ATROPHIE DES LOBES CÉRÉBRÀÜX. — INÉGALITÉ DE POIDS
étranges des sentimeiits et des actes, les délires systéinatisés, lès nlâlnfestatidns des tendances instinctives les plus hiBüvaises, aussi bien due la faiblèsse intellectuelle coiigénitâle, né se révélaient pas à 1 autopsie par des lésions cérébrales que l’on rencontre dans d’autres variétés des maladies meritaleSj il fallait tenir un compte sérieux de certains vices de structiiro des organes internes que l’on rencontre dans les folies héréditaires. Cés anomalies et vices de structure intérieure sont d’autant plus apparents, que les individus sont placés plus basdans l’échelle des dégénérèscérices (l). Je vais mécontenter de les énumérer, lii’abstenant pour l’ihstant de toute théorie explicative.
Cerveau. — On observe son poids absolu moins considéfàblô dans quelques circonstances, l’atrOphie du tissu cérébral, l’amincisseinent dé la substance blanche, la dilatation anormale des ventricules latéraux, , l’inégalité tout à fait exceptionnelle entre les hémisphères cérébraux, phéiîomène facile à Vérifier én lèB pesant séparément ; lé défaut de Coordination, de rapport et de sÿniétrie entré le cervelet, lé cërvéaU et ses hémisphères. Ce fait qUé M. lé docteur Follet, de si regrettable méihoire, a constaté Chez les épileptiques, dans ses savantes et Consciencieuses recherches nécroscopiques, se retrouve chez beaucoup d’imbéciles et d’idiots, et mérite d’être pris en sérieuse considération (^). Dans les Classes toüt à fait
(1) Dans une observation nécroscopique des plus intéressantes et concernant une jeune idiote, M. le docteur Schnepf, ancien interne lauréat des hôpitaux^ est entré dans les plus grands détails sur les lésions cérébrales qu’il a trouvées. Je ne citerai que les principales. « L’extréiiiitê postérieure des deux lobes cérébraux ne se prolongeait pas au delà du cervelet ; la masse èncéphalique, placée dans im plateau de la balancé, ne s’élevait qu’à 7 34 grammes; L’auteur constate une atrophie de presque tout le lobe gauche du cerveau, en même temps que d’üne zone du lobe droit; un épanchement considérable dans la cavité arachnoïdienne et les ventricules ; les méninges sont saines, si ce n’est que la pie-mère est parcourue par un système vasculaire très dilaté.... Cette jeune idiote, née d’un père ivrogne et cràpülëüx, préSëhtait clés sigriès extérieurs de dégéhérescëhcê non moins significatifs que les signes intérieurs.... Le crâne était déformé par l’absence des bosses occipitales; céite région était aplatie, et contribuait, avec les saillîès plus considérables des bosses pariétales, à agrandir le diamètre vertical du crâne ejt même temps qu’à diminuer le diamètre antéro-postérieur.... La Sensibilité se mordrait émoussée ; il y avait du strabisme, de la surdi-mutité; delà difficulté dans la marche; etc....» {Observation d’idiotie, par M. Schnepf, Annales médico-psychologiques, t. XVII, p. 617.)
(2) Considérations d’anatomie palhologiqüé sur l’oblitération et l’aberration dès fonctions relatives ^ déduites de cent néctopsies faites à V asile public de Saint-AlhaMse, par M. le docteur Follèt {Annales, t. XXI, p. 477). Dans cë remarquable travail, M. lé docteur Follet attâClië une grande importance à la question de la rupture de l’équllibrë inter-hémisphériqiië, qu’il a surtout constatée chëz les épileptiques, ët cela dans dés proportions énormes. Més propres ihvestigations m’Ofit permis de reconiiàître la justesse dés observations de M. le docteur Follet, et je pense en outré què e’ést iiori-seuleifient éhej
ENTRE LES DEUX HÉMISPHÈRES.— LÉSIONS GÉNÉRALES DE l’oRGANISME. 587 infériëures, côffifôê chez lés crétins jpâf exempië, ori rëfnârqüë plüs qüe de l’insyraétrie. MM. Sthal, Ferrus et d’autres auteurs très èstimables oiit démoiitté i|üe les éxsüdations hÿdrbpiqües dans là voûtë craniënnë se trouvent presque cOhstariiinent üniès àtil anomâlies cérébrales qüe présentent ces dégénérés ; eUes entoiiféiii toüt le s'ensorium et remplissent lés ventrimlès. Stàiil a vu îês plexus clioroïdes occupés par de nombreuses bÿdatidës. Parmi les coiiséqüences de ces épanchements hydropiques, il signale assez souvent un ramoUissement dés parties qui eiï sont baignées (1).
Cavités splàintciiiBiqües. Les transmissiOtls héréditaires së compliquent souvent d’hypertrophie dü cœUr, d’ànomaiiës dans la structure interné dè tel organe ou appareil Organique, j’ai trouvé des anomalies dans la structuré du foie^ dés reins, des itiSÿmétriéS remarquables entre des orgaliés pairs. Jë cite simplement lés faits, je tt’eri tirë pas pour le moment d’autre déductiorî.
i^ystèüié osseux. — Lës difformités de la boîte osSëusê, tellés que ramiilcissement ëxtrême des parOis dans quelques cas, l’épaississement anormal et l’ossification prématurée daiis quelques autres, ont porté mon attëiition sur lë Système OssèUi daïiS lës variétés dégénérées. J’ài pü Constater maintes fois les conditions générales dë rachitisme, l’étroitesSê des parois thoraciques, l’ossification tardive dëS épiph|ses, l’îiiteriorité de la taille, l’absënCe de la seCoiidë deutitioii dans les Classes les plus déshéritées, aiusi qüe M. le docteur Bâillarger l’a Justement fait ressortir.
Orgâiiës géüéràtëiiirs. — Là stérilité, si cOmmuhë chez les ifidividüs héréditairement frappés, quoique doués eh apparence d’orgaiïës bien
éë éfiilëptitiües; thais dans lés variétés dégéfléréës de l’espèce humaine, que l’on observe ces düTérences d’équilibre, quoiqu’elles puissent se rencontrer aussi chez des individus sains d'esprit, sans que l’exercice des facultés soit essentiellement compromis.
« Il y a, dit M. Follet, une immense question dans l’équilibre ou la rupture d’équilibre inter-hémisphérique, c’est là le powt de départ de toute la pathologie mentale. « M. le docteur Follet , poussant dans ses dernières limites cette idée théorique , ajoute : « Après avoir demandé à ces néëropsies ce qu’on peut y trouver de saisissable pour interpréter le dérangement survenu dans la manifestation de l’intellect, nous exposerons que les altérations reconnues sur les membranes ou la substance du cérveau nous appàfaisséht, non comme la causé première du désacéôrd qüi ^’e‘st jjrodüit dans l’instfiimènt, mais comme üh éfïfel de la dégériérèscetice eénsééutivé à ces modifications morbides, qüi, d’une manière lente et graduée, ont troublé l’équilibre des hémisphères dans leur mode d’innervation.;.. Il est temps que ce principe s’établisse, et que l’observateur, parce qu’il a noté ici une membrane phlogosée, là une substance ramollie , ne soit pas réduit à rien supposer au delà, et prenant l’effet pour la cause, à passer soüs siîencé lé trouble nervéux qui dès l’iiivasibri vint à prédominer sur notre premier élément de vitalité. «
(1) Ferrus, Jifém, dit., p. 68,