TERMINAISONS NERVEUSES DANS LES TENDONS
635. Corpuscules de Golgi (Ranvier, Traité, p. 929). — On les met facilement en évidence en traitant par le mélange de chlorure d'or et d'acide formique le tendon d'insertion antérieur et supérieur
des muscles jumeaux du Lapin, après qu'on Ta enlevé avec une couche aussi mince que possible des fibres musculaires qui y adhèrent. Lorsque la réduction de Tor est opérée, on racle le tendon avec un scalpel afin de le débarrasser des fibres musculaires qui masquent les organes c musculo-tendineux >.
636. Corpuscules de Golgt (Marchi, Arch. per le science med,y Y, n® 18). — On met des yeux, soigneusement énucléés avec leurs muscles moteurs du bulbe oculaire et leurs tendons dans du bichromate de potasse à 2 p. 100, où ils restent au moins trois jours. On isole alors les muscles et leurs tendons, et les traite par le chlorure d'or etTacide osmique (Golgi), ou parles méthodes suivantes, dues à Manfrëdi :
i. Les muscles et tendons sortis du bichromate sont mis pendant une demi-heure dans une solution d'acide arsénique, ou dans l'acide acétique à 1 p. 100. On les met ensuite dans du chlorure d'or, 1 p. 100, pendant une demi-heure ; on les lave, et on opère la réduction à la lumière du soleil, jusqu'à production d'une coloration violette foncée, dans de l'acide arsénique à 1 p. 100, qu'on renouvelle à mesure qu'il brunit.
2. Méthode de Marcui. — Les muscles et les tendons sortis du bichromate sont traités par l'acide arsénique, 1 p. 100, demi-heure ; et l'acide osmique, 1 p. 100, cinq à six heures.
3. Les muscles et les tendons frais sont traités par le chlorure d'or, 1 p. 100, demi-heure; acide oxalique, 0,5 p. 100; chauffer à 36* au bain-marie, laisser refroidir, et examiner dans la glycérine.
Toutes ces préparations doivent être montées à la glycérine. Ces méthodes ne réussissent que par un temps clair.
637. Corpuscules de Golgi, autres méthodes. — Pour les Amphibies, voirCiACCio, Mem, R. Ace. Sci* Bologna^X, 1890, p. 301 ; Zeit. f. wiss. Mik.^ VII, 4, 1891, p. 507. Pour les Amphibiens les procédés usuels au chlorure d*or ne sont pas satisfaisants, parce qu'ils imprègnent la substance fondamentale du tendon en même temps que les terminaisons nerveuses. Des portions de tendons doivent être mises dans de l'acide chlorhydrique à 0,1 p. 100 ou dans de l'acide acétique à 0,2 p. 100 jusqu'à transparence parfaite. On les porte alors dans un mélange contenant 0,1 p. 100 de chlorure d'or et 0,1 p. 100 de chlorure de potassium. Après cinq minutes on les remet dans l'acide acétique, où on les laisse pendant un jour à l'obscurité et ensuite pendant deux à trois jours au soleil. Lorsqu'elles sont deve-
nues violacées on les met pour un jour dans de l*acide osmîque à 0,1 p. 100 et l'on monte dans de la glycérine acidifiée.
TISSU MUSCULAIRE LISSG
638. Muscle lisse, réaction. — Pour distinguer les muscles lisses des fibres de tissu conjonctif, Retterer {Comptes rend. Soc. BioL<, IV, 1887, p. 645) fixe des portions de tissu dans un mélange de 10 volumes d'alcool à 90 p. 100 et un volume d'acide formique, lave bien, et colore pendant vingt-quatre à trente-six heures dans le carmin à Talun. Muscle lisse, rouge, cellules conjonctives incolores et gonflées.
639. Muscles lisses ; dissociation (Scuwalbe, Arch. f. mik. Anal., 1868, p. 394). — Macération dans Facide chromique de 0,0i p. 100. Ce réactif serait à préférer aux autres macéraleurs, pour cet objet, parce qu'il conserve mieux la structure intime des cellules.
Le mélange de Gage a été donné au n^ 510.
640. Muscle dilatateur de la pupille (Dogiel, Arch. f. mik. Anal., 1870, p. 91). — Ce muscle est difficile à préparer à cause de la pigmentation de l'iris. Dogiel a obtenu les meilleurs résultais en opérant ainsi : un iris est mis pendant douze heures dans de Facide acétique fort, ou mieux {ibid.^ 1886, p. 403) pendant plusieurs jours dans un mélange de deux parties d'alcool au tiers avec une partie d'acide acétique à 0,5 p. 100. On le nettoie avec un pinceau, et on en fend le bord avec la pointe d'un scalpel. 11 devient alors possible de séparer de la surface antérieure le tissu conjonctif et les vaisseaux, et de la surface postérieure le tissu conjonctif, en partie du moins, les vaisseaux et le pigment. On colore la préparation selon les méthodes connues.
Le traitement par l'acide chromique à 0.01 p. 100, le chlorure d'or à 0.1 p. 100, ou le chlorure de palladium, a l'avantage de donner à l'iris une consistance qui rend plus facile sa division.
A consulter aussi, Koganei, ibid,; 1885, page 1 ; Joum. Roy. Mie. Soc, 1886, page 874; Canfield, Arch. f. mik. Anal., 1886, page 121 ; DosTOiEwsKY, ibid.^ page 91 .