‹ Traité des matières colorantes (volume 2)Chapitre 34 sur 110 · II · texte numérisé non relu

II

Tés de la garance donnent chacun des résultats spéciaux, et ne peuvent, par conséquent, pas se remplacer sans des modifications dans le mode opératoire. Il convient donc de s'affranchir des variables et de déterminer rigoureusement les meilleures conditions de temps, de température, de chauffage, etc.

L'art du garançage est aujourd'hui à un degré de perfection tel, qu'il est difficile de supposer qu'on arrivera à le dépasser encore. A côté d'un fond d'une blancheur irréprochable, on obtient des nuances roses, rouges, lilas, violettes, puces et noires aussi vives et aussi brillantes que possible. Ce succès est dû aux soins et aux progrès apportés aux différentes parties de cette importante branche de fabrication.

L'introduction du savon de colophane, dansleblanchiment, a rendu beaucoup plus faciles qu'autrefois ledégorgeage et le blanchiment des tonds après la teinture.

Une étude plus approfondie des mordants et des procédés de fixation, la substitution du silicate de soude à la bouse dans un grand nombre de genres , ont permis de fixer plus régulièrement et plus complètement les oxydes métal- ÛqueSr

Dans la teinture elle-même, les progrès dérivent surtout de l'introduction de nouveaux produits de garance, tels que fleurs, alizarine commerciale, garanciné.

Enfin ravivage dispose aussi de moyens plus énergiques et plus rapides. De l'aveu de tous les praticiens, la teinture avec la fleur , la garancine et les produits analogues, exige moins de soins et de régularité dans la conduite de l'opération, que celle avec la poudre de garance. Nous nous occuperons donc avant tout de cette dernière.

Dans un remarquable travail surla garance, M. H. Schlum- ^ berger a examiné une à une les conditions les plus favorables aune bonne opération (1). '

(.1) Buil, Soc. md, de Mulhouse, t. Vra,.p. 327.

Avant toutes choses, le tissu doit être préparé, dégorgé complètement et ses mordants doivent être fixés avec soin.

Ihxrée delà teinture. — Les teintures en garance peuvent se prolonger, avec avantage, jusqu'à 6 heures de durée, abs-» traction faite des dépenses de combustible, de main-d'œuvre: et de temps ; iliais si l'on tient ccnnpte da-ces frais supplémentaires qui compensent, au delà d'une certaine limite, tej gain en matière colorante, on arrive! à fixer 4. heures: pour le temps le plus convenable, en- terminant par 30 minutes d'ébullition, . i ., j

On a encore observé, qu'en restants hèureà à la température de 50*, on extrait plus de matière colorante qu'aveci une teinture de 3 heures poussée jusqu'à l'ébuUition. Ces résultats se sont produits, tant avec la garance d' Alsace, qu'avec celle d*Avignon. Les couleurs teintes au delà, diei 6 heures résistent un peu moins aux avivages que celle* teintes en moins de temps.

Quantité deau. — Les essais de M. Schlumberger, faits sur une petite échdle, le condliisent aux proportions suivantes, comme étant les plus favorables : ,

1 partie de garaface et Sô parties d'eau.

En prenant moins d'eau, par exemple 20 parties, les coUr. leurs perdent de leur solidité. ■ i

Nous verrons cependant, qu'en grand, ces rapports ne sont pas observés et que Ton se sert généralement de bains plus concentrés, dans le but de diminuer les frais de chauffage et le nombre de cuves.

Qualité de Feau. — L'effet des sels calcaires renfermésdans les eaux naturelles se fait diversement sentir, suivant l'espèce de garance. Ainsi avec la garance d'Alsace qui est acide et qui exige même, pour donner des teintes solides^, l'addition d'une certaine quantité de craie, une eau calcaire ne donnera pas lieu à une perte très-sensible ; il n'en est pas de même avec la garance d'Avignon; elle contient du

calcaire, et si Teau vient en ajouter, ce ne sera pas sans des pertes assez fortes.

