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Mélange de carmin boracique et carmin d'indigo (Merkel

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Unters. a. d. Anat. Aîist. Rostock, 1874; Month. Mie, Journ,, 1877, p. 242 et 317). — On fait une solution de la manière suivante :

Carmin 2 grammes.

Borax 8 —

Eau 128 centimètres cubes.

(On triture ces ingrédients ensemble dans un mortier, on laisse reposer, on décante, on filtre, et Ton conserve le liquide dans un flacon bouché.)

Et une autre solution de la manière suivante :

Carmin d'indigo 8 grammes.

Borax 8 —

Eau 128 centimètres cubes.

(Il faut les mélanger, décanter, filtrer et conserver le liquide, comme pour la première solution.)

Au moment de s'en servir, on mêle les deux solutions à volumes égaux. On laisse les objets, qui doivent être petits, pendant quinze à vingt minutes dans la teinture. (Max Flesch préfère les laisser plusieurs heures. Voyez ZeiL /*. tviss. Mik., 1885, p. 350.) On les décolore en les lavant pendant le même temps dans une solution saturée d'acide oxalique dans Teau. Puis on lave à Teau et Ton monte dans un des milieux conservateurs, usuels.

L'acide oxalique a la fonction de fixer dans les tissus le carmin d'indigo qui, étant très soluble dans l'eau, serait enlevé au lavage sans cette précaution; malheureusement il arrive souvent que cet acide précipite le caripin ou le fait passer au jaune, de sorte que la réussite est assez aléatoire. Les auteurs (Merkel, loc. cit.; NoRRis et Shakespeare, Amer. Journ, Med. Se, Jan. 1877; Merkel, Month. Mie. Joum., 1877, p. 242; Marsh, Section Cutting, p. 85; Bayerl, Arch. /*. mik. Anat., XXIII 1885, p. 36-7) ; Macallum, Trans. Canad. Inst., 11, 1092, p. 222; Journ. Roy. Mie. Soc. 1892, p. 698) sont d'accord pour trouver que les préparations réussies montrent des différencialions d'une grande richesse et très nettes. D'après Bayerl, la coloration est spécifique pour les corpuscules du sang, qui se colorent d'un vert pomme. Bayerl recommande d'éviter l'essence de girofle pour l'éclaircissement des coupes, vu qu'elle oxyde la couleur et l'altère ; il emploie la benzine. Mais de toute façon la couleur n'est jamais parfaitement stable. Ce colorant a été préconisé pour les centres nerveux. C'est une méthode beaucoup plus spéciale que générale.

235. Carmin et bleu d'aniline (Duval, Précis, etc., p. 225). — Après avoir coloré par le carmin, Duval recommande de déshydrater par l'alcool et de colorer pendant quelques minutes dans une teinture composée de 10 gouttes de solution saturée de bleu d'aniline soluble à l'alcool et de 10 grammes d'alcool absolu, puis de pénétrer par l'essence de térébenthine, et de monter au baume de Canada.

Ce procédé peut s'appliquer à toute sorte de préparations, mais il est particulièrement indiqué pour les coupes décentres nerveux.

D'autres auteurs recommandent le bleu de lumière, qui ne colore pas

sensiblement les noyaux (Bedot), et le bleu de Lyon (Maurice et Sciiulgin), ce dernier étant dissous dans Talcool à 10^ acidulé par Tacide acétique. Il faut que les solutions soient très faibles.

Baumgarten {Arch, /*. mik. Anat., XL, 1892, p. 512) colore les coupes (faites sur du matériel coloré au carmin boracique) pendant douze heures dans une solution à 0,2 p. 100 de bleu de Lyon dans lalcool absolu, et lave pour environ la moitié de ce temps avant de monter au baume. Recommandé pour le cartilage et pour les centres nerveux.

236. Autres coxoibinaisons au oarmin. — Picro-carmin et hématoxyline (H. Gibbes, Journ, Boy. Mie, Soc,, III, 1880, p. 390). — Picrocannin avec la roséine et le bleu d'aniline ; ou avec le violet d'aniline et le bleu d'aniline ; ou avec le violet d'aniline et le vert d'iode; ou avec la roséine et le vert d'iode (IL Gibbes, loc. cit., p. 392). — Pioro-carmin et vert d'iode (Stirling, Journ. ofAnat. and PhysioL, 1881, p. 349). — Picro-carmin avec vert d'iode et vert malachite (RiCHARDSON, Journ. Roy. Mie. Soc, 1881, p. 868). — Picro-carmin et vert de méthyle (Max Flesch, ZooL Anzeig., 1882, p. 554). — Picro-carmin et éosine (Lang, Zool. Anzeig.^ II, p. 45 ; Mitth. ZooL Stat. Neapelj II, p. 1 et suiv.).

