Traité des méthodes techniques de l'anatomie microscopique; histologie, embryologie et zoologie
Les auteurs de ce livre m'ont demandé de les présenter au public • Ils sont trop modestes, car ils sont parfaitement eonnus de tous ceux qui s'occupent de sciences biologiques.
Us diront comment ils ont fait leur ouvrage, comment ils ont été conduits à collaborer. J*ajonterai que celte collaboration a été heureuse et que l'œuvre qui en est sortie rendra de grands services.
La technique histologique, depuis quelques années, a fait de notables progrès et a beaucoup étendu son domaine. Les zoologistes et les embryologistes lui ont emprunté ses méthodes et les ont modifiées quelquefois pour les mettre en rapport avec la nature de leurs recherches. Leur but, en effet, est un peu différent de celui que poursuivent les hïstologistes ; ils sont intéressés moins par la structure des tissus qui composent les animaux complètement formés ou en voie de développement que par la disposition et la signification morphologique de leurs organes. Or, les embryons, et souvent les plus intéressants parmi les animaux sans Tertèbres, sont trop petits, trop délicats, trop mous ou trop
VI PnÉFAGE
friables pour que Ton puisse les anatomiser utilement par la simple dissection. Il a fallu, par des procédés ingénieux et â Taide d'instruments perfectionnés, faire violence à la nature pour lui arracher ses secrets. Les biologistes, à l'exemple de Prométhée, le sublime voleur, doivent pénétrer dans le sanctuaire pour y dérober le feu sacré. Ils peuvent y aller sans crainte : Jupiter n'est plus là pour les clouer sur le rocher, et MM. Bolles Lee et Henneguy leur serviront de guides,
L, Ranvïer, • •
Paris, le 21 noven»bre 1886.