Dans des localités où Feau est chargée de sels de chaux, carbonate ou sulfate, il conviendra donc de la corriger par des moyens rationnels, ou de la remplacer par l'eau de condensation des chaudières à vapeur.

Température. — Les expériences de M. Schlumberger prouvent quil y a avantage, au point de vue du rendement, à entrer les pièces dans le bain de teinture porté d'avance à 60** ; mais la pratique ne peut en profiter, vu la facilité avec laquelle on pourrait avoir de grandes inégalités de nuances, si Ton entrait les pièces à une température où la teinture fait le plus de progrès ; du reste, les couleurs obtenues par les teintures commencées à des températures élevées résistent moins bien aux opérations d'avivage que celles commencées à des températures plus basses, telles que 20", 30% 40^ ; ce qui diminue le gain apparent.

Quelle est la température à laquelle il faut atteindre pour utiliser toute la matière colorante ?

Quelques auteurs ont prétendu qu'il convient de pousser jusqu'à l'ébuUition; mais, d'après M. Schlumberger, on arrive à S0% pour la garance d'Avignon, et à 80**, pour celle d'Alsace, à épuiser le bain aussi complètement qu'à 9S** , pourvu que l'on prolonge assez la teinture (8 heures).

L'ébullition , du reste, est très-favorable pour la fixation de la matière colorante; mais la vivacité des couleurs en souffre, ce qui fait que souvent on rejette ce degré de température. Ce qu'il faut surtout éviter avec soin, lorsqu'on emploie la garance, c'est de laisser refroidir le bain pendant la marche de la teinture pour recontinuer l'élévation progressive de la température, car on éprouverait de grandes pertes de matières colorantes.

Ainsi une teinture arrivée à 55** , refroidie jusqu'à 30*, réchauffée de nouveau jusqu'à 70% refroidie jusqu'à 40* et poussée enfin jusqu'à l'ébullition, éprouve une perte de 42

GâRâNGB. 245

pour 100. Il est donc essentiel de bien observer la marche des teintures. Il est difficile de donner une explication complète de ce fait singulier; mais comme il ne se produit pas avec les fleurs et garancine, il est évident que les parties solubles de la garance interviennent d'une manière active. Les macérations préalables de la garance avec l'eau sont défavorables •et donnent lieu à des pertes très-notables de matière colorante. Non pas que celle-ci soit détruite, car nous avons vu •qu'elle supportait même une fermentation et une putréfaction assez avancées; mais la matière colorante se trouve ainsi masquée.

En délayant de la garance d'Avignon en poudre dans de l'eau à zéro et en fQtrant, on obtient une liqueur colorée -en brun foncé qui, chauffée à la manière ordinaire, teint assez bien un échantillon de toile mordancée. Avec de l'eau à 30*^, au contraire, on obtient une liqueur claire qui ne rend presque rien à la teinture. Dans les mêmes circonstances, la garance d'Alsace donne une solution d'une richesse égale, qu'elle soit faite à zéro ou à 30^.

Voici du reste les résultats obtenus dans les expériences.

46 grammes de garance macérée pendant 15 minutes avec 32 fois son poids d*eau distillée, puis filtrée, ont donné :

Garance d'ÀTignon. Garance d'Alsace.

A 0^. Eau teignant comme. . . 6 grammes de 9 grammes de

garance. garance.

Résidu teignant comme 30 grammes.

Perte 10 —

A SO*'. Eau teignant comme.. .1 — 5 gramme^s.

Résidu teignant comme 28 —

Perte i7 —

Ces nombres sont remarquables et peuvent être interprétés de la manière suivante. Les glucosides colorants de la garance d'Avignon, qui est neutre ou alcaline, peuvent se maintenir intacts à 0% au moins pendant quelque temps,

s 46 TRAITÉ DES MATIÈRES COLORANTES.

tandis qu'à 30% ils se dédoublent rapidement en matière colorante insoluble.

Avec la garance d'Alsace, qui est acide, cette décomposition n'est pas aussi rapide et par conséquent les phénomènes ^ont moins tranchés.

