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COULEUR BRUNES ET NOIRES

COULEURS 9RUNE$ ElT NOIRES.

1 ** Sulfures métalliques 4iyei^s. , . , . ,

2** Oxj^des brqns (Peroxyde de . n^ïjnganèse et de plomb). Brun van Dyck ou brun au fer.

3" Terre d'ombre. Terre de Cologne. T^rre de Sienne. Br^un de Prusse.

4* Noir de charbon ou de fumée.

Les sulfures métalliques bruns ou noirs, inaltérables à l'air, et insolubles dans Teau, ont été quelquefois employés comme moyen de coloration des tissus.

Leur fixation s'effectue toujours en les forao^an^ directement sur la fibre.

Trois méthodes générales peuvent conduire à ce but :

!• Le sulfure est soluble dans un réactif alcalin, tels qu'ammoniaque, sulfures alcalins. En imprimant cette solution et en saturant l'àlcàli par immersion dans un acide, le siflfare métallique se sépare et se trouve adhérent à la fibre. '■ ^" ^V '' • '' '•■' '•'

2* On imprègne le tissu d'un sel métallique soluble précipitable par l'hydrogène sulfuré, et on passe en solution de ce gaz, ou. on expose les pièces dans une atmosphère chaînée de gaz sulfhydriquè.

Ce procédé a été appliqué par M. Bosc (i), en 1820, à la coloration par l'acétate de piomb et Tacétate de cuivre.

Dans ces conditions et avec le sel de saturne on obtieiit des nuances riches et nourries variant du vigogne clair au brun foncé: La laine se colore mieux que la soie, et celle-ci mieux que le coton. - > > • . .

3** M. Sacc (2) propose reiti|Hôi dés hypbsulfites. Il se fonde sur la propriété biten connue de certains hypôsulfltes

{{) Bulletins de la Société d'encouragementfiSiO^p^Cu (2) Bulletins de la Société d^ encouragement^ 1858, 415. (Rapport de M. Salvetat.)

de se décomposer par la chaleur en sulfates et sulfures métalliques. En imprimant un sel de plomb, de cuivre, de mercure, de cadmium, de cobalt ou de nickel, mélangé à de rhyposulfite de soude, et en soumettant le tissu au \apo* risage, la réaction indiquée plus haut s'effectue et le sulfure rolorant est fixé.

Les sels de bismuth, d'étain et d'antimoine ne peuvent être employés, car leurs dissolutions décomposent de suite les hyposulfites alcalins, et forment immédiatement des sulfures insolubles, qui ne contractent plus d'adhérence avec l'étoffe. M. Sacc a publié des recettes pour obtenir ainsi le jaune de cadmium, le vert de cuivre , les gris de nickel, de cobalt, de plomb et de mercure.

BRUNS AU MANOANÈSE.

Les oxydes naturels de manganèse , tels que hausmanite (Mn^ 0*) , braunite (Mn* 0*) , pyrolusite ou peroxyde de manganèse (MnO*), et les reproductions artificielles de ces minéraux peuvent servir comme couleurs variant du brun rougeâtre au brun noirâtre.

On obtient du bioxyde de manganèse en poudre très-fine et d'une assez belle nuance noir-brun, en traitant le carbonate de manganèse précipité par du chlorure de chaux. On peut utiliser, pour la préparation du carbonate de manganèse, les résidus de la fabrication du chlore, la présence du fer ne gênant pas.

L'application du bioxyde de manganèse sur tissu date de 181S ; elle a été réalisée pour la première fois par MM. Hartmann de Munster (1). La couleur est connue sous les noms de bistre, solitaire, tête de Maure.

Les principes de sa fixation sont très-simples et reposent sur une série de réactions chimiques bien définies, dans lesquelles le tissu ne joue que le rôle de récipient.

(I) Peraoz, Impression des tissus, t. III, 137.

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