‹ Traité des méthodes techniques de l'anatomie microscopique; histologie, embryologie et zoologieChapitre 132 sur 138 · Gomme pour coller les étiquettes sur le porte-olijet · texte numérisé non relu

Gomme pour coller les étiquettes sur le porte-olijet

— On sait qu'il est extrêmement difflcile d'assurer l'adhésion permanente des étiquettes de papier au verre ; les mucilages simples de gomme arabique ne méritent aucune confiance à cet égard, et les diverses modillcalions qui ont été proposées ne paraissent guère plus efficaces. Le Journal of the Chemical Society déclare qu'on arrive au but avec la préparation suivante : — On fait dissoudre 100 grammes de gomme arabique dans 250 ce. d'eau, et l'on ajoute 2 grammes de sulfate d'alumine cristallisé, dissous dans 20 ce. d*eau.

¥oL{Lehrb., p. 148) recommande de préparer le porte-objet en y étalant une couche de gélatine au chlorure d'aluminium dissoute dans l'acide acétique, qu'on laisse sécher avant de poser l'étiquette.

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816. Formol. — Appendice aux numéros 93 et 681. Parker et Floyd {Anal. Anz.<, XI, 5, 1895, p. 156) ont trouvé qu'une « solution de formol à 3 p. 100 > durcira bien un encéphale de Mouton en huit à dix jours. Il s*y produit cependant un gonflement qui peut aller jusqu'à une augmentation de 40 p. 100 du volume primitif. Pour remédier à cet inconvénient, ils combinent le formol à l'alcool, en raison de 6 volumes d' c alcool à 95 p. 100 et 4 volumes de formol à 2 p. 100 ». Comme d'autres auteurs, Parker et Floyd ne disent pas si par « formol à 2 p. 100 > ils entendent 2 volumes de formol avec 98 d'eau, ou bien pliifôt du formol allongé jusqu'à contenir 2 p. 100 d'aldéhyde formique.

816. Brun Bismarck. — Appendice au numéro 178. L'attribution à Paul Mayer de la recommandation d'une solution saturée de brun Bismarck dans l'alcool à 70 p. 100 est erronée, d'après ce que nous écrit ce savant.

817. Glasmatocytes. — Ranvier (C. R. Acad. d. Se, 1890) a décrit sous le nom de clasmatocytes des éléments particuliers, ayant une grande afBnité avec les c Mastzellen », qui se trouvent dans les membranes connectives minces des Vertébrés et qui présentent des prolongements sVfi'ritant pour constituer des îlots de granulations. Il les met en évidence en tendant convenablement la membrane (grand épiploon des Mammifères, mésentère des Batraciens) sur une lame de verre et en laissant tomber à sa surface quelques gouttes d'une solution d'acide osmique à 1 p. 100. Au bout d'une à deux minutes on lave à l'eau distillée et on colore avec le violet de méthyle 5B en solution étendue (1 partie de solution concentrée pour 10 parties d'eau distillée). Lorsque la coloration est sufQsante, on recouvre d'une lamelle. On peut aussi ajouter de la glycérine pour rendre la préparation persistante, mais il se produit alors une diffusion de la matière colorante qui nuit à la netteté des détails. Il vaudrait mieux ajouter du liquide de Brun.

818. Mélange dlssociateur elficaoe (Soulier, Travaux de VlnsL zooL de Montpellier et de la st. marit. de Cette. Nouv. sér. mém., 2, 1891, p. 171 et suiv.). — Soulier, dans ses recherches sur les Annélides tubicoles a fait une étude spéciale des agents dissociateurs. lia essayé la solution à 10 p. 100 de sulfocyanure d*ammonium ou de potassium, déjà employée par Stirling (Joum. Anat. and Physiol., 1883, p. 208) et a reconnu qu'elle altère les éléments au plus haut degré, mais il a obtenu de très bons résultats, en ajoutant à cette solution un fixateur. 11 appelle liquide dissociateur efficace le mélange d'un liquide dissociateur quelconque et d'un liquide

fixateur quelconque en proportions convenables. Les proportions des deux liquides varient suivant la nature des éléments à dissocier et doivent être déierminées par tâtonnement. Soulier a préparé les séries de liquides suivantes ;

Su] focyan ure d'ammonium

ou de potassium à 10, 5,

2.5. 1,25 p. 100 20 ce, 30 ce, 35 ce, 36 ce, 37 ce, 38 ce, 39 ce, 39 ce,5

Liqueur de Hipart et Petit. 20 ce, 10 ce, 5 ce, 4 ce, 3 ce, 2 ce, 1 ce, Occ.,5

Les séries faites avec une solution de sulfocyanure à 2 p. 100 lui ont donné les meilleurs résultats.

SouLiEH a obtenu aussi un dissociateur erflcace en remplaçant le sulfocyanure par le sérum artificiel de Kronecker associé au liquide de Ripart et Petit. La pepsine, Teau de Javelle, le sulfate de soude à la dose de 10 p. 100, une solution de soude caustique à 1,25 p. 100, avec le liquide de Ripart et Petit donnent aussi de bons dissociateurs efficaces.

EnJln, avec le chlorure de sodium, la potasse et le soude, on peut employer, à la place du liquide de Ripart et Petit, un liquide fixateur quelconque,

819. Hématoxyline de Yiallanes, pour le système nerveux central {Ann. des se, nat., XIII, 1892, p. 336). On mordance les pièces petidant douze heure dans une solution de sulfate de cuivre à i p, ion tîans Teau distillée. On lave ensuite pendant cinq à six heures dans l'eau distillée, fréquemment renouvelée. On colore pendant douze heures dans une solution fraîchement préparée de O'^^ào d'hématoxyline dans 23 ce. d'alcool absolu avec 73 ce. d'eau parfaitement distillée. On traite ensuite pendant douze heures par une solution de sulfate de cuivre à 1 p. 100, on lave pendant plusieurs heures et on passe à l'alcool (parfaitement neutre), puis au chloroforme suivi d'inclusion dans la parafOne.

C'est une méthode excellente pour le système nerveux central d'Itiverlélarés. Elle a été expérimentée par de Nabias pour les Mollusques (Rech, hist. et org. sur les centres neigeux des Gastéropodes, Bordeaux, 1894, p. 27), par Binet pour les Insectes {Journ, de VAnat. el de la PhysioLy 1804), et par l'un de nous (Henneguy) pour d'autres objets. Elle donne une coloration cylindraxile. Binet traite par la safranine après la différenciation dans le sulfate de cuivre, et obtient ainsi des différenciations encore plus prononcées.

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