Quantités de matière colorante à employer en teinture. • — Il est difficile de fixer d'une manière constante et exacte les proportions de garance nécessaires à teindre une pièce pour des dessins légers, moyennement chargés et très -chargés.

Suivant que l'impression a pénétré plus ou moins profondément, suivant que l'oxydation et la fixation sont plus ou moins bien faites, que le blanchiment primitif est plus ou 'moins parfait ou que le mordant est plus ou moins fort, le même dessin peut exiger des quantités très-variables de matières tinctoriales.

En règle générale, les mordants doivent être saturés, et par conséquent leur force se gradue d'après la nuance désirée. Si l'on faisait usage de mordants trop forts, en évitant la saturation totale, on risquerait des inégalités. Les échantillons de saturation que l'on attache à l'une des pièces de la teinture sont le meilleur guide. Selon le degré de saturation du I mordant, on verra toujours, de la manière la plus certaine, s'il y a trop ou trop peu de garance. î

Ces échantillons sont imprimés en bandes avec les mordants qui ont servi à la préparation des pièces. I

M. H. Schlumberger observe que l'on peut, jusqu'à un certain point, sursaturer les mordants par un excès de ga- , i rance, sans nuire à la vivacité des nuances, pourvu qu'on emploie toujours une proportion d'eau en rapport avec la î quantité de poudre ; autrement, passé certaines limites, on arriverait, après ravivage, à des nuances raclées et ternes.

Le contact de l'air ne nuit pas aux teintures. ,

La nature chimique des vases exerce une grande influence ' sur les résultats, lorsqu'on chauffe à feu nu ou au bain-marie.

Cette influence est annulée si Ton fait usage de Tapeur.

Ainsi avec des vases métalliques, à feu nu ou au bainmarie, on observe constainment des pertes de 40 pour WM) environ. Gette diminution dans lepouvoir tinctorial disparaît dès que Ton chauffera la vapeur. Elle ne se présente pa£ non plus avec la fleur, la garancine, les extraits, et dériMB, p^r conséquent, de Tinfluence des parties solubles de la garance.

En général, les additions aux bains de teinture, que Ton ,a tentées dans le but d'augmenter le pouvoir «dorant de la "garance, et d'attirer une plus forte proportion de ses principes actifs, n'ont pas donné des résultats favorables.

On trouvera dans le mémoire de M. H. Schlumberger, reproduit par M. Persoz, dans son Trcdté de Vimpression^ une longue liste dressée avec patience par un chimiste allemand, pour évaluer l'effet d'un grand nombre de produits chimiques (i). Nous nous abstenons d'entrer dans les détails de ces expériences, vu qu'elles n'ont aucun intérêt pratique, encore moins scientifique.

Cependant, nous signalerons l'effet favorable provoqué -par l'addition d'une certaine dose d'oxalate d'ammoniaque, effet observé par M. E. Schwartz. On peut admettre qu'il se forme une double décomposition entre l'oxalate d'ammoniaque et les sels calcaires de la garance (carbonate, pectate). La matière colorante, combinée à ces sels et retenue par eux, •se trouve ainsi dégagée.

Quant aux additions d'alcalis, de craie, elles peuvent occasionner des pertes, ou devenir utiles, suivant la proportion ajoutée et suivant la nature de la garance.

Ainsi, nous avons déjà vu que la garance d'Alsace, qui est acide et dépourvue de calcaire, supporte l'introduction des alcalis et surtout de la craie dans le bain de teinture et l'exige même pour donner des couleurs solides.

(1) Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse^ t. Vm, p. 293-360* — PenoZf, Traité de l'impression des tissus, t. H, p. 503 et suivantes.

C'est ici le moment de discuter le rôle de la craie dans la teinture. Les expériences comparatives de H. Schlumberger, faites avec la garance d'Alsace, avec ou sans addition de craie, et avec la garance d'Avignon, qui renferme naturellement du carbonate de chaux, sont très-concluantes et ne laissent aucun doute sur l'utilité de ce corps.

Là garance d'Avignon donne des nuances solides et supportant les opérations de l'avivage.

