‹ Traité des méthodes techniques de l'anatomie microscopique; histologie, embryologie et zoologieChapitre 72 sur 138 · Noir Brunswick et gold-size (Eulbnstein, dans Bealk · texte numérisé non relu

Noir Brunswick et gold-size (Eulbnstein, dans Bealk

toc. cit.). — Mélange à parties égales de noir Brunswick et de goldsize, avec une faible quantité de baume de Canada.

417. Gold-Size. — Se trouve dans le commerce et chez les opticiens. Nous recommandons de n'employer que le gold-size des opticiens ; et nous supprimons la formule pour la préparation, très compliquée, de ce mastic, étant convaincu que c'est là une préparation qu'il convient de laisser aux gens du métier. Soluble dans Tessence de térébenthine. Excellent pour faire des cellules à la tournette. Contrairement à Tavis de Behrens {Zett. f. wiss. Mik.,, 1885, p. 55), nous trouvons que le gold-size est un excellent lut, et très durable, pourvu qu'il soit de première qualité,

418 . Glu marine ( <r Marine glue > ). — Se trouve dans le commerce, et (en Angleterre du moins) chez les opticiens. D'après Carpknter, la meilleure sorte est connue sous la marque GK4. On trouvera des formules pour la préparer, dans Cooley's Cyclopœdia.

La glu marine s'emploie pour fabriquer les grandes cellules de verre ; elle est absolument indispensable pour cet objet, les autres ciments, du moins autant que nous les connaissons, ne possédant pas la ténacité nécessaire. Pour s*en servir, on en coupe de petits morceaux avec un scalpel et on les fait fondre sur place sur le porte-objet en chauffant celui-ci au moment d'appliquer la cellule. On enlève le surplus de mastic avec de la potasse caustique.

La glu marine est soluble dans Télher, le naphte, la potasse caustique.

419. Mastic à la gutta-percha (Harting). — Voyez Beale, loc. cit.

4 20. Mastic au caoutchouc. — Voyez Beale, ibid.

421.— Térébenthine de Venise (Parker, Journ. Roy. Mie. Soc.^ 1882, p. 724 ; Csokor. Arch. f. mik. Anat., 1882, p. 353). — On fait dissoudre de la térébenthine de Venise dans Talcool en quantité suffisante pour faire une solution qui se laisse filtrer; on filtre, et on évapore aux trois quarts sur un bain de sable. On doit obtenir une masse qui ne cède pas au doigt; en en laissant tomber une goutte dans Teau froide, elle doit se solidifier en une larme très dure, à fracture vitreuse.

Pour s'en servir, on emploie un fil de cuivre courbé à angle droit,

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de manière à avoir un bras de la longueur du côté des verres à cou vrir(qui doivent être carrés) qu'on emploie. Onchauiïe le fil de cuivre et on le plonge dans la masse de térébenthine ; on le retire, et on applique sur le bord du verre à couvrir la térébenthine fondue qu'il emporte. La térébenthine se durcit immédiatement, et la préparation est définitivement achevée aussitôt qu'on a ainsi luté les quatre côtés du verre à couvrir.

Ce mastic s'applique spécialement à la fermeture des préparations à la glycérine ; il est d'un emploi très commode et très sûr, et possède une grande ténacité.

On peut se servir de la térébenthine ordinaire du commerce ; et il n'est pas nécessaire de la dissoudre dans Talcool,

422. Colophane et cire. (Krônig, Arch. f, mik. Anal., 1886, p. 657; Joum. Roy. Mie, Soc.j 1887, p. 344;. — Colophane, 7 à 9 parties ; cire fondue, 2 parties. On ajoute la colophane par petits morceaux à la cire, on filtre et laisse refroidir. Pour l'emploi, on fait fondre la masse en mettant le récipient qui la contient dans de l'eau chaude. Ce mastic résiste à l'action de l'eau, de la glycérine et de la potasse caustique.

