FIN DU TOME DEUXIEME
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matière colorante et facilite Tépuisement. C'est surtout pour le bois de campèche qu'il y aurait avantage à laisser exposé au contact de Tair, en tas peu épais et humides.
Pour être profitable et économique, le lessivage doit se faire avec le moins d'eau possible, en utilisant le principe de l'épuisement méthodique, si fréquemment en usage dans les industries où il s'agit d'enlever, par un véhicule, une partie soluble mélangée à une autre insoluble. Certains fabricants op^nt avec de l'eau à 60 ou 100'', dans des appareils ou cuviers ouverts ; d'autres, au contraire, préfèrent agir à une température dépassant 100"*, dans des vases clos.
La figure 25 donne une idée d'un semblable appareil.
Fig.f 26..
C, chaudière en cuivre fixée sur les ceJonnes en fosote D^ et pouvant tourner autour d'un axe imaginaire aa.
é, Trou d'homme fermé hermétiquement par la vis de pression c. e, anneaux pour faciliter Tenlevage de la pièce b.
/, Faux-fond percé de trous en cuivre; sur ce plateau est fixé un tamis circulaire en fils de laiton serrés. K, serpentin percé de trous, en communication avec le générateur à vapeur, par le tuyau /.
Le tuyau y, qui passe sous le faux-fond, communique à trois tuyaux munis de robinets ;w, n et o; le dernier n'est pas visible sur le dessin, il est situé en avant de n et du plan dé la figure ; m sert à l'introduction de l'eau pure, n et o à l'écoulement de la décoction sous l'influence de la pression ; y, robinet de vidange.
Évaporation. — On peut évaporer très-économiquement au moyen de l'appareil suivant. Soit un réservoir ayant la forme d'un demi-cylindre horizontal. Deux surfaces cylindriques et concentriques, ajustées de manière à laisser entre elles un espace annulaire clos , et fixées sur un arbre horizontal, tournent dans le liquide contenu dans le réservoir. Le diamètre du double cylindre rotatif est un peu moindre que celui du récipient ; mais sa surface rase, à une petite distance, celle du récipient.
Le liquide se trouve ainsi étalé constamment en couches minces sur la surface de l'espace annulaire, dans lequel circule de l'eau chaude (eau provenant de la condensation de la vapeur), ou de la vapeur d'eau. Ces appareils ont l'inconvénient d'opérer au contact de l'air, à une température assez élevée, et déplus ils ne permettent pas d'atteindre à un degré aréométrique dépassant 20 à 28*.
On arrive à de beaucoup meilleurs résultats, en évaporant dans le vide ; s'agit-il d'un extrait sec, l'évaporation se divise en deux phases distinctes. Dans la première, on amène l'extrait à cousistance pâteuse ; dans la seconde, on achève la dessiccation : dans la première phase on peut faire usage des appareils à double effet usités pour la concentration des