La garance d'Alsace conduit à des résultats identiques, à la condition de teindre en ï)résence du carbonate de chaux, sinon les couleurs sont peu solides et ne résistent pas à ravivage. Du reste Haussmann avait établi ce fait, bien avant les travaux de l'habile chimiste de Mulhouse.

Malgré la controverse faite par Robiquet (1), qui veut nier l'efficacité de la craie, il ne nous reste qu'à chercher à expliquer son effet utile si bien constaté. Deux cas peuvent se présenter : la craie intervient par elle-même pour solidifier les nuances; ou bien la craie ne sert qu'à saturer l'acide de la garance. Il suffirait donc d'en ajouter une proportion exactement nécessaire pour neutraliser cet acide.

L'expérience ne s'accorde pas avec cette dernière hypothèse. Pour avoir des teintes solides avec la garance^ il faut un excès de calcaire. Se fondant sur d'anciennes expériences de M. D. Kœchlin, suivant lesquelles des teintures, faites avec un mordant binaire et une matière colorante, sont plus solides et plus résistantes qu'avec un mordant unique, H. Schlumberger admet que la chaux se fixe sur les parties mordancées et donne ainsi naissance à une laque binaire, douée d'une plus grande solidité que la laque d'alumine simple.

Si, sur une impression de bioxyde d'étain, on rentre une seconde impression d'un mordant alumineux, et par-dessus le tout une troisième impression acide, pour enlever, dans

(1) Bull, de la Soc. indttst. de Mulhouse, t. X, 47 ; VIH, 401 .

quelques parties, les mordants fixés sur la toile, on observe, après dégorgeage, nettoyage, teinture en garance et avivage, que le rongeant acide a très-bien enlevé le ipordant d'alumine, assez facilement celui d'étain, partout où les deux oxydes se trouvaient isolés ; tandis qu'aucune action semblable n'avait lieu dans les parties où ils se superposent. Au • sortir du bain de teinture, la nuance sur le mordant double est aussi intense que celle qui n'a pas subi l'action de l'acide.

On remarque, en outre, après les opérations d'avivage, que toutes les parties sur le mordant alumino-stannique sont beaucoup plus foncées et plus solides que les couleurs obtenues par l'intermédiaire de chacun des mordants isolément ; à tel point, qu'en poussant les avivages jusqu'à destruction partielle de ces dernières couleurs, celles du mordant composé résistaient encore à cette action énergique.

Les expériences suivantes viennent encore à l'appui de l'opinion de M. Schlumberger.

Une toile blanche fut plaquée en acétate d'alumine. Le mordant fut fixé, bousé et teint en garance d'Avignon, puis avivé. On incinéra des échantillons de 50 centimètres carrés et on dosa la chaux et l'alumine.

Chaux. Alumine.

1» Toile de coton blanche 0»',01 0

2<> Toile de coton blanche passée en eau de

craie dans les mêmes conditions que

pendant la teinture, puis lavée avec de

Teau très-faiblement acidulée avec l'acide acétique O^^Ol 0

3® Toile mopdancée et dégorgée. :.., 08',005 1 «%2o

4» îdem, teinte en garance d'Alsace 0«%06 i 8'/27

5«Idew, teinte en garance d'Alsace, puis

avivée O^^OS 0«%42

60 Idem, teinte en garance d'Avignon 08^,23 1«%28

7« Idem , teinte en garance d'Avignon et

avivée , 08%47 0«%2t

8* Idem, teinte en garance d'Alsace, avec un

sixièmç de craie* 08^,23 18%29

« Chaux, ■ Alumine.

9^ Toile mordancée, teinte çn garance d'Alsace, avec un sixième de craie et avivée . 0«%20 0«%25

i0° Idem^ non téinle, passée en eau de craie, puis lavée à Teau acidulée avec Tacide acétique 0>',005

On voit que la toile blanclie non mordancée et la toile mordancée ne fixent pas de chaux par un passage en eau de craie, ou au moins n'en conservent point après lavage en eau acidulée avec du viuaigre. Il s'en fixe, au contraire, en teinture, et après l'avivage le rapport entre l'aluminç et la chaux est de 2 atomes d'alumine pour 3 atonies de chaux.