COMBINAISONS AYANT POUR BASE l'uÉMATOXYLINE

237. Hématoxyline et acide picrique. — Nous avons déjà parlé de cette combinaison (n** 229).

238. Ëoaine hématoxylique. — La coloration successive par Thématoxyliae et Téosine est une pratique très ancienne. Elle donne de bons résultats, mais n'est pas d'un emploi commode, car elle exige des lavages très soignés, Véosine précipitant facilement V hématoxyline^ si Ton ne prend pas des précautions spéciales. Nous donnons d'après Fol (Lehrb., p. 196) la méthode à laquelle s'est arrêté Renaut après une étude minutieuse de ces teintures.

On prend :

Solution concentrée d*éosine à la potasse dans l'eau. 30 cent, cubes. Solution jsaturée d'hématoxyline dans l'alcool (elle

doit avoirété gardée quelque temps et avoir déposé). 40 — Solution saturée d'alun, de potasse dans la glycérine

(densité de la glycérine, environ 1,26) 130 —

On mélange ces solutions et on laisse reposer le mélange cinq à six semaines dans un récipient couvert d'une feuille de papier percée de Irons jusqu'à ce que l'alcool soit évaporé, puis on filtre. Pour la coloration, on se sert soit de la solution telle quelle, soit de solutions diluées. La coloration se fait très lentement, et au début la couleur n'est pas fixée dans les tissus, mais se laisse enlever au lavage. Mais après quelques jours ou quelques semaines elle se localise dans les tissus et s'y fixe. On peut alors monter au baume, en ayant soin d'employer pour la déshydra-

talion des alcools chargés d*une proportion suffisante d*éosine. Il est plus commode et souvent préférable de monter les pièces dans la teinture elle-même allongée de 1 à 2 volumes de glycérine pure. Après quelque temps, ce liquide d^inclusion devient parfaitement incolore par suite de la localisation de toute la matière |colorantc dans les tissus. Ces préparations se sont montrées permanentes jusqu'à présent.

D'autres méthodes pour l'emploi de Téosine hématoxylique ont été indiquées à plusieurs reprises par Renaut, mais nous pensons que, dans la pensée de ce savant, celle-ci doit les remplacer toutes. Voyez, au demeurant, Comptes rendus Acad, Se, LXXXVIII, 1879, p. 1039 ; et Arck. de PhysioL. 1881, p. 640.

Les solutions d'éosine hématoxylique sont remarquables par leur action élective pour les éléments des glandes salivaires et gastriques. Comme exemple de cette action élective, nous mentionnerons le fait que dans les glandes salivaires de Vllelix pomalia elle démontre l'existence de cellules glandulaires de deux sortes, les unes se colorant en rose brillant et les autres (celliiles mucipares) d'un bleu intense. Ces cellules ne présentent pas de difTérence entre elles dans les préparations qui ne sont pas colorées.

EvERARD, Demoor et Massart {Ann. Inst. Pasteur, VII, 1893, p. 16G) préparent un mélange semblable comme suit. On fait (A) une solution de 1 gr. d'éosine, 25 gr. d'alcool, "35 gr. d'eau et 50 gr. de glycérine. Puis on fait dissoudre à l'aide de la chaleur 20 gr. d'alun dans 200 gr. d'eau, on filtre, et après vingt-quatre heures on ajoute une solution de 1 gramme d'hématoxyline dans 10 grammes d'alcool. On filtre de nouveau après huit jours, et pour faire le bain de teinture on combine la solution avec un volume égal du liquide A.

239. Hématoxyline et éosine. — List {Zeit, /*. wiss. Mik., II, p. 148) colore d'abord à l'hématoxyline, puis pendant quelques minutes dans une teinture composée de trois parties d'alcool absolu et une partie de solution aqueuse d'éosine à 0,5 p. 100. Celte méthode donne de belles colorations des noyaux, qui se colorent en violel, le reste de la préparation étant rose.

Voyez aussi Buscii (VerA. d. BerL Phys, Ges,, 18*77; Gierre, Zeit. f. wiss. Mik,, I, p. oOo).

Martinotti {Gazz, d. Clin. Torino, 1883, n« 51; Zeit. f.wiss. Mik., I, p. 582).

Stœhr iVirchow's Archiv., XCVII, p. 211; Zeit. f. xinss. Mik., 1, p. 583) ; et, plus récemment, Hickson {Quart. Joum. Med. Se, 1893, p. 129 (colorer des coupes sur porte-objets pendant une heure dans une forte solution d'éosine dans de l'alcool à «0 p. 100, laver à l'alcool, et colorer pendant vingt minutes dans une faible teinture d'hématoxyline).

Nous faisons observer que la coloration double d'hématoxyline et d'éosine est très à recommander pour des objets embryologiques. L'éosine se porte avec énergie sur le vitellus, qu'il différencie ainsi des feuillets embryonnaires, dans lesquels prédomine le bleu de l'hématoxyline.

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