‹ Traité des matières colorantes (volume 3)Chapitre 61 sur 124 · BOIS DE SANTAL · texte numérisé non relu

BOIS DE SANTAL

Ce bois qui nous arrive en bûches équarries ou en morceaux de diverses grosseurs, offre des propriétés assez remarquables.

L q pterocarpus santal irais, qui le fournit, est un très-bel arbre des Indes orientales, de Ceylan, de Golconde, de Timor et de la côte de Coromandel. Le bois est dur, pesant, densité 1,014, très-sec, brun noirâtre à l’extérieur et rouge à l’intérieur. Les fibres sont disposées par couches dirigées alternativement en sens inverse. Il en résulte qu’en y passant le rabot, la surface est alternativement polie et déchirée.

Le vieux bois est le plus convenable pour la teinture. L'intérieur du tronc est plus riche en matière colorante que l’extérieur.

Le santal rouge se trouve dans le commerce en poudre rouge plus légère que l’eau. Odeur faible, agréable, rappelant l’iris, saveur légèrement parfumée. Il contient, outre le pigment, des matières gommeuses astringentes, du chlorure et du sulfate de calcium, du chlorure de potassium, des sels de potasse à acides organiques, du phosphate de magnésie, de l 'alumine, de l’oxyde de fer et de l’acide silicique.

La matière colorante du bois de santal est insoluble dans l’eau froide, très-peu soluble dans l’eau bouillante, soluble dans l’alcool, l’éther, l’acide acétique, les alcalis caustiques, et précipitable de ces dernières solutions par un acide.

L’histoire chimique de ce produit est encore à faire ou à compléter.

Pelletier a le premier isolé la santaline, sous forme de résine rouge, offrant les caractères de solubilité ci-dessus mentionnés.

M. Meier extrait la santaline, en traitant le bois par l’éther.

Page 1