Il se formerait d'après cela un composé de formule

(Ca/)r-

Pendant la teinture, il se dissoudrait del'alizarate de chaux qui viendrait se fixer et se combiner aux parties mordancées du tissu. L'avivage enlève de la chaux et surtout de l'alumine et il semble rester un composé défini d'alizarine, de chaux et d'alumine.

L'analyse des teintures à base d'oxyde de fer prouva, de même, l'existence d'une combinaison de la chaux avec le mordant et la matière colorante,- pendant la teinture en garance calcaire.

La plupart des observations relatées plus haut s'appliquent uniquement à la garance et dérivent de l'influence des parties solubtes. Avec la fleur et la garancine, des irrégularités dans le mode de chauffage, la nature des vases, et une foule d'autres circonstances, sont sans action sur la marche de l'opération.

GénéralemerU, la fleur peut remplacer la garance pour tous les genres destinés à l'avivage. Cependant, pour certains d'entre eux, on préfère la garance ; ainsi pour les triples roses. Lafleur sert à la teinture des violets et des noirs. Pour

les rouges et noirs, on emploie un*mélange de fleur et de garance. La fleur mélangée de garance donna un noir plus intense que si elle est seule.

Dans les fabriques, le garançage se fait dans des caisses de "bois, chauffées à la vapeur et surmontées d'un tourniquet animé d'un mouvement de circulation continue, et sur lequel la pièce passe au large, afin de renouveler les points de contact entre le bain et la toile. Le liquide est chauffépar de la

vapeur. Cetfe cuve, dont le dessin ci-contre donne une idée, sert également pour le bousage, le passage en soneten savon. Détails pratiques de l'opération (1). — Les détails pratiques du garançage peuvent varier dans certaines limites d'une fabrique à l'autre ; aussi les nombres que nous donnons ici n'ont pas une valeur absolue, mais ils peuvent servir de tjTpe relatif. Nous avons sous les yeux des échantillons fort bien réussis, obtenus par leur stricte observance.

(1) D'après les renseignements foarais par MM. Imbach et Keller.

i52 TRAITÉ DES MATIÈRES COLORANTES.

A. Genres garances ordinaires.

Le tissu bousé est lavé au clapot pendant une demi-heure.

1" Fond blanc avec dessins rouges et noirs. ' Sur 900 mètres de tissus (9 pièces de 100 mètres se teignant h. la fois dans une cuve).

10 kilogrammes de fleur de garance.

10 kilogrammes garance.

Faire monter la température régulièrement de 15 à 65'* Réaumur, durant 2 heures et maintenir une demi-heure au point extrême. Pour un dessin plus chargé, on prendra 25 kilogrammes de fleur et 25 kilogrammes de garance, pour la même quantité d'eau.

2** Fond blanc, impression puce très-peu chargée.

900 mètres de tissu.

7*1^,200 fleur de garance.

7k«,200 garance.

1200 litres eau.

Teindre en 2 heures en montant de 30 à 65** Réaumur. S*" Puce et rouge, fond blanc peu chargé.

900 mètres de tissu.

20 kilogrammes fleur.

20 kilogrammes garance.

1 200 litres eau.

Teindre en 2 heures en montant de 30 à 65* Réaumur. 4** Fond blanc, rose peu chargé.

900 mètres de tissu.

35 kilogrammes garance.

1200 litres eau.

Teindre en 3 heures en montant de 30 à 60' Réaumur. 5'' Fond blanc, avec rose assez chargé.

900 mètres de tissu.

25 kilogrammes garance.

1 200 litres eau.

Teindre en 3 heures, de 30 à 60** Réaumur. 6' Rose, fond rose.

900 mètres de tissu.

72 kilogrammes garance, i 200 litres eau.

Teindre en 3 heures, de 30 à fiO"* Réaumur.

T Fond blanc avec violet et noir, dessin peu chargé.

