INTOXICATION. — CATÉQORIES. 26S · texte numérisé non relu

DÉLIRES ET FOLIES PAR INTOXICATION. — CATÉQORIES. 26S

niers temps pour spécifier l’enipoisoiiiiement par l’alcool, indique bien comment 1r question doit être posée. Et puisque, d’un autre côté, nous nous servons du terme de variétés maladives, il faut supposer que les individus qui rentrent dans ces variétés parcourent fine existence qui permet d’étudier le mal qui les dévore nomseulement dans leur propre personne, mais dans celle dé leur descendance.

Nous diviserons en trois classes les variétés maladives qui doivent le genre de leur folie à la cause générique désignée sous le nom d’intoxb cation:

, Première eiasse.. — ■ Substances narcotiques employées pour se procurer des sensations factices. Influences funestes de certaines industries. — hor&qae des substances ébrian tes, telles que l’alcool, l’opium et d’autres narcotiques çopsacrés par l’usage chez certains peuples dans le but de se procurer des sensations factices, sont absorbées périodiquement, il en résulte des .manifestations délirantes spéciales, et ces lésions particulières du système nerveux présentent, ultérieurement, le même caractère chez tous les individus exposés à la même cause. En outre, les enfants qui naissent dàns certaines conditions d’alcoolisme chronique des parents offrent à l’observation des caractères de dégénérescence. P’autres substances, telles que le plomb, le mercure, le phosphore, etc,, peuvent pareillement être étudiées au même point de vue, sauf les restrictions à établir pour ce qui regarde les transmissions héréditaires. L’exposition permanente aux influences de ces diverses substances agit d’une nianière fatale sur le système ner^T veux, altère la constitution) fait éclater des délires spéciaux, et amène des terminaisons fatales, telles que les convulsions et la paralysie,

. Betixièmè classe. — nourriture insuffisante ou altérée, — Lorsque les conditions , générales de l’alimentation sont changées, lorsque les Substances qui en font la base sont viciées, on observe des aberrations qui se traduisent, dans le premier cas, sous la fornie de débL lités progressives de l’intelligence et d’abâtardissenient dé la race, et dans le deuxième, sous la forme de maladies nerveuses spéciales, manifesr,, tâtions délirantes, hallucinations identiques, tendances au suicide simfo laires. Ces, différents états nerveux épidémiques, qui ont régné autrefois SQus le nom d’ergotisme, mal des ardents, ne reconnaissaient pas d’autr^ causes, et il est probable que la pellagre, qui se signale par la cachexie, fo profonde altération des fonctions digestives ; et nutritives, se rattache à des éléments étiologiques de même nature.' , -

Troisième classe. — Influences paludéennes, — Constitution géolo-? gique du sol. — La cachexie des individus qui vivent dans les milieux marécageux, leur vieillesse précoce, les lésions qui les affectent et les ter-^

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