423. Baume et paraffine (Apathy, Zeù, /". iviss, Mik,, VI, 2, 1881), p. 171). — Parties égales de baume du Canada et de paraffine dure (fondant à 60^ C). Chauffer ensemble jusqu'à ce que la masse prenne une teinte dorée et ne dégage plus de vapeurs de térébenthine. Au refroidissement la masse devient dure; pour l'emploi on chaufi'e et on l'applique avec un agitateur de verre ou une spatule de laiton. Pour les préparations à la glycérine, il suffit d'une seule application. Ce mastic ne s'introduit jamais dans le liquide de la préparation et ne se fendille pas en séchant.

Voyez aussi la méthode (plus compliquée) de Julien, dans Joum. Roy. Mie. Soe., 1893, p. 867.

424. Paraffine simple. — On fait des bordures temporaires ou préliminaires avec la paraffine en l'appliquant avec une aiguille courbée, comme nous venons de le dire pour la térébenthine, n^ 421.

425. Baume de Canada. Damar. — On emploie quelquefois ces deux résines pour fermer les préparalions dans les liquides. LÀ meilleure manière de les employer est de faire une cellule avec le baume ou le damar, en se servant de la tournette, de déposer au milieu de cette cellule Tobjet dans une goutte du liquide d^inclusion; et de poser le verre à couvrir qu*on fait

adhérer à la cellule par une légère pression. Après une expérience assez prolongée de cette méthode, nous devons dire que ni le baume ni le damar ne méritent confiance comme luts ; avec le temps ils fmissent toujours par s*imbiber du liquide de la préparation, deviennent poreux et perdent leur ténacité.

426. Vernis à, Fambre. — D*après Behrens {Zeiû. f.toiss, Mik.j 1888, p. S4), ce vernis constituerait un mastic d'une très grande durée, et serait peut-être supérieur à tous les autres sous ce rapport.

Behrens n'indique pas la composition de son vernis, qu'il s'éiail procuré chez E. Pfannenschmidt, à Dantzig. Nous trouvons dans Cooley's Cyclopmdia la formule suivante : On fait fondre 6 parties d'ambre, et on ajoute 8 parties d'huile de lin dégraissée chaude ; on fait bouillir jusqu'à ce que la masse devienne filante ; on laisse un peu refroidir et on ajoute 16 parties, ou une quantité suffisante d'essence de térébenthine. Ce vernis est très dur, et Tun des plus durables des vernis à l'huile.

427. Vernis à Fambre et au copal (Heydenreicq, Zeit, f. wiss, Mik,, 188S, p. 338). — Heydenreich recommande comme étant d'une solidité à toute épreuve un mélange de vernis copal et vernis à l'ambre. Comme la préparation de ce mélange est extrêmement longue et compliquée, nous pensons que peu d'anatomistes voudront ^e donner la peine de l'entreprendre ; d'autant plus, que l'on peut se procurer le mélange préparé d'après la formule de Heydenreich chez Ludwig Marx, à Saint-Pétersbourg, Moskowskaja Sastawa, n® 110; ou à Vienne, Gaden, n° 79 ; ou à Mayence, Roemerthal, n^l. On trouvera des instructions très détaillées pour le préparer soi-même, loc, cit.

428. Gomme-laque (Beale, loc. cit,). — Solution épaisse de gomme- I.'ique dans Falcool. Nous croyons que cette solution ne mérite pas grande confiance comme lut. Le Mie. hict. recommande d'ajouter XX gouttes d'huile de ricin par 30 ce. de la solution. Comme vernis, la gomme-laque sert à protéger les bordures contre l'essence de cèdre employée avec les objectifs à immersion homogène.

Pour une méthode un peu compliquée pour la préparation de gommelaque chimiquement pure (ce qui offre de sérieux avantages), voyez Witt, dans Zeit. f. wiss. MiL, 111, 1886, p. 199.

4SI9. Cire à cacheter. — Solution très épaisse (ayant la consistance d*un mastic) de cire à cacheter dans l'alcool. Nous conseillons de ne pas l'employer comme lut, mais seulement comme vernis, et nous pensons que môme pour cela elle n'est pas recommandable. Avec le temps elle devient cassante et s'écaille.

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