XII PRÉFACE
de mon travail , que la blennorrhagie n'est, le plus souvent , que le résultat d'une inflammation simple des muqueuses énito-urinaires -, que , dans les cas rares où les écoulements sont suivis d'accidents syphilitiques, il existe des chancres larvés que l'on finit par découvrir après un examen minutieux. Enfin, pour détruire cette malencontreuse habitude de faire couler la blennorrhagie , je n'ai cessé de répéter , que le meilleur moyen de prévenir tout accident, était de la faire disparaître à son début. J'espère ainsi avoir porté un coup à la pratique qui proscrit les injections , sous le vain prétexte qu'elles causent des rétrécissements. Oui , je ne crains pas de le dire bien haut, les rétrécissements ne sont point le résultat des injections employées avec discernement, mais bien la suite presque obligée de blennorrhagi.es qu'on, a laissé couler longtemps.
La seconde partie contient tout ce qui se rapporte aux maladies qui sont le siège de l'implantation du virus vénérien sur les tissus de l'homme. Cette deuxième partie a du être subdivisée en deux sections : la première traitant des effets locaux et circonvoisins du virus syphilitique; la seconde des effets consécutifs à l'absorption du virus syphilitique, ou vérole constitutionnelle. Ici encore j'ai eu à combattre plusieurs erreurs : d'abord , celle qui veut que tout chancre donne lieu à la vérole-, j'ai fait voir que le chancre suivi