900 mètres de tissu.

15 kilogrammes fleur de garance.

15 kilogranmies garance.

1 200 litres eau.

Teindre en 2 heures et demie, de 30 à 10'' Réaumur. 8" Fond blanc avec violet et noir, dessin moyennement chargé.

900 mètres de tissu.

46k",600fleur.

16"',600 garance.

1200 litres eau. %

Teindre en 2 heures et demie, de 30 à 70*" Réaumur. O** Fond violet avec violet et noir.

900 mètres de tissu.

22 kilogrammes fleur de garance.

22 kilogrammes garaçice.

i 200 litres eau.

Teindre en 2 heures et demie, de 30 à 70° Réaumur. 10'' Violet fond blanc, dessin peu chargé. ,

900 mètres de tissu.

42 kilogrammes fleur de garance.

12 kilogrammes garance.

1 200 litres eau.

Teindre en 2 heures et demie, de 30 à 70' Réaumur. 1 1" Fond violet.

900 mètres de tissu.

40 kilogrammes fleur.

40 kilogrammes garance, i 200 litres eau.

Teindre en 2 heures et demie, de 30 à 70° Réaumivr. 12° Violet, rouge, noir et fond blanc ; dessin peu chargé.

900 mètres de tissu.

J4 kilogrammes fleur de garance.

14 kilogrammes garance.

1 200 litres eau.

Teindre en 2 heures et demie, de 30 à 68° Réaumur. 13° Violet, rouge, noir, fond violet.

900 mètres de tissu.

i8 kilogrammes fleur, i S kilogrammes garance.

1 200 litres eau.

Teindre en 2 heures et demie, à 63° Réaumur. 14° Rouge fond blanc ; dessin peu chargé.

900 mètres de tissu.

21 «'"^eo fleur.

1 200 litres eau.

Teindre en 2 heures et demie, de 30 à 63° Réaumur.

Plus la température du baiji est élevée, plus les rouges prennent une nuance désagréable ; c'est pour cette raison qu'on ne monte jamais plus haut qu'à 63° Réaumur, avec les pièces contenant du rouge.

15° Noir; fond blanc peu chargé.

900 mètres de tissu.

9 kilogrammes fleur de garance.

9 kilogrammes garance* 1 200 litres eau.

Teinture en une heure et demie, de 30 à 70'' Réaumur.

Dans toutes ces opérations, on peut substituer la fleur à la garance, sans inconvénient majeur, en se rappelant que la fleur a un pouvoir tinctorial double de la garance.

Après la teinture on lave une heure au clapot.

B. Genre garancine.

Dans la teinture en garancine on ajoute souvent, par économie, une certaine proportion de bois de lima, de sapanet du sumac.

Les pièces qui renferment beaucoup de puce restent deux heures dans la cuve; celles où le rouge, le violet, le gris, le noir et le cachou dominent y restent deux heures et demie.

On prend

pour 12 pièces, impression chargée,

i 200 litres eau.

12 kilogrammes garancine.

* 6 kilogrammes de lima.

2^",5 quercitron.

On monte de 30 à 65'' Réaumur.

Pour noir avec fond cachou,

12 pièces.

1 200 litres eau.

4"*,5 garaocine.

4k>i,5 lima.

2 Idlogrammes quercitron.

1"^,5 sumac.

Monter de 30 à 82* Réaumur.

Pour fond rouge avec noir et puce,

12 pièces.

9 kilogrammes garancine. .

6 kilogrammes de bois de sapan.

3 kilogrammes sumac.

Monter de 30 à 62*» Réaumur.

Pour fond puce seul,

i 2 pièces.

6 kilogrammes garancine.

20 kilogrammes lima.

4 kilogrammes qùercitron.

4^", 5 écorce.

1 200 litres d'eau.

Monter de 30 à 40° Réaumur.

On lave au clapot, après la teinture, pour enlever les parties de poudre adhérentes.

La teinture en alizarine commerciale se fait dans les mêmes conditions qu*avec la garancine, on ne l'emploie que lorsque les violets